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Ce virus créé par l'homme est un véritable cauchemar et il n'attend qu'à faire un tour en pleine nature

Publié par wikistrike.com sur 28 Mai 2020, 07:38am

Catégories : #Santé - psychologie, #Science - technologie - web - recherche

A savoir

Ce virus est un cauchemar absolu. Crée en laboratoire par le virologue néerlandais Ron Fouchier, il fait l'objet d'une controverse scientifique.

Il s'agit d'un « mutant » basé sur le virus de la grippe aviaire et modifié de manière à pouvoir se transmettre entre humains. 

En 2011, le virus avait été considéré si dangereux que l'agence de biosécurité américaine (NSABB) avait recommandé de bloquer la publication de leur étude, prévue dans la magazine Science.

Les chercheurs affirement que le virus est confiné et qu'il n'existe aucun risque de fuite.

Il a l'air si mignon

Il a l'air si mignon

La crainte de voir des scientifiques mettre au point un virus susceptible de décimer des populations entières est récurrente. La dernière manifestation en date concerne un virus dérivé du H5N1 responsable de la grippe aviaire. Créé en toute légalité par des chercheurs de Rotterdam aux Pays-Bas, ce nouveau virus est redoutable. Comme la souche H5N1 hautement pathogène dont il est issu, il pourrait tuer près de la moitié des personnes infectées. Le H5N1 qui circule actuellement touche essentiellement des oiseaux et rarement les humains, qui ne peuvent pour l'instant se le transmettre entre eux. Mais Ron Fouchier et son équipe sont parvenus à modifier le génome du virus connu pour le rendre transmissible d'homme à homme par simple proximité avec un malade. L'expérience a été conduite sur des furets, les animaux qui reproduisent le plus précisément la réaction de l'organisme humain face à la grippe.

Présentée en septembre à Malte lors d'une conférence, cette étude a été soumise à la prestigieuse revue scientifique Science pour publication. Mais l'avis du NSABB américain, un comité scientifique consultatif sur la biosécurité, a été sollicité. Faut-il interdire la diffusion de ce qui ressemble à un mode d'emploi pour créer ce virus extrêmement dangereux, pouvant potentiellement tuer des millions de personnes ? Oui, ont répondu les membres de cette instance, dont l'avis n'est toutefois pas contraignant. «Les bénéfices de cette publication ne surpassent pas le danger que représente le fait de révéler comment reproduire ce virus», a expliqué au New Scientist l'un des membres du NSABB, Thomas Ingelsby, du centre de biosécurité de l'université de Pittsburgh en Pennsylvanie.

«Un des virus les plus dangereux qu'on puisse fabriquer»

Même si Ron Fouchier se refuse à commenter ses résultats tant que le comité de lecture de Science n'aura pas rendu sa décision, on sait depuis sa présentation à Malte comment il est parvenu à ce virus inédit. Ayant échoué à modifier directement le génome de l'organisme, le chercheur de l'Erasmus Medical Center a opté pour une méthode plus longue. Il a inoculé le H5N1 à des furets, qui se sont reproduits sur 10 générations. Au fur et à mesure des naissances, le virus s'est adapté à son nouvel hôte jusqu'à présenter à lui seul 5 mutations génétiques observées jusque là séparément dans la nature. Résultat : le virus était devenu transmissible par voies respiratoires.

De l'aveu de Ron Fouchier, interviewé par le magazine Science Insider, «il s'agit probablement de l'un des virus les plus dangereux que l'on puisse fabriquer».

Pour Thomas Ingelsby du NSABB, le risque réside dans la récupération de cette arme biologique potentielle par des bioterroristes ou des Etats voyous, mais surtout, que sa manipulation par un nombre accru de scientifiques débouche sur sa libération à l'extérieur des milieux sécurisés des laboratoires.

D'autres experts spécialistes de ce genre de virus estiment que le risque est surestimé. «Il est bien plus probable de voir un virus très pathogène de la grippe se développer par mutations spontanées, qu'en résultat de manipulations humaines», a ainsi confié Peter Palese, de la faculté de médecine de Mount Sinai à New York, à Science Insider.

Ron Fouchier a indiqué lors de sa conférence de septembre que son expérience avait reçu l'approbation des autorités sanitaires néerlandaises et l'appui d'experts internationaux avant son lancement, et qu'aucun n'avait suggéré que les résultats ne devraient pas être publiés. Selon lui, le nouveau virus permet de connaître les mutations les plus dangereuses et de les traquer avec plus d'attention lors d'épidémies chez les animaux.

Pour Michael Osterholm, directeur du centre des maladies infectieuses à l'université du Minnesota et membre du NSABB, ces recherches ont le mérite d'alerter sur les risques liés au H5N1, qui n'a fait que peu de victimes humaines jusqu'à présent environ 600 depuis le début en 2003 de l'épidémie touchant les volatiles sauvages et d'élevage. Il estime qu'il devrait être possible de publier l'étude néerlandaise en omettant certains détails clés.

 

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D'autres virus

EBOLA

Ebola est l'un des virus les plus mortels de la planète. Il peut tuer dans 25% à 90% des cas, selon les souches du virus, ce alors qu'il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement homologué. La transmission se fait via un contact direct avec les fluides corporels. 

LA RAGE

Maladie mortelle, la rage continue à toucher près de 55 000 personnes par an. Transmis par la morsute d'un animal contaminé, il est présent dans la salive.

Le virus s'attaque directement au système nerveux de l'Homme, en modifiant son fonctionnement. Il provoque la mort en stoppant les fonctions vitales pour l'organisme.

Un vaccin existe, ce qui a limité la propagation du virus.

MARBURG

S'il est moins mortel que le virus Ebola, avec lequel il partage certaines caractéristiques, le virus Marburg s'avère mortel dans près de 80% des cas. Ce filovirus entraîen en effet des fièvres hémorragiques. Son impact reste toutefois limité car il se transmet difficilement entre humains, nécessitant un contact très rapproché avec transmission par les selles, l'urine, la salive ou les vomissements.

DENGUE

Le virus de la Dengue, appellée aussi « grippe tropicale », est transmis par la piqûre de moustiques du type Aedes. Moins dangereuse que d'autres virus, elle peut dans certains cas provoquer des hémorragies.

Près de 50 millions de personnes sont contaminées chaque année, et des cas ont été signalés récemment en Europe.

VIH

Le virus de l'immunodéficience humaine est à l'origine de la maladie du SIDA. Le VIH, qui se transmet notamment lors des rapports sexuels, atteint le système immunitaire, empêchant le corps de se défendre. Des infecitions anodines peuvent ainsi devenir graves, voire mortelles.

Il n'existe actuellement aucun vaccin contre le VIH, même si des traitements permettent aux porteurs de vivre avec.

SARS-COV-2

A cette liste est venu s'ajouter le SARS-CoV-2, ou «nouveau coronavirus», qui s'est propagé à toute la planète en l'espace de quelques mois, tuant plus de 350.000 personnes dans le monde (au 27 mai) et infectant plus de 5 millions de personnes (sûrement beaucoup plu, de nombreux cas n'ayant pas été identifiés en l'absece de test). 

Ce virus très contagieux provoque la maladie COVID-19, dont les principaux symptômes sont la fièvre, la toux sèche et la ‎fatigue. D’autres symptômes moins courants ‎existent : ‎courbatures et douleurs, congestion ‎nasale, maux de tête, conjonctivite, ‎dmaux de gorge, diarrhée, perte ‎du goût ou de l’odorat, ou encore éruption ‎cutanée et décoloration des doigts de la ‎main ou du pied.

80% des personnes infectées guérissent en quelques semaines sans devoir être hospitalisées, mais une minorité, souvent des personnes âgées et des personnes à risque (hypertension, surpoids, notamment).

 

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