Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les oliviers européens connaissent eux aussi une crise sanitaire majeure

Publié par wikistrike.com sur 21 Avril 2020, 07:18am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Les oliviers européens connaissent eux aussi une crise sanitaire majeure

es oliviers en Europe sont confrontés à une crise sanitaire semblable à celle que nous, les humains, combattons actuellement. Depuis 2013, un agent pathogène mortel appelé Xylella fastidiosa, également connu sous le nom de lèpre de l’olivier ou CoDiRO pour Complexe du dessèchement rapide de l’olivier, s’insinue dans les oliveraies méditerranéennes, transmis par les punaises et autres insectes suceurs de sève. Il bloque la capacité d’un arbre à faire circuler l’eau nutritive dans son tronc, ralentit sa croissance, flétrit le fruit et finit par tuer l’arbre.

Image d’entête : l’impact de l’infection par Xylella, les arbres à droite n’ont pas encore été exposés à la bactérie. (Getty)

Ainsi, l’Italie a connu une baisse de 60 % des rendements en olives depuis la découverte de la bactérie, 17 % de ses régions oléicoles étant actuellement infectées. Un million d’arbres sont déjà morts et les pertes économiques pourraient atteindre 5 milliards d’euros au cours des 50 prochaines années si l’Italie ne parvient pas à enrayer sa propagation. En Espagne, cela pourrait coûter jusqu’à 17 milliards d’euros, et en Grèce un peu moins de 2 milliards d’euros.

Les premiers cas d’oliviers infectés en France ont été détectés en septembre 2019.

De nouvelles recherches ont été publiées ce mois-ci sur la gravité de la maladie et sur les mesures que devraient prendre les oléiculteurs et les gouvernements des régions touchées afin de minimiser les dégâts. Des chercheurs de l’université de Wageningen aux Pays-Bas ont modélisé différents scénarios, du pire cas, si toute la production d’olives cessait en raison de la mort des arbres, au meilleur cas, si tous les arbres étaient remplacés par des variétés résistantes.

Les chercheurs sont préoccupés par le fait que, ensemble, l’Espagne, l’Italie et la Grèce représentent 95 % de la production européenne d’huile d’olive, et que tous ces pays ont un climat optimal pour le développement des bactéries. Entre 85 et 99 % de toutes les zones de production sont sensibles. La propagation de la maladie est actuellement de 5 km par an, mais elle pourrait être réduite à un peu plus d’un km par an grâce à des mesures appropriées.

Lire la suite

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents