Jeudi 12 juillet 2012 4 12 /07 /Juil /2012 09:50

 

113 km/h en vélo électrique !


Stéphane Melançon avec son plus récent joujou: un vélo de montagne équipé d'un moteur-roue avec lquel il a atteint 113 km/h.

 

 

Lorsqu’il a fabriqué son premier vélo électrique en 2007, Stéphane Melançon a eu la piqûre. La piqûre de la vitesse. Depuis, il n’a cessé d’augmenter la puissance de ses superbécanes. Résultat: avec son plus récent joujou, un vélo de montagne équipé d’un moteur-roue, il a atteint 113 km/h.

Stéphane Melançon s’est fait connaître il y a trois ans pour avoir fracassé à Québec, devant les médias, le record mondial de vitesse en vélo électrique. À 94,3 km/h, il devenait ainsi le cycliste «assisté» le plus rapide du monde. Mais cela ne suffisait pas. Il a récemment augmenté sa marque à 113 km/h. Mais pas devant les caméras cette fois. «J’aurais pu pousser encore plus, mais j’arrivais au bout de la rue», dit-il, candidement.

 

Comment diable ce technologue de l’Institut national d’optique (INO) de Québec s’y prend-il pour transformer un simple vélo en un bolide qui ne coûte que quelques sous à faire rouler? «C’est le même principe que le moteur-roue de Pierre Couture, ce Québécois qui a développé un moteur-roue il y a une dizaine d’années en collaboration avec l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ). Il s’agit donc d’un stator avec des aimants qui tournent autour. Le moteur, qui vient de Chine, pèse 25 livres. Mais il a tellement de couple que son poids ne me dérange pas», explique Stéphane Melançon, 36 ans.

 

Le jeune homme, qui assemble ses pièces dans le garage de sa résidence de Sainte-Foy, a donc doté son vélo d’un moteur de 125 volts fournissant 280 ampères. Pour les férus de physique, sa bécane développe 245 newton/mètre. Bref, c’est «beaucoup de jus», dit-il.

“J’ai eu le privilège d’essayer le plus récent engin de Stéphane Melançon.

Décoiffant! J’ai dû mettre tout mon poids sur les guidons lors de l’accélération, sinon j’aurais fait un «wheely» tellement la machine est puissante.”

 

D’ailleurs, un cadre de bicyclette ne peut résister à une telle force. Stéphane Melançon a donc fabriqué un «torque plate» afin de solidifier la partie du vélo où le moteur est fixé. Cette pièce de renforcement, le magicien du vélo électrique l’a vendue à petite échelle aux quatre coins du monde. Les aficionados avec qui le Québécois partage ses secrets lui en commandent régulièrement.

 

Puisqu’il s’est bâti une excellente réputation sur le forum de discussion www.endless-sphere.com – connu sous le pseudonyme Doctor Bass -, il y est très actif et n’hésite pas à partager ses trouvailles sur ce site anglophone qui compte 13 000 membres de partout dans le monde.

 

En créant six vélos électriques, dont quatre fonctionnent encore régulièrement, on peut affirmer que Stéphane Melançon a un petit côté écolo. Et deux fois plutôt qu’une. Car les batteries au lithium-ion utilisées pour alimenter son moteur-roue sont fabriquées à partir de vieilles batteries d’outils (perceuses, scies, etc.) qui, autrement, auraient fini dans un site d’enfouissement. «Je prends les cellules qui sont encore bonnes et je construis des batteries très puissantes. C’est comme les lumières de Noël; ce n’est pas parce qu’il y en a une de brûlée qu’il faut jeter toute la guirlande», illustre-t-il.

 

Prochaine étape: le jeune scientifique veut mettre au point un système de refroidissement pour son moteur. Vouloir aller toujours plus vite, c’est bien. Mais en faisant surchauffer le moteur, ce l’est beaucoup moins.

 

Même si ses prototypes sont impressionnants, qu’ils semblent fonctionner à la perfection et qu’ils trouveraient sûrement preneurs s’ils étaient commercialisés, le spécialiste en optique ne veut pas se lancer en affaires. «J’aime mon travail actuel, dit-il. Mais on ne sait jamais. Peut-être que j’aimerais travailler à la création d’une auto électrique 100% québécoise.»

 

Motiver les gens à s’intéresser et à fabriquer des véhicules électriques est ce qui anime cet émule de «Doc», le savant excentrique du film Retour vers le futur.

 

«Ma plus grande récompense, c’est de recevoir des félicitations et de faire tourner les têtes quand je me promène sur l’un de mes vélos. Vous devriez voir la réaction des gens quand je grimpe le mont Sainte-Anne», rigole-t-il.

 

Stéphane Melançon met actuellement toutes ses énergies à franchir la barre des 140 km/h. Pour ce faire, il devra assurément obtenir la permission de la police (avec qui il entretient de bonnes relations, dit-il) pour s’exécuter sur la voie publique. Sinon, il pourrait se tourner vers l’aéroport de Québec, dont la piste de décollage le fait fantasmer depuis des lustres.

Auto.lapresse.ca (via Realinfos)

 

 

 

 

Par wikistrike.com - Publié dans : Ecologie, conso, biodiversité, énergie
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