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"Quand j'entends le mot 'violences policières', moi, personnellement, je m'étouffe" (Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur)

Publié par wikistrike.com sur 29 Juillet 2020, 09:18am

Catégories : #Politique intérieure

"Quand j'entends le mot 'violences policières', moi, personnellement, je m'étouffe" (Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur)

Gérald Darmanin a donné son point de vue sur le débat à propos des violences policières. Les mots utilisés par le nouveau ministre de l’Intérieur français ont scandalisé la famille de Cédric Chouviat, décédé lors d’une intervention policière.

“Quand j’entends le mot ‘violences policières’ personnellement je m’étouffe”, a lancé Gérald Darmanin devant la commission des lois de l’Assemblée nationale. Un terme maladroitement choisi alors que George Floyd, aux Etats-Unis, et Cédric Chouviat, en France, sont morts ces derniers mois après des interpellations policières au cours desquelles ils avaient respectivement déclaré “Je ne peux pas respirer” et “J’étouffe”.

“Quelle honte”

L’avocat de la famille Chouviat, Arié Alimi, a estimé que Gérald Darmanin avait “dépassé toutes les limites de la décence”. La sœur de Cédric Chouviat a réagi sur Twitter en demandant au ministre de présenter ses excuses. “Mais quelle honte monsieur Darmanin. Vous vous étouffez? Nous attendons vos excuses et surtout une réponse positive à notre demande de suspension en attente de procès”, a-t-elle écrit.

Darmanin: “La police exerce une violence légitime”

Gérald Darmanin a ensuite détaillé son propos. “La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (...) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologique, la sanction doit être immédiate. Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés”, a-t-il expliqué.

 

Pour lui, le terme “violences policières” est “antinomique”. “Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime”, a conclu le ministre de l’Intérieur français.

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