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Le site archéologique de Jabal Maragha a été complètement détruit par les chercheurs d’or au Soudan

Publié par wikistrike.com sur 28 Août 2020, 06:34am

Le site archéologique de Jabal Maragha  a été complètement détruit par les chercheurs d’or au Soudan

Les archéologues et les autorités soudanaises sont consternés : des chercheurs d’or ont complètement détruit un site historique vieux de 2000 ans. À présent, il ne reste presque plus rien du site. Le plus inquiétant concernant cette affaire étant que les malfrats risquent de détruire d’autres sites historiques dans leur quête de ce métal précieux.

UN SITE HISTORIQUE DÉTRUIT À COUPS DE PELLETEUSE ET AUTRES ENGINS DE MACHINERIE LOURDE

Dans le désert de Bayouda au Soudan, à 270 km au nord de Khartoum, l’ancien site archéologique de Jabal Maragha a disparu. Les ruines, vieilles de deux mille ans, ont été détruites par des chasseurs de trésors qui ont fouillé le site à la recherche d’or. Pour gagner du temps, ces derniers ont utilisé de la machinerie lourde, creusant une vaste tranchée dans le lieu historique dont il ne reste presque rien. Lesdites machines se trouvaient encore sur les lieux du crime où une tranchée de 17 mètres de profondeur et 20 mètres de longueur a été creusée.

Les archéologues et la police locale ont découvert le site totalement vandalisé durant une visite de routine sur les lieux. Outre les engins, des traces de pneus appartenant à divers véhicules – dont des camions et des pelleteuses – ont également été trouvées sur le site. « Ils n’avaient qu’un but en creusant ici : trouver de l’or ; et pour gagner du temps, ils ont utilisé les pelleteuses », a expliqué, l’archéologue Habab Idriss Ahmed, qui a travaillé sur le site depuis 1999, à l’AFP. Jusqu’à présent, cinq individus – qui sont des ouvriers ayant participé à la destruction du site – ont été emmenés au poste de police. Malheureusement, ces derniers ont été relâchés presque immédiatement, et ils ont même eu la possibilité de récupérer leurs engins laissés sur le site.

Face à cette triste situation, les archéologues sont choqués, autant par le crime que par l’inaction des autorités locales. « C’est ça le plus triste. Ils auraient dû être emprisonnés et leurs machines confisquées. Il existe des lois », a déclaré Mahmoud al-Tayeb, un ancien expert du département des antiquités du Soudan. Outre les ouvriers, le professeur Tayeb pense que l’employeur des travailleurs devrait également être appréhendé. Malheureusement, ce dernier est sans doute un personnage important, capable de contourner la justice.

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