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50.000 tonnes de pesticides périmés menacent l’Afrique

Publié par wikistrike.com sur 5 Septembre 2013, 13:47pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie


L'Afrique est devenue le continent-dépotoir

 

 

 

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L'Algérie stocke actuellement plus de 190 tonnes de pesticides interdits, principalement du DDT.

Plus de 50.000 tonnes de pesticides périmés dégradent l'environnement en Afrique subsaharienne, pouvant causer des cancers, des allergies, des troubles de la reproduction, des dérèglements immunitaires et des lésions du système nerveux, a indiqué la Banque mondiale (BH). 

A ce propos, l'institution de Bretton Woods note que le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) avait débloqué en 2005 un montant de 25 millions de dollars pour éliminer ces stocks en Tunisie, au Mali, en Afrique du Sud, en Ethiopie et en Tanzanie.

A ce jour, 3310 tonnes de produits dangereux ont été évacuées de 897 sites dans le cadre du Programme d'élimination des stocks de pesticides périmés en Afrique (ASP). 

Au cours des 15 dernières années, plusieurs donateurs ont financé des projets destinés à éliminer méthodiquement ces produits chimiques toxiques en Afrique. La sensibilisation des populations au problème de santé causé par les pesticides est l'un des volets-clés du programme ASP qui a financé une campagne d'information multimédia pour conseiller aux populations comment acheter et utiliser les pesticides et prévenir les risques de maladies. 

Le Programme d'élimination des stocks de pesticides périmés en Afrique «est un bon exemple de projet ayant un impact positif dans toute une région», selon Magda Lovei, directrice pour l'environnement à la BM. L'élimination de ces stocks dangereux est une priorité pour le développement, souligne la BM, ajoutant que les communautés rurales ne peuvent prospérer si le sol et l'eau, dont leurs activités et leur santé en dépendent, sont contaminés par des pesticides. Il en est de même pour les habitants des villes qui ne peuvent prétendre à une vie meilleure s'ils souffrent de maladies graves provoquées par des pesticides toxiques. 

Il faut savoir que l'Algérie continue de stocker des pesticides interdits par les conventions internationales. C'est l'accusation que porte le Sénat français dans un rapport sur la pollution en Méditerranée daté du 21 juin dernier.

Le rapporteur du Sénat précise qu'une «évaluation de l'importance de ces stocks a été effectuée par le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue). Même si ces données datent de 2002, la situation n'a probablement pas beaucoup évolué depuis». 

Selon le document, l'Algérie stocke actuellement plus de 190 tonnes de pesticides interdits, principalement du DDT alors que le Maroc en stocke huit tonnes et la Turquie 10 tonnes. 

Ces polluants se trouvent actuellement dans des entrepôts situés dans six wilayas qui sont: Alger, Tipasa, Aïn Témouchent, Sidi Bel Abbès, Mascara, Tizi Ouzou et Mostaganem. 

Le rapport précité de l'Agence européenne de l'environnement pointe la situation de l'Algérie qui est le principal pays producteur de pétrole de la région: rejet de 10.000 t/an dues à des fuites d'exploitation en mer, rejet de boues toxiques provenant des raffineries à Alger et à Skikda et qui se concentrent dans les sédiments portuaires de ces villes.
Ceci quand ces résidus ne sont pas mélangés aux ordures domestiques et stockés de façon non sécurisée dans des décharges à ciel ouvert qui sont lessivées lors des épisodes pluviométriques violents». 

L'Algérie est un grand consommateur de pesticides: 30.000 tonnes sont «épandues» chaque année. «Les conséquences sanitaires de l'exposition à ces milliers de composants chimiques, par le biais de l'eau et de l'alimentation, sont massives et inquiétantes», avance-t-on encore.

Mais le risque est multiplié par quatre si le pesticide employé est périmé ou de mauvaise qualité. En l'absence de chiffres officiels de contamination par les résidus de pesticides périmés, des aliments vendus sur les étals, d'autres données sanitaires sont édifiantes.

En effet, en 2011, les analyses physico-chimiques réalisées par le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l'emballage (Cacqe) ont touché 7 675 échantillons alimentaires. 2 419 échantillons sont déclarés non conformes, soit 32% du total.

Source: .nouara-algerie.com 

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