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L’ONU promeut un jubilé d’une valeur d’un trillion de dollars. Et qui va payer ?

Publié par wikistrike.com sur 25 Avril 2020, 08:05am

Catégories : #Economie

L’ONU promeut un jubilé d’une valeur d’un trillion de dollars. Et qui va payer ?

par Liliane Held-Khawam.

La superstructure (FMI ; ONU, CNUCED, etc) du Nouveau Monde globalisé voudrait faire table rase de l’endettement mondial. Cela s’appelle redistribution des richesses. Dans son programme 2030 de l’ONU, il est dit : « Nous sommes résolus à éliminer la pauvreté et la faim partout dans le monde d’ici à 2030 ; à combattre les inégalités qui existent dans les pays et d’un pays à l’autre ; à édifier des sociétés pacifiques et justes, où chacun a sa place ; à protéger les droits de l’homme et à favoriser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles ; à protéger durablement la planète et ses ressources naturelles. Nous sommes résolus également à créer les conditions nécessaires à une croissance économique soutenue qui profitera à tous et s’inscrira dans la durée, au partage de la prospérité et au respect du principe d’un travail décent pour tous, compte tenu des différents niveaux de développement national et des capacités des pays [1]».

[1] Introduction de « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 » qui fit l’unanimité des États présents. Point 3.

Pourtant, nous avons pu constater lors de l’analyse de la fameuse réduction des inégalités dans le livre Coup d’État planétaire que : « La redistribution des richesses requises par les organismes supranationaux semble recréer une nouvelle concentration mais sous de nouveaux cieux, sur des espaces clairement identifiés. Le contrôle en sera facilité d’autant. Ainsi, les États sont dépossédés de leur PIB au profit de régions qui sont autant d’entités privatisables contre remise de leurs dettes pharaoniques. Il est utile de rappeler qu’elles sont d’ores et déjà aux mains des seigneurs de la monnaie-crédit. »

Au même moment, les représentants de la très haute finance au sein des différents pays prônent une mise sous tutelle des banques centrales par les États respectifs. La Réserve fédérale américaine a été reprise en mains par le Trésor US.

« …la Fed et le Trésor ont fusionné. Powell a déclaré que c’était le cas aujourd’hui (d’après ses questions et réponses) :

Ces programmes que nous utilisons, en vertu des lois, nous le faisons, comme je l’ai mentionné dans mes remarques, avec le consentement du Secrétaire au Trésor et le soutien financier du Congrès par le biais du Trésor. Et nous le faisons pour fournir du crédit aux ménages, aux entreprises, aux gouvernements étatiques et locaux. Comme nous sommes dirigés par le Congrès. Nous utilisons ce filet de sécurité budgétaire pour absorber les pertes que nous avons.

Notre capacité est limitée par la loi. Nous devons trouver des circonstances inhabituelles et urgentes et le secrétaire au Trésor doit être d’accord, et nous utilisons ce filet de sécurité budgétaire. Il n’y a vraiment aucune limite à ce que nous pouvons faire d’autre que de satisfaire aux critères de la loi modifiée par Dodd-Frank.

La Fed a besoin de l’autorisation du secrétaire au Trésor pour ce faire.

En France, c’est Matthieu Pigasse qui lance dans les Échos : « Les banques centrales doivent être au service des Etats » ! Cette assertion ne vient pas de n’importe qui. Il s’agit tout de même d’un homme qui est, « à l’échelle mondiale, est responsable des fusions-acquisitions et du conseil aux gouvernements et à l’échelle française, directeur général délégué de la banque Lazard, qu’il a annoncé quitter fin 2019, ainsi que propriétaire et président des Nouvelles Éditions indépendantes (qui contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova), et actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post. » Source Wikipédia

Pourquoi donc faut-il que les États reprennent la responsabilité de leur banque centrale, alors qu’il y a peu on nous assénait exactement le contraire de la chose ?

C’est si vrai que lorsque la question de la constitution d’un fonds souverain suisse fut posée, au vu du bilan de la Banque nationale suisse, son directoire écrivit[1] cette phrase éloquente : « Associer le placement des réserves monétaires de la BNS à des intérêts stratégiques de la Suisse engendrerait un risque de conflit d’intérêts et mettrait potentiellement en danger l’indépendance de la BNS ».

[1] Rapport annuel d’activités 2012 (page 66)

Extrait du livre

Pourquoi ? Parce que la super-élite veut passer à une nouvelle phase de la globalisation de la planète, et ce principalement pour 2 raisons :

1. Se débarrasser des réels propriétaires de l’argent qui a servi à endetter les États avec l’argent des programmes dits Quantitative easing -connu en Suisse sous le slogan du Franc fort-. Et qui sont les propriétaires de cet argent qui se chiffre en trillions ? Les épargnants et les caisses de retraite, et les fonds de pension. Ces capitaux ont transité par le passif des bilans des banques centrales. Or, ces derniers pourraient collapser à cause de l’arrêt de l’économie et des marchés en général. L’argent dû aux épargnants partiraient alors en fumée…

2. La superélite globalisée est en passe de détenir la totalité des actifs d’une planète où TOUT a été financiarisé, c’est-à-dire transformé en valeurs/titres/produits financiers. Les 4 gestionnaires d’actifs mondiaux, dont Blackrock est le leader tout-puissant, ont en mains l’essentiel des contrevaleurs gagées par les États (et les foyers) en échange de la création monétaire contre dettes publiques et privées. Ces gestionnaires qui n’ont que faire des dettes contractées par les banques centrales, rendent ces dernières à ceux qui n’auraient jamais dus les céder.

 

With $20 trillion

between them, Blackrock and Vanguard could own almost everything by 2028 (Lire ICI)

Two towers of power are dominating the future of investing

En clair, il n’y a plus rien à tirer de la création monnaie-dette. Les contreparties ont été récupérées.

Le marché de la finance peut s’écrouler tranquillement, emportant banques, caisses de pension, etc. D’où l’importance d’accompagner l’effondrement financier et monétaire par des autorités capables d’endiguer les éventuelles émeutes… (Peu probables à mon avis tant la résilience des populations a été boostée par crainte du virus, et de dirigeants politiques devenant de plus en plus autoritaires.)

Le job est fait. Il est temps de rendre ce qu’il reste des banques centrales au public. Quant aux banques locales, elles sont destinées à finir leur vie dans l’indifférence générale.

On peut ainsi passer à la phase soviétisante de la gouvernance, dans laquelle un certain fascisme est largement toléré… pour le bien de tous bien sûr.

Et dans une logique qui se veut compatissante, on prône le jubilé, terme sorti directement d’une Bible -l’église catholique s’en inspirera aussi- dont on prend les mots et les idées :

« Tu compteras sept semaines d’années, sept fois sept ans, c’est-à-dire le temps de sept semaines d’années, quarante-neuf ans. Le septième mois, le dixième jour du mois tu feras retentir l’appel de la trompe ; le jour des Expiations vous sonnerez de la trompe dans tout le pays. Vous déclarerez sainte cette cinquantième année et proclamerez l’affranchissement de tous les habitants du pays. Ce sera pour vous un jubilé (יוֹבֵל) : chacun de vous rentrera dans son patrimoine, chacun de vous retournera dans son clan ». Lévitique (25:8–13)

Jubilé ou pas, nous pouvons nous interroger sur la finalité de ces programmes dans la mesure où la confiscation de la propriété privée totale ou partielle qui sous-tend la création des communs, et la redistribution des richesses est en réalité déjà en cours de réalisation, et pilotée par… l’élite de la haute finance (Banque d’investissements, Blackrock, etc.). Normal, car grâce à des portes-tambours qui tournent vite, la classe politique et la haute finance est une seule et même famille…

LHK

***

L’ONU réclame un jubilé de dettes de mille milliards de dollars pour les pays les plus pauvres

Depuis des semaines, les Nations Unies, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont déclaré que la seule solution pour les économies de marché émergentes gravement endommagées par l’épidémie de coronavirus était un « jubilé de la dette ».

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié jeudi matin une note selon laquelle environ 1 billion de dollars de dettes dues par les pays en développement devraient être annulés pour éviter une nouvelle crise de la dette des marchés.

« C’est un monde où les pays en développement ont des défauts de paiement sur leur dette », a averti Richard Kozul-Wright, directeur de la Division de la CNUCED de la mondialisation et des stratégies de développement.

Le rapport de la CNUCED appelle à un accord mondial d’allégement de la dette pour les économies de marché émergentes. Il indique « la nécessité vitale d’une action décisive pour fournir un allégement substantiel de la dette aux pays en développement afin de libérer les ressources indispensables pour faire face à la pandémie qui fait rage ».

Le mois dernier, la CNUCED a appelé à un effort international pour créer un ensemble de secours économiques pour les économies de marché émergentes qui s’élèverait à au moins 2 500 milliards de dollars. Il a déclaré que même avant la pandémie de virus, beaucoup de ces pays en développement avaient des dettes en dollars insurmontables.

« La communauté internationale devrait prendre de toute urgence davantage de mesures pour atténuer la pression financière croissante que les paiements de la dette exercent sur les pays en développement alors qu’ils affrontent le choc économique du COVID-19 », a déclaré le secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.

Voici quelques-uns des pays qui ont un fardeau de dette insoutenable :

La CNUCED a déclaré que les pays en développement « sont désormais confrontés à un mur de remboursements du service de la dette tout au long des années 2020. En 2020 et 2021 seulement, les remboursements de leur dette extérieure publique sont estimés à près de 3,4 billions de dollars – entre 2 billions et 2,3 billions de dollars dans les pays en développement à revenu élevé et entre 666 milliards de dollars et 1,06 billion de dollars dans les pays à revenu intermédiaire et à faible revenu ».

Avec la pandémie qui fait toujours rage à travers le monde, les économies de marché émergentes battues, les produits de base se sont effondrés et l’économie mondiale basculant dans une profonde dépression, il semble maintenant que le jeu final est enfin arrivé et la nécessité de sauver le monde d’une dépression prolongée sera probablement par un jubilé de dette.

Pour un peu de couleur sur la situation mondiale actuelle. Raoul Pal, l’ancien gestionnaire de fonds spéculatifs qui a fondé Real Vision , a récemment dit ceci: « Le monde entier f ** ked ».

Les pensées les plus récentes de Pal sur les dettes en dollars et le jubilé de la dette se trouvent ci-dessous :

Moins de dollars disponibles, dans un monde de pénurie massive de dollars, font grimper le dollar, créant une pénurie tant au pays qu’à l’étranger. L’impression d’argent ne rend pas les dollars disponibles. Ils sont coincés dans le système financier et thésaurisés.

De l’argent pour les banques, pas d’argent pour les débiteurs …

La pénurie intérieure de dollars signifie que l’argent est amassé alors que les défauts augmentent. Et la pénurie à l’étranger signifie que 13 milliards de dollars de dette se bousculent pour trouver les dollars disponibles alors que la croissance mondiale ralentit et que les banques sont moins libres de capitaux.

N’oubliez pas que les positions courtes de 13 milliards de dollars (dette en dollars étrangers détenue principalement par des sociétés étrangères et des véhicules d’investissement) sont la plus grande position jamais prise dans l’histoire des marchés financiers mondiaux.

Cela ne peut signifier qu’une reprise massive et incontrôlée du dollar.

QE ne résoudra pas ce problème. Les lignes d’échange ne résoudront pas ce problème. Un jubilé de dette réglerait ce ou plusieurs milliers de milliards de dollars de dépréciations et de défauts de paiement.

C’est la force du dollar qui amène le monde à son nadir (tout comme les années 1930). C’est le système du dollar qui est le très gros problème.

Le dollar a mangé tous ses concurrents et maintenant il va se manger.

Et après des décennies de « coup de pied dans la rue » – il semble que le jeu final soit enfin arrivé pour les pays avec des dettes en dollars insurmontables : le jubilé de la dette.

source : https://www.zerohedge.com

via https://lilianeheldkhawam.com

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