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54 faits prouvant que les auto-immolations de la place Tiananmen ont été mises en scène

Publié par wikistrike.com sur 17 Janvier 2014, 07:07am

Catégories : #Politique internationale

54 faits prouvant que les auto-immolations de la place Tiananmen ont été mises en scène


 

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1. Liu Chunling a succombé d’un coup à la tête, pas de l’auto-mmolation

Le ralenti d’une séquence d'un programme diffusé par la Chinese Central TV (CCTV) montre que l’une des femmes, Liu Chunling – qui selon la version des événements de Xinhua (le porte-parole officiel du Parti communiste chinois) serait soi-disant morte de ses brûlures – a en réalité reçu un coup puissant sur le front avec ce qui ressemble à une barre de métal, donné par un homme vêtu d’un manteau militaire. Immédiatement, on la voit s’écrouler à terre, elle a très probablement succombé à ce coup. On voit clairement que l’homme ne cherche en aucun cas à sauver Liu Chunling. Qui est-il? Pourquoi a-t-il assassiné Liu Chunling?

 

Quant à l’objet qui s’est envolé dans les airs derrière la tête de Liu Chungling, il s’agissait selon certains d’une arme mortelle, selon d’autres des cheveux de Liu, d'autres encore affirment qu’il s’agissait de ses vêtements. Mais, de toute façon, l’objet n’était pas propulsé par le gaz sorti de l’extincteur à ce moment-là. En fait, il volait dans les airs en direction du policier qui tenait l’extincteur. Cela montre que cet objet ne provenait pas de l’extincteur, il s’agissait plutôt de quelque chose ayant ricoché sur la tête de Liu Chungling après l’avoir touchée. Le fait que nous pouvons voir l’objet s’envoler haut dans les airs en se pliant peut donner une idée de la puissance du coup sur le crâne de Liu Chungling et de la force de l’agresseur. Il est même possible de discerner la main gauche de Liu Chungling se lever instinctivement vers sa tête, à l’endroit du coup alors qu’elle tombe au sol.

 

2. Liu Chungling ne peut pas être décédée des suites de brûlures comme annoncé

Dans la scène où Liu Chunling est frappée à mort, nous pouvons voir ses cheveux en feu. Cela signifie que le temps de son immolation était très court – cela n’aurait pas pu durer plus de quelques secondes. Quoiqu’il en soit, les policiers ont commencé à éteindre le feu dès les premières flammes. S’ils ont commencé à éteindre le feu si rapidement, elle ne pourrait pas avoir succombé aux flammes, car ils étaient en mesure de les éteindre avant qu’elle ne soit fatalement blessée.

 

3. Selon un article du Washington Post, Liu Chunling ne pratiquait pas le Falun Gong

Le 4 février 2001, le Washington Post publiait en première page un reportage basé sur les indices d’enquête: «Un feu humain attise le mystère chinois – Le mobile de l’immolation publique intensifie la bataille autour du Falun Gong.» L'article présentait plusieurs faits parmi lesquels les suivants:

* Liu Chunling n'était pas originaire de Kaifeng et gagnait sa vie comme hôtesse dans une boîte de nuit;

* Il arrivait que Liu Chunling frappe sa mère âgée et sa jeune fille;

* Personne n'a jamais vu Liu Chunling pratiquer les exercices de Falun Gong.

Cliquez ici pour en savoir plus sur ce rapport.

 

4. Une bouteille de Sprite en plastique soi-disant remplie d'essence, reste intacte dans les flammes

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Wang Jindong, l’un des immolés, aurait utilisé une bouteille de Sprite en plastique verte remplie d'essence pour s’en imprégner le corps et s’immoler. Sur l'enregistrement vidéo, on voit la bouteille de Sprite entre les jambes de Wang Jindong. Une bouteille en plastique remplie d'essence aurait été l'une des premières choses à prendre feu, pourtant elle reste remarquablement intacte entre ses jambes.

 

5. Wang Jindong porte des vêtements épais, un masque en amiante, ses cheveux restent intacts

En jetant un regard plus attentif, on constate que les cheveux de Wang Jindong restent relativement intacts et qu’ une ligne droite passe à travers sa tête. Les cheveux brûlent rapidement et ils seraient l'une des premières choses à prendre feu. Ses vêtements sont épais, comme pour le protéger des flammes. Il semble également porter un masque en amiante (regarder où se trouvent ses cheveux). Chacun peut également noter que la peau se boursoufle en quelques secondes lorsqu’on s’ébouillante et qu’une telle brûlure est extrêmement douloureuse; toutefois, la peau de Wang Jindong semble rester intacte après avoir été exposée à un feu si puissant. De plus, lorsque l'essence brûle, la température peut s’élever au-delà de 750 degrés Fahrenheit. Pourtant, les oreilles, les cheveux et le cuir chevelu de Wang Jindong sont tous restés intacts après cet incident.

 

Les cheveux humains sont hautement inflammables, ils brûlent très rapidement. En fait, si le feu n’est pas éteint immédiatement, les cheveux vont complètement brûler en quelques secondes. Cependant, dans la vidéo des prétendues auto-immolations, il est évident que les cheveux de Wang Jindong n’ont pas été abîmés par le feu, tandis que son visage semblait être calciné et prendre une teinte gris cendré. Ceux qui ont tourné cette vidéo voulaient probablement faire croire que les flammes avaient brûlé son visage, mais la partie la plus inflammable du corps, les cheveux, ont été épargnés. Selon le reportage, les policiers ont maîtrisé les flammes en moins d'une minute. Cela aurait alors été impossible pour les cheveux d'échapper à une destruction complète vu la force des soi-disant flammes nourries par l’essence. Un examen attentif de cette vidéo montre également que la ligne de la racine de ses cheveux est très nette et bien coupée, ce qui n’aurait pas été possible s’il avait été exposé au feu. En outre, les sourcils sur le visage de Wang Jindong n'ont même pas brûlé ! Cela prouve que Wang Jindong n’a pas pu s’immoler. Il a peut-être utilisé du maquillage pour paraître calciné. Ou alors, il aurait pu utiliser une essence spéciale, semblable à des accessoires utilisés dans les films ou au théâtre, lui permettant d’échapper aux dommages corporels tout en offrant le spectacle des soi-disant vraies flammes pour la vidéo.

 

6. Le policier attend un signal pour le recouvrir avec une couverture

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Dans les images de la Chinese Central TV, on peut voir un policier en position d'attente derrière Wang Jindong assis sur la place Tiananmen. C’est seulement après que Wang Jindong ait crié quelques slogans que le policier le couvre avec une couverture anti-feu, comme s'il attendait un signal. S’il s’agissait vraiment d'une question de vie ou de mort, on s'attendrait à ce qu'il soit recouvert immédiatement.

 

7. Wang Jindong pouvait parler malgré l’essence en feu sur son corps

Les cordes vocales de Wang Jindong n'ont pas été endommagées en dépit de la température extrêmement élevée de l’essence en feu. Lorsqu’on respire dans un air aussi chaud, la langue, les cordes vocales et même l'arbre trachéo-bronchique sont brûlés. Pour un homme dont le corps est censé être en feu, sa voix était étonnement vive – il pouvait crier haut et fort.

 

8. Le corps de Wang Jindong n’a jamais été vu en train de brûler

Malgré les affirmations de Xinhua selon lesquelles Wang Jindong a été assailli de flammes rouges et de fumée, la vidéo de CCTV ne le montre jamais en train de brûler ou d’émettre de la fumée. Cette lacune devint encore plus flagrante du fait que la couverture d’extinction n’a absolument rien éteint.

 

9. Ni les paroles de Wang Jindong ni sa posture de méditation n’ont à voir avec le Falun Gong

Les responsables du régime affirment que Wang Jindong est un pratiquant de Falun Gong et qu’il a coordonné cet incident des auto-immolations. La traduction des paroles criées par Wang Jindong donnent: «Ce Dafa universel est une chose que tout le monde doit traverser...»

 

Quiconque a étudié le Falun Gong sait qu’une telle déclaration n'a aucun fondement dans le Falun Gong. Néanmoins, ces quelques mots et la manière dont était assis Wang Jindong ont servi de base à l'agence de presse de Xinhua pour affirmer que les immolés étaient des pratiquants de Falun Gong. Il n'y a pas d'autres faits confirmant cette affirmation. En effet, la posture assise de Wang Jindong ne correspond pas non plus au Falun Gong.

 

Le Falun Gong requiert des pratiquants de s’asseoir avec les deux jambes croisées l’une sur l’autre pour méditer. Cette posture s’appelle la position en lotus. Les débutants sont autorisés à s’asseoir dans la position en demi-lotus, avec une jambe repliée sur une autre, jusqu'à ce qu'ils développent la souplesse nécessaire pour s’asseoir en position de lotus. Comme nous pouvons le voir dans la vidéo, l’homme que Xinhua prétend être un pratiquant de Falun Gong n’est même pas assis avec une jambe repliée sur l’autre. Les médias ont rapporté que Wang Jindong pratiquait le Falun Gong depuis 1996. Pour quelqu’un ayant pratiqué tant d'années, n’est-il pas étrange qu'il soit incapable de s'asseoir dans la position en lotus?

 

Wang Jindong échoue également à faire correctement la position basique des mains appelée «Jie Yin», la première posture dans tous les exercices du Falun Gong. Tous les pratiquants de Falun Gong apprennent à faire le Jie Yin correctement en faisant les extrémités des pouces se toucher légèrement. Nous pouvons voir que les pouces de Wang Jindong se chevauchent d’une manière totalement incorrecte.

 

Wang Jindong a essayé de donner une explication dans une interview accordée en avril 2003 à Xinhua: «Dès que j’ai allumé le briquet, les flammes m’ont immédiatement englouti, je n'ai pas eu le temps de m'asseoir dans la posture de Dapan, alors je me suis assis dans la position en demi-lotus.» Cependant, le terme «Dapan» ne fait pas partie du vocabulaire du Falun Gong et Wang Jindong ne fait pas même le demi-lotus dans la vidéo de CCTV.

 

Beaucoup de gens ont remarqué que la manière dont Wang Jindong est assis correspond exactement à celle d’un soldat chinois. En effet, selon le porte-parole de l’Organisation mondiale d'enquêter sur la persécution du Falun Gong, une source fiable provenant de Chine, a révélé que la personne filmée dans la vidéo était en réalité un officier de l'Armée populaire de libération.

 

10. Le suicide et le meurtre sont strictement interdits dans le Falun Gong

Quand la nouvelle des «auto-immolations» a été annoncée le 23 janvier 2001, les pratiquants de Falun Gong du monde entier ont immédiatement émis des doutes, tout simplement parce que cet acte va à l’encontre de l’un des principes fondamentaux de l’enseignement: le Falun Gong interdit strictement le meurtre et le suicide.

 

Voici deux citations de Maître Li Hongzhi. La première provient du principal texte du Falun Dafa, l’ouvrage intitulé Zhuan Falun publié en 1995. La seconde provient d'une conférence donnée en 1996 à Sydney par Maître Li, qui a répondu directement à la question d’un pratiquant concernant le suicide.

 

«Tuer est une question très sensible; pour les personnes qui pratiquent le gong, nous avons aussi des exigences assez strictes: les pratiquants de gong ne peuvent pas tuer. Qu’il s’agisse de l’école de Bouddha, de l’école taoïste, ou des écoles de la Porte singulière, quelle que soit l’école ou la discipline, pour autant que ce soit la cultivation et la pratique d’une Loi juste, ce point est considéré comme absolu: on ne peut pas tuer, c’est certain. Comme tuer engendre des problèmes très graves, nous devons vous en parler en détail. Dans le bouddhisme primitif, le fait de tuer désignait essentiellement le meurtre d’un être humain, c’est ce qui est le plus grave. Plus tard on a aussi pris sérieusement en considération les êtres vivants de grande taille, les grands animaux domestiques et d’autres êtres vivants d’une certaine taille. Pourquoi, dans les milieux de la cultivation et de la pratique, le fait de tuer a-t-il été tellement pris au sérieux? Autrefois, dans le bouddhisme, on disait que ceux qui n’auraient pas dû mourir devenaient, après avoir été tués, des âmes solitaires et des fantômes errants. Les cérémonies de délivrance dont on parlait autrefois étaient destinées à ces gens-là. Si on ne faisait pas ces rituels pour les délivrer, ces êtres n’avaient ni à manger ni à boire et se trouvaient dans une situation très misérable, voilà ce qu’on affirmait autrefois dans le bouddhisme.» (Zhuan FalunLe problème de tuer)

 

«Question: Ma troisième question: le livre parle du problème de tuer des êtres vivants. Tuer crée un karma criminel considérable. Si on se suicide, est-ce aussi un crime?»

 

«Réponse: C’est un crime. Cette société humaine actuelle est devenue mauvaise, toutes sortes de phénomènes étranges et curieux apparaissent. On parle d’euthanasie, on fait mourir quelqu’un par une piqûre. Savez-vous pourquoi on le fait mourir? Parce qu’on trouve qu’il souffre. Mais nous, nous pensons qu’il est en train d’éliminer son karma quand il souffre, il aura un corps soulagé et sans karma quand il se réincarnera, un grand bonheur l’attendra dans sa prochaine vie. Quand il élimine le karma dans la souffrance, il se sent sûrement très mal. Vous ne lui permettez pas d’éliminer son karma et vous le tuez; mais là, vous tuez un homme, n’est-ce pas? Il est mort avec son karma, il devra le payer en entier durant sa vie ultérieure. Qu’est-ce qui est correct d’après vous? Le suicide constitue encore un autre crime. Parce que la vie des gens est programmée, vous dérangez l’ordre de tout l’ensemble établi par la déité. A travers ce que vous faites vous remplissez votre devoir envers la société, les gens sont liés entre eux par ce genre de relations. Si on se tue, on bouleverse le programme établi par la déité, non? Elle ne vous pardonnera pas de l’avoir bouleversé, c’est pourquoi le suicide est un crime.» (Enseignements à Sydney, 1996)

 

De toute évidence, aucun vrai pratiquant de Falun Dafa n’envisagerait de commettre un acte d'auto-immolation. En fait, on a découvert que les gens qui ont participé à la mise en scène des «auto-immolation» n’étaient pas des pratiquants de Falun Gong et il n’existe aucun rapport valable sur des pratiquants de Falun Gong ayant tué ou s’étant suicidés avant ou après cet incident.

 

Au contraire, les pratiquants de Falun Gong apprennent à être patients et à prendre les choses quotidiennes avec légèreté. Il ne faut pas oublier que la Chine connaît l’un des taux de suicide les plus élevés au monde. Un grand nombre d’articles de partages écrits par les pratiquants sur le site Minghui montrent que nombreux sont ceux qui n’avaient aucun espoir dans la vie avant d’apprendre le Falun Gong. Après être devenus pratiquants, ils ont retrouvé un but dans la vie et l’optimisme, ils ont commencé à considérer leurs problèmes comme des défis à surmonter. C’est un phénomène courant. Comme des dizaines de millions de personnes pratiquant le Falun Gong en Chine et à l'étranger, cette discipline a permis de sauver de nombreuses vies.

 

11. Un microphone, nettement visible, en face de Wang Jindong

Lorsqu’on regarde attentivement la scène de méditation de Wang Jindong, on peut déceler le clignotement du flash d’un microphone d’enregistrement dans le coin gauche de l'écran. Le microphone est juste en face de Wang Jindong. Puis la prise de vue se déplace rapidement vers la droite, afin de cacher le microphone. Cette observation confirme que le caméscope était juste en face de Wang Jindong – la meilleure position pour filmer. Comme on entend très nettement ce qu'a crié Wang Jindong, le cameraman devait être très près de lui, sinon il aurait été impossible d’obtenir une telle qualité d'enregistrement audio. Cela prouve aussi qu'il y avait une autre personne pour filmer Wang Jindong à part les gens qui avaient leur caméra dans une housse et ont pu filmer la scène à distance.

 

Les paroles que Wang Jindong a criées au moment de son immolation et qui ont été diffusées sur CCTV ont été enregistrées si clairement que la distance d'enregistrement ne pouvait dépasser les dix mètres. Si, selon les reportages officiels, tout l’incident n'a duré qu’environ une minute du début à la fin, le son et les détails n’auraient pu être si bien enregistrés, à moins que les caméras n’aient été prêtes à enregistrer et mises en place avant l’incident.

 

À noter également: quand un journaliste prend une interview à l’extérieur, il tient son microphone sous la bouche de la personne qui parle afin que sa voix soit nette. À la télévision, la voix de Wang Jindong était forte et nette.

 

12. Plusieurs personnes jouent le rôle de Wang Jindong

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L’image de «Wang Jindong» du film de CCTV (photo N°2) ne correspond pas à la photo de Wang Jindong (photo N°1). Regardez la photo de Wang Jindong: le lobe de l'oreille est près de la tête et l’oreille a une forme allongée, alors que l’oreille de l’immolé est petite et ronde. Alors l’homme qui s’est immolé était-il le vrai Wang Jindong?

 

L’homme photographié pendant une interview donnée à la CCTV plus tard, (photo N° 3) ne correspond pas non plus aux deux autres.

 

13. La technologie de reconnaissance vocale prouve que différentes personnes ont joué les rôles de Wang Jindong et de Liu Baorong dans les interviews

Wang Jindong et Liu Baorong, deux des «immolés» sont apparus sur la CCTV pour donner plusieurs interviews. L’Organisation mondiale d’enquête sur la persécution du Falun Gong (WOIPFG – World Organization to Investigate the Persecution of Falun Gong) a analysé leur voix par ordinateur. Ils ont conclu que Wang Jindong et Liu Baorong dans la première vidéo n’étaient pas les mêmes que ceux de la deuxième.

 

Selon le porte-parole de la WOIPFG, une source fiable provenant de Chine a révélé que le Wang Jindong de l’auto-immolation était en fait un officier de l’Armée populaire de libération.

 

14. Les images vidéo ne provenaient pas de CNN comme annoncé par CCTV

Les médias chinois ont affirmé que les cadres en gros plan avaient été filmés par des journalistes de CNN. Cependant, Eason Jordan (responsable des informations sur CNN), a été cité dans le Washington Post disant que «les images utilisés dans les reportages de la télévision chinoise ne pouvaient pas provenir d’une vidéo de CNN, étant donné que le cameraman de CNN a été arrêté presque immédiatement après le début de l’incident». CNN n’a donc pas eu l’occasion d’enregistrer la moindre séquence.

 

Pourquoi la police a-t-elle empêché CNN de filmer l’incident et a confisqué sa caméra? Les autorités chinoises ne voulaient-elles pas que la CNN filme les séquences de l’incident afin qu’elles soient diffusées dans le monde entier?

 

Si on regarde à nouveau la bande de la Chinese Central TV, on peut remarquer un homme portant une housse de caméra. Il semble être en train de filmer l’incident de près. Qui est-il? Pourquoi la police ne l’arrête pas de la même manière qu’elle a arrêté les journalistes de la CCN?

 

Pourquoi les autorités ont-t-elles menti au sujet de la provenance de la vidéo? Pourquoi ne pas révéler l’origine des gros plans, même s’ils ont été pris par un agent de police qui passait juste par hasard?

 

15. Le PCC a d’abord parlé de cinq pratiquants impliqués, puis plus tard de sept

Dans le premier reportage de Xinhua, cinq personnes étaient impliquées dans l’incident; cependant, une semaine plus tard, il a été annoncé que sept personnes s’étaient immolées, dont une fillette de 12 ans. Il faut noter qu’un des journalistes de CNN qui était sur place n’a vu que cinq personnes et aucun enfant.

 

16. Une fillette de douze ans chante après une trachéotomie

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Li Chi, le directeur adjoint du service des brûlés de l’hôpital de Jishuitan à Pékin, a déclaré après l’incident: «Nous avons reçu quatre patients. Ils avaient tous de graves blessures respiratoires à la trachée. Ils risquaient de s’étouffer à chaque instant. Alors, nous avons tout de suite et en même temps opéré les brûlures de leur peau et effectué les trachéotomies.»

 

Lors d’une trachéotomie, un tuyau est placé dans la gorge au-dessous des cordes vocales de sorte que le patient puisse respirer. Le patient ne peut pas utiliser la bouche pour respirer et l’air ne peut pas atteindre les cordes vocales ni le larynx, le patient ne peut donc pas parler. Cela prend plusieurs jours pour qu’un adulte s’adapte à cette situation et beaucoup plus de temps pour un enfant. Si un patient veut vraiment parler, il doit couvrir l’ouverture du tuyau, mais sa voix sera interrompue et peu claire. Cependant, les reportages issus d’une interview avec la victime de 12 ans faits par Xinhua, offrent un tableau différent.

 

La petite fille, Liu Siying, se trouvait dans un état grave: sa trachée a été ouverte, mais elle pouvait chanter et parler haut et fort avec les journalistes après seulement quatre jours. D’un point de vue médical, c’est impossible.

 

17. Liu Siying, privée des visites de sa famille, meurt mystérieusement

Les autorités n’ont pas permis aux journalistes autres que ceux de l’agence de presse Xinhua d’interviewer Liu Siying âgée de 12 ans, ni aux membres de sa famille de lui rendre visite. Sa grand-mère a même été menacée au point que cette femme âgée est devenue terrifiée à la seule idée d’être interviewée par des journalistes.

 

Le personnel médical de l’hôpital de Jishuitan a annoncé que la cause du décès de Liu Siying était très suspecte. Elle est décédée subitement le 17 mars 2001, alors qu’elle était sur le point de quitter l’hôpital. Un membre du personnel qui avait soigné Liu Siying à l’hôpital de Jishuitan, a déclare: «Liu Siying est décédée subitement au moment où ses brûlures étaient plus ou moins guéries, sa santé s’était globalement améliorée et elle était prête à quitter l’hôpital. La cause de son décès est très suspecte.» Les jours précédant son décès, dont le vendredi 16 mars 2001, un jour avant son décès, l’électrocardiogramme de Liu Siying et d’autres examens médicaux montraient tous des résultats normaux. Puis, le samedi 17 mars 2001, entre 11h et 12h, les médecins ont tout à coup découvert que Liu Siying se trouvait dans un état critique. Elle est décédée peu de temps après. De plus, dans la matinée du 17 mars 2001, entre 8 h et 9h, le directeur de l’hôpital de Jishuitan et le chef de service de l’administration médicale de la ville de Pékin lui ont rendu visite dans sa chambre d’hôpital et lui ont assez longtemps parlé. «À ce moment, Liu Siying était encore animée et active», a avoué le membre du personnel. L’autopsie de Liu Siying a été effectuée à l’hôpital Jishuitan, mais son rapport d’autopsie a été rédigé par le service des urgences. En outre, le rapport d’autopsie ne révèle aucune discussion concernant ce cas. Il ne contient qu’une déclaration générale selon laquelle elle est décédée probablement suite à des problèmes liés au myocarde.

 

Parmi les personnes accusées d’auto-immolation, Liu Siying était celle qui était la plus susceptible de divulguer les secrets, car elle était très jeune et dans son cas, les menaces auraient pu être moins efficaces qu’avec les adultes. Les adultes peuvent être emprisonnés ou isolés du monde extérieur, au moins temporairement. Mais Liu Siying était trop jeune pour être détenue. Par conséquent, la détenir ouvertement aurait pu avoir des conséquences extrêmement négatives, mais sa libération aurait pu mettre les autorités en péril au cas où elle commencerait à parler et faire connaître la vérité. La seule façon de garantir son silence et d’éviter la divulgation de secrets était celle de l’éliminer.

 

18. Du matériel de lutte contre l’incendie apparaît soudain sur la place Tiananmen le jour des auto-immolations

Le 16 février 2001, le Beijing Evening News a rapporté qu’«il y avait 3 ou 4 policiers éteignant le feu sur chaque immolé». Au total, ils avaient environ 25 outils de lutte contre l’incendie.

 

Cette version diffère nettement de l’émission diffusée par la Chinese Central TV. L’émission de CCTV a montré qu’il n’y avait que deux voitures de police sur les lieux. Habituellement, les agents de police qui patrouillent sur la place Tiananmen n’ont pas d’outils de lutte contre l’incendie et les images ne montrent aucun équipement de ce genre présents sur la place Tiananmen. À Pékin, le bâtiment le plus proche du Monument aux Héros du Peuple où a eu lieu l’incident se situe à au moins 10 minutes à pied. Où les policiers ont-ils trouvé cet équipement et comment sont-ils arrivés si rapidement? Pourquoi deux véhicules de police auraient transporté 25 outils de lutte contre l’incendie en patrouillant sur la place Tiananmen? S’attendaient-ils à devoir éteindre le feu ce jour-là?

 

19. Les extincteurs n’étaient du type normalement utilisé par la police

Dans les séquences vidéo, les extincteurs utilisés lors de l’incident sont du même genre que les grands extincteurs utilisés à l’intérieur des bâtiments, leur taille correspond approximativement à la longueur d’un bras d’un adulte. Les extincteurs qu’on peut trouver dans les voitures de patrouille de marque IVECO doivent être plus petits, de la longueur de l’avant-bras d’un adulte. Il est donc probable que les extincteurs utilisés dans l’incident aient été amenés sur place en avance.

 

20. Une femme boit une demi-bouteille d’essence et survit pour en parler

Liu Baorong, une autre présumée immolée, n’a jamais été mentionnée dans le premier reportage de l’agence de presse et il n’y a pas de vidéos prouvant qu’elle était sur la place Tiananmen. Elle a affirmé qu’elle était prête à s’immoler mais a changé d’avis à la dernière minute quand elle a vu les autres partir en flammes. Dans une interview vidéo, elle déclare: «J’ai bu une demi-bouteille et je voulais verser le reste sur mon corps.»

 

Si on avale 3 grammes d’essence par kilo de poids corporel, cela entraînera la mort. Pour une personne du poids de Liu, une demi-bouteille d’essence aurait suffit pour la tuer.

 



21. Une victime calcinée recouverte de gaze, les journalistes ne portent pas de vêtements de protection

La procédure médicale courante exige que les patients avec de grandes surfaces de peau brûlée soient placés dans une chambre stérile isolée, parce que la zone brûlée doit être exposée à l’air. Cela empêche l’infection et rend plus facile pour l’infirmière d’appliquer des médicaments et de nettoyer les plaies. Les médecins et les infirmières qui traitent ces patients sont tenus de porter des masques et des vêtements stériles en entrant dans la chambre.tions

  • 14011413381310--ss1.jpgLe traitement normal d’une victime de brûlures implique que les médecins et les infirmières portent des vêtements de protection et des masques et que le patient soit exposé à l’air dans un environnement stérile pour éviter l’infection.
Le traitement normal d’une victime de brûlures implique que les médecins et les infirmières portent des vêtements de protection et des masques et que le patient soit exposé à l’air dans un environnement stérile pour éviter l’infection.

Pourtant, quand on regarde les images de CCTV, on voit que le patient se trouve dans un espace ouverte. Nous voyons aussi que le patient est enveloppé dans d’épaisses couches de bandes de gaze et que l’infirmière ne porte pas de masque. Le journaliste ne porte pas non plus de masque, ni de gants, ni de vêtements stériles. Comment un patient dans un état aussi critique avec des brûlures aussi graves peut-il être traité avec tant de désinvolture?

  • 14011413391010--ss1.jpgLe reportage de CCTV intitulé «L’incidentdes auto-immolations de la place Tiananmen» montre la victime de brûlures entièrement enveloppée de gaze. Le journaliste ne porte pas de vêtements de protection ni de masque, enfin on le voit interrogeant la victime sans se soucier aucunement d’éviter l’infection.
Le reportage de CCTV intitulé «L’incident des auto-immolations de la place Tiananmen» montre la victime de brûlures entièrement enveloppée de gaze. Le journaliste ne porte pas de vêtements de protection ni de masque, enfin on le voit interrogeant la victime sans se soucier aucunement d’éviter l’infection.
  • 14011413400010--ss1.jpgLe reportage de CCTV intitulé «L’incident des auto-immolations de la place Tiananmen» montre la victime de brûlures entièrement enveloppée de gaze. Le journaliste ne porte pas de vêtements de protection ni de masque, enfin on le voit interrogeant la victime sans se soucier aucunement d’éviter l’infection.
Le reportage de CCTV intitulé «L’incident des auto-immolations de la place Tiananmen» montre la victime de brûlures entièrement enveloppée de gaze. Le journaliste ne porte pas de vêtements de protection ni de masque, enfin on le voit interrogeant la victime sans se soucier aucunement d’éviter l’infection.

22. L’ambulance met deux heures pour un parcours de vingt minutes

Selon un reportage du 30 janvier 2001 de l’agence de presse Xinhua, Wang Jindong a été le premier à s’immoler le 23 janvier 2001 à 14h41, du côté nord-est du Monument aux Héros du Peuple: «En moins d’une minute, plusieurs policiers ont déployé quatre extincteurs et rapidement éteint les flammes sur cet homme. Ils ont ensuite utilisé un véhicule de police en service pour le transporter rapidement à l’hôpital aux services d’urgence.» Selon ce reportage, quelques minutes plus tard, du côté nord du Monuments des Héros du Peuple, quatre femmes situées non loin se sont imbibées le corps d’essence et l’ont enflammée. Il a suffi d’une minute et demie pour que la police éteigne les flammes. «Moins de sept minutes après l’incident, trois ambulances du Centre médical d’urgence de Pékin sont arrivés sur les lieux et ont transporté les blessés vers l’hôpital Jishuitan, le meilleur service de brûlés de Pékin, pour les faire soigner d’urgence.» Selon l’agence Xinhua, les immolations ont eu lieu à 14h41. Si on ajoute les sept minutes nécessaires pour éteindre le feu et les plus de vingt minutes normalement nécessaires à un véhicule pour se rendre de la place Tiananmen à l’hôpital Jishuitan (et ce trajet devrait prendre moins de temps à une ambulance), les «immolés» auraient dû arriver à l’hôpital Jishuitan à 15h30 au plus tard. Pourtant, plusieurs membres du personnel médical de l’hôpital Jishuitan ont confirmé qu’ils n’étaient pas arrivés à l’hôpital avant 17h. Entre 15h et 17h se sont donc écoulées deux heures. Les reportages de l’agence de presse Xinhua n’ont pas pu expliquer où se trouvaient ces personnes durant tout ce temps. Que s’est-il réellement passé pendant cette période? Pourquoi a-t-il fallu à l’ambulance deux heures pour parcourir un trajet qui demande normalement une vingtaine de minutes?

 

23. La caméra «fixe» de surveillance est dirigée pour filmer l’événement

Dans l’émission de CCTV, on peut voir que la caméra suit les policiers dans la zone où commence le feu, zoome et dézoome pour saisir les bons détails du déroulement dramatique. Normalement, la caméra de surveillance de la place Tiananmen couvre une zone fixe. Mais ce jour-là, la caméra suit les policiers sur les lieux et zoome avant de se concentrer sur l’incident. C’est comme si la caméra avait été placée spécialement pour filmer les auto-immolations.

 

24. Un grand nombre de caméras couvre l’incident

L’incident a été retransmis en proposant de nombreux points de vues avec des plans larges, des plans moyens et des gros plans, ainsi que des photos. Si rien n’avait été disposé d’avance, comment les faits ont-ils pu être capturés de façon si complète?

 

Encore plus étrange: alors que la vie de Liu Siying, une des immolées âgée de 12 ans, est en danger, on voit une personne la prendre une photo en gros plan et enregistre sa voix. On ne peut que se demander: Quelles sont les priorités ici? – Sauver un enfant à tout prix ou rassembler des preuves exploitables à l’avenir?

 

25. Les propos des «immolés» ne correspondent pas au Falun Gong

1) Selon les médias chinois, Liu Siying aurait déclaré que sa propre mère lui avait dit de s’immoler pour atteindre «le royaume céleste d’or», ou le «nirvana» selon d’autres reportages. Cependant, ces termes n’appartiennent pas au Falun Gong.

 

2) Une autre «immolée» est régulièrement apparue à la télévision en prétendant être une pratiquante de Falun Gong. Elle a déclaré avoir vu les autres se consumer en premier, produisant une fumée noire. Or elle a estimé que lorsque le de (terme chinois pour désigner la vertu) brûle, il devrait produire de la fumée blanche, car le de est une substance blanche. Seul le karma en se consumant devrait produire de la fumée noire.

 

Aucune phrase dans le Falun Dafa n’indique que la combustion du de engendre de la fumée blanche ou que la combustion du karma génère de la fumée noire. Ces termes (deet karma) se rapportent à la morale et n’ont jamais été associés à la combustion!

 

26. Diffusion immédiate des informations

Dans les deux heures qui ont suivi l’incident, Xinhua a diffusé une déclaration blâmant les pratiquants de Falun Gong de s’être immolés.

 

Directement après cette déclaration, l’émission Focus Interview de CCTV présentait ses analyses et tirait des conclusions faisant autorité, accusant à nouveau le Falun Gong. Cette diffusion contrastait fortement avec la façon dont les informations sont généralement traitées en Chine: les employés des services inférieurs doivent se référer à leurs supérieurs et ainsi de suite jusqu’à ce que les hauts responsables autorisent la diffusion des informations. Les scripts des reportages sur des sujets sensibles diffusés par l’agence de presse Xinhua sont examinés et rédigés plusieurs fois. Dans le cas présent, l’histoire a été rendue publique à une vitesse inouïe, au point d’éveiller les soupçons.

 

«En termes de réactivité, un autre journaliste étranger à Pékin s’est montré choqué que Xinhua puisse diffuser presque immédiatement un premier reportage sur l’incident et en anglais, ni plus ni moins. Tout citoyen chinois sait que chaque reportage de Xinhua doit généralement être approuvé par plusieurs supérieurs et est déjà quasiment obsolète au moment de sa diffusion. En outre, au cours des 18 mois précédents de persécution, les médias officiels n’avaient jamais publié de photos ou de vidéos des protestations des pratiquants de Falun Gong pour la presse étrangère, alors pourquoi maintenant, avec tant d’assurance? Et pourquoi seulement en anglais et non en chinois?»

 

«Ian Johnson du Wall Street Journal, l’un des journalistes les plus perspicaces ayant suivi cette histoire, a soupçonné quelque chose en raison de la rapidité avec laquelle cette histoire a été couverte. Il a observé que les médias officiels «avaient rapporté le décès (de la victime) avec un empressement inhabituel, ce qui impliquait soit que le décès en question avait eu lieu avant le moment annoncé, soit que les médias par ailleurs prudents avaient reçu l’approbation des plus hauts niveaux pour lancer les rapports électroniques et les communiqués télévisés. Les informations locales de 19h, par exemple, présentaient déjà un reportage vidéo sur Changde, la ville de M. Tan, une petite ville de la province du Hunan. La plupart des reportages du soir sont examinés le midi, l’émission quotidienne diffuse donc rarement des reportages du jour même, encore moins su un événement s’est produit à midi et nécessite des informations transmises par satellite provenant de régions relativement éloignées du pays.» (The Fires This Time: Immolation of Deception in Bejing? de Danny Schechter)

 

Bien que les médias contrôlés par les autorités aient diffusé l’information dans les deux heures, il est intéressant de noter qu’il a fallu plus d’une semaine pour terminer la production de la vidéo complète de l’événement.

 

27. Contradictions des reportages chinois – Première partie

Selon une étude réalisée par l’Organisation mondiale d’enquête sur le Falun Gong (WOIPFG), cinq reportages chinois distincts sur une période d’un an présentent des comptes-rendus complètement différents de quand et comment Wang Jindong et sa famille ont commencé à pratiquer le Falun Gong. Certains avancent en définitive qu’il pratiquait depuis plus d’un an, tandis que d’autres donnent des dates antérieures, jusqu’en 1996.

 

28. Contradictions des reportages chinois – Deuxième partie

Dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong sur l’incident des auto-immolations du 23 janvier» publiée par l’agence Xinhua le 7 avril 2003, Wang Jindong se souvenait: «Vers 14h30... J’ai déclenché le briquet et j’ai immédiatement été englouti par les flammes. Je n’ai pas eu le temps de m’asseoir (dans la position du lotus), je me suis assis en demi-lotus. Dans les grandes flammes, l’air faisait beaucoup de bruit. Je pouvais à peine respirer, mais j’étais très conscient que mon objectif serait bientôt atteint. À cet instant, un policier a tenté d’éteindre le feu en me couvrant avec un objet inconnu. J’ai refusé deux fois de les laisser éteindre les flammes sur mon corps. Quelques instants plus tard, quelqu’un a utilisé des extincteurs et l’incendie a été éteint. J’étais très déçu, je me suis levé et j’ai crié: ‘Authenticité, Compassion et Tolérance (Zhen, Shan et Ren), c’est la loi universelle. C’est la loi que tout le monde doit suivre. Mon maître est le premier Bouddha’.»

 

Ici, Wang Jindong a déclaré s’être «levé et avoir crié». Plus précisément, il a dit qu’il s’était levé et avait crié ces mots après que le feu ait été éteint.

 

Dans un reportage antérieur publié par Xinhua le 30 janvier 2001, il était écrit: «Ensuite, des flammes rouges ont jailli de l’individu, dégageant une fumée noire. Assailli par les flammes rouges, l’homme a crié avec désespoir: ‘La grande loi de l’univers est la loi que tout le monde doit expérimenter.’»

 

Les deux reportages se contredisent dans leurs descriptions de l’incendie et dans les paroles prononcées par Wang Jindong. D’autre part, les deux reportages sont en contradiction avec la vidéo de CCTV dans laquelle:

- Il n’y a ni feu ni fumée sur Wang Jindong (voir le point 8)

- Wang Jindong est assis sur le sol quand il se met à crier

- Wang Jindong ne crie pas ce qu’il énonce dans sa «Déclaration personnelle…» (dont les deux dernières phrases ne sont pas représentatives du Falun Gong)

- Wang Jindong n’est même pas assis en position du demi-lotus

 

29. Contradictions des reportages chinois – Troisième partie

Dans sa «Déclaration personnelle...» Wang Jindong a affirmé que le groupe avait versé de l’essence dans des bouteilles à boire, puis:

«Liu Yunfang et moi-même avons déversé les bouteilles sur nos cous et fixés les bouteilles sous nos aisselles avec du ruban adhésif puis nous avons mis nos pulls en laine, puis nos vestes rembourrées en coton. Après cela, nous avons pris avec nous nos lames à tranchant unique et nos briquets que Hao Huijun avait achetés à l’avance.»

 

«Vers 14h30, j’ai utilisé la lame que j’avais préparée dans ma main pour couper la bouteille à travers mes vêtements, puis j’ai jeté la lame et sorti le briquet. À ce moment, des policiers marchaient vers moi et quand ils étaient à une dizaine de pas de moi, j’ai frotté le briquet et j’ai instantanément été englouti par les flammes.»

 

Selon son propre récit, l’essence sur son corps provenait d’une bouteille accrochée autour de son cou et attachée sous son aisselle par du ruban adhésif. La bouteille a été coupée et l’essence s’est écoulée sur son corps.

 

Toutefois, selon l’article de Xinhua du 30 janvier: «À 14h41, au nord-est du Monument aux Héros du Peuple, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, tourné vers le nord-ouest, était assis dans la position «jambes croisées» et s’aspergeait le corps avec un liquide venant d’une bouteille en plastique verte. Ensuite, des flammes rouges ont jailli de l’individu, dégageant une fumée noire...»

 

L’article indique clairement que Wang Jindong s’était «aspergé le corps avec un liquide venant d’une bouteille en plastique verte.» Les deux articles fournissent de longues descriptions sur la façon dont les soi-disant immolés ont réussi à s’asperger d’essence. Les deux se réfèrent au fait que le groupe avait testé la procédure plusieurs fois. C’est dire qu’il était très important pour les immolés de savoir comment se déverserait cette essence sur leurs corps. Pourtant, les deux reportages sont en totale contradiction sur cette question technique si importante (dans un cas on utilise des lames pour couper la bouteille, dans l’autre on s’asperge le corps).

 

30. Contradictions des reportages chinois – Quatrième partie

Dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong…», Wang Jindong a affirmé qu’après l’auto-immolation, la voiture de police l’avait conduit à toute vitesse vers l’hôpital Jishuitan. «À l’hôpital, j’étais couché sur un lit dans une salle de consultation des urgences…»

 

Selon un article du Beijing Evening News daté du 16 février 2001: «Xiao Yang, qui est capable d’effectuer un sprint de 100 mètres en 13 secondes, et ses coéquipiers ont transporté Wang Jindong, dont les cheveux avaient été complètement brûlés, vers la voiture de police, et l’ont conduit à la vitesse de l’éclair aux urgences du district de Xuanwu. Plus tard, il a été transféré vers le service d’urgences de l’hôpital Jishuitan.»

 

Les articles citent des endroits différents où s’est rendue la voiture de police (L’Hôpital Jishuitan et les urgences du district de Xuanwu)

 

Les images de CCTV montrent que les cheveux de Wang Jindong n’étaient pas «complètement brûlés» (voir fait n°5)

 

Si la voiture de police avait roulé «à toute vitesse», «rapidement» ou «à la vitesse de l’éclair» (les deux articles se rejoignent sur ce point), il n’aurait pas fallu deux heures pour se rendre à l’hôpital (voir Fait n°22)

 

31. Autres contradictions des reportages chinois

1) Conformément à l’article de Xinhua du 30 janvier, les prétendus immolés se sont rendus sur la place Tiananmen dès le matin mais ils n’ont pas pu y entrer, ils ont donc attendu «la réouverture de la place dans l’après-midi», après quoi ils sont entrés et ont commencé à s’immoler.

 

Pourtant, dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong…»,  Wang Jindong indique que le groupe s’était rendu au domicile de quelqu’un le matin pour remplir les bouteilles d’essence. Ils ont tous quitté la maison à 14h30, soit 11 minutes avant l’incident, et ont pris un taxi pour se rendre sur la place Tiananmen.

 

2) Dans l’article de Xinhua du 30 janvier, le groupe de Wang Jindong est arrivé à la gare de l’ouest de Pékin dans la matinée du 17 janvier, où Chen Guo les aurait récupérés.

 

Cependant dans la «Déclaration personnelle de Wang Jindong...», Wang affirme qu’une fois arrivé à Pékin, le groupe a pris un bus vers le Conservatoire central de musique, où ils ont été récupérés par Chen Guo.

 

3) Dans l’article du site de Xinhua Net intitulé Interview spéciale avec Wang Juan publié le 24 avril 2002, le nom de la fille de Wang Jindong était Wang Juan dans tout l’article. Pourtant, dans un article de Xinhua Net publié le 28 mars 2001, la fille de Wang Jindong se nomme Wang Juanjuan.

 

Pour les reportages d’actualité, les noms des personnes impliquées sont l’un des éléments les plus importants de l’information. Tout journaliste professionnel prête une grande attention à l’exactitude de cette information fondamentale. Le reportage du 28 mars dépassait les 4.600 mots et le nom Wang Juanjuan est apparu 37 fois. Il est très improbable que ces différentes références à Wang Juan, Wang Juanjuan, aient été le résultat d’erreurs typographiques.

 

Or, dans l’article du 28 mars, il aura fallu plus de 4.000 mots pour décrire comment le camp de travaux forcés pour femmes du Henan a réussi à «transformer» la mère et la fille après de nombreux efforts.

 

Selon un article du site chinois de la BBC publié le 5 avril 2002, «la fille de Wang Jindong affirme avoir renoncé au Falun Gong 10 minutes seulement après être entrée dans le camp de travaux forcés.»

 

Les divergences portent sur la façon dont la mère et la fille ont renoncé au Falun Gong, mais aussi sur l’endroit où elles étaient détenues.

 

4) Dans l’article du 24 avril, l’épouse et la fille de Wang Jindong avaient trouvé les employés du centre sympathiques et chaleureux pendant leur détention fin 2000, c’est pour cette raison qu’elles ont été «transformées» (elles ont abandonné la pratique du Falun Gong).

 

32. Le reportage de Xinhua propose des détails marquants mais sans témoins

L’article du 30 janvier 2001 était le premier reportage détaillé de Xinhua couvrant les auto-immolations. L’article fournit une description très concrète et vivante de la scène des auto-immolations. Par exemple:

«À 14h41, au nord-est du Monument aux Héros du Peuple, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, tourné vers le nord-ouest, était assis dans la position «jambes croisées» et s’aspergeait le corps avec un liquide venant d’une bouteille en plastique verte. Ensuite, des flammes rouges ont jailli de l’individu, dégageant une fumée noire». Au milieu de l’enfer des flammes rugissantes, cet homme a crié de toute sa voix et de toutes ses forces» […] «presque en même temps, sur le côté nord de la place, une femme d’âge moyen a soudain sorti de son sac une bouteille de Sprite. Elle a ouvert la bouche pour avaler le liquide à plusieurs reprises et en a également imprégné tout son corps. À ce moment, l’odeur âcre de l’essence a rempli l’air» [...] «Du côté nord-est du Monument de commémoration des Héros du Peuple, quatre policiers ont d’abord découvert l’homme âgé d’une cinquantaine d’années en train de s’immoler. Ils ont rapidement pris les extincteurs et se sont précipités vers lui le plus vite possible... En moins d’une minute, quatre extincteurs étaient utilisés par la police, celle-ci a rapidement éteint les flammes sur l’homme, qui a ensuite été transporté à l’hôpital dans la voiture de police en service...»

 

Ces informations ne pourraient être obtenues que par une personne se trouvant effectivement sur place. D’après le reportage, cependant, nous ne pouvons pas savoir comment l’auteur a obtenu ces détails. L’article ne mentionne jamais d’interviews ni de témoins oculaires.

 

33. Une photo publiée dans un journal montre la bouteille de Sprite dans une position différente

Selon les observateurs en Chine, une photo publiée dans le Jin Zhou Daily montre la bouteille de Sprite posée sur le sol à côté de la jambe droite de Wang Jindong. Cela diffère de ce qui apparaît dans la vidéo de CCTV dans laquelle la bouteille est visible entre ses jambes. La photo a été publiée le 1er février 2001.

 

34. Quatre ans plus tard, le PCC relance «l’auto immolation» pour détourner l’attention de la mort de Zhao Ziyang

Le 17 janvier 2005, l’ancien Premier ministre chinois et défenseur de la démocratie Zhao Ziyang, qui avait été placé en résidence surveillée durant quinze ans par le PCC, est décédé. La mort de M. Zhao a provoqué de vives réactions en Chine et à l’étranger. De nombreuses personnes, des Chinois ordinaires en Chine aux hauts responsables américains, des représentants de Hong Kong à l’ancien dirigeant de l’Union soviétique Gorbatchev, ont déploré sa mort en faisant l’éloge de ses accomplissements. Pourtant, les médias officiels chinois ont gardé le silence sur la mort de Zhao Ziyang, ne la signalant que d’une phrase dans le journal d’état. Les avis de décès publiés sur le web par le site officiel de Xinhua News.net ont été rapidement retirés.

 

Le lendemain, le 18 janvier 2005, l’agence de presse Xinhua a commencé à rediffuser des reportages sur les «auto-immolations» qui avaient eu lieu quatre ans auparavant. Le PCC a non seulement diffusé des informations en Chine, il a aussi influencé les médias étrangers pour qu’ils diffusent ces informations. Dès le 21 janvier 2005, Associated Press (AP) a diffusé un point de vue biaisé tel que suggéré par le PCC sur les auto-immolations et leurs conséquences. L’article acceptait sans broncher la propagande et rapportait l’événement comme un fait. De nombreux journaux ont plus tard présenté des excuses pour avoir diffusé l’article.

 

Pourquoi le PCC a-t-il fait de si grands efforts pour parler d’un événement datant de quatre ans plus tôt et ce au lendemain d’un événement vraiment important en Chine?

 

35. Pas de cas de suicide de pratiquants de Falun Gong avant ou après l’incident

Depuis que le Falun Gong a été présenté en mai 1992 jusqu’au début de la persécution en juillet 1999, jamais un communiqué n’a rapporté le suicide d’un pratiquant de Falun Gong. Avec environ 70 à 100 millions de personnes pratiquant le Falun Gong en 1998 et un taux de suicide en Chine de 23 pour 100.000, il n’aurait pas été compliqué de relever au moins 23.000 cas de suicide. Pourtant, rien n’a jamais été signalé. Cela indique clairement l’effet du Falun Gong sur la santé.

 

Une fois la persécution lancée, les médias officiels chinois ont commencé à diffuser reportage après reportage des cas de crimes, de meurtres et de suicides causés par les pratiquants de Falun Gong. Au cours des six premiers mois de la persécution, plus de 300.000 reportages anti-Falun Gong ont été publiés. De toute évidence, l’augmentation soudaine de ces reportages laisse place au doute. Des enquêtes locales ont été effectuées sur certains de ces reportages et ont indiqué qu’ils étaient truqués ou faux (par exemple, si un citoyen moyen se suicidait, on disait qu’il pratiquait le Falun Gong). D’autres reportages disaient que les pratiquants décédés dans les camps de travaux forcés s’étaient suicidés, alors qu’en général, ces personnes avaient été torturées à mort et rapidement incinérées par les autorités.

 

Ces dernières années, les médias chinois se sont montrés moins prompts à parler du Falun Gong en public, mais de temps en temps, ils réussissent à glisser un reportage. Par exemple, en novembre 2005, le Beijing Daily News annonçait qu’un pratiquant de Falun Gong s’était immolé à Pékin. Cela a rapidement été dénoncé comme une fausse rumeur. (Cliquez ici pour plus de détails)

 

Le comportement des pratiquants de Falun Gong hors de Chine continentale est peut-être plus révélateur. Des milliers de pratiquants vivent dans plus de 80 pays dans le monde. Beaucoup habitent les régions sinophones de Hong Kong, Singapour, Taïwan – des régions qui ne sont pas contrôlées par le PCC. L’île de Taïwan compte à elle seule plus de 300.000 pratiquants.

 

Aucun suicide de pratiquant de Falun Gong n’a jamais été rapporté hors de Chine continentale.

 

36. Les «auto-immolations» de Tiananmen ne correspondent pas aux autres immolations dans l’histoire

L’auto-immolation est une des formes de suicide des moins conventionnelles, car elle prend beaucoup de temps et est extrêmement douloureuse. Parmi les cas signalés dans l’histoire récente, la plupart ont été accomplis en signe de protestation. Les raisons de ces auto-immolations incluent: protester contre la guerre, contre une domination autoritaire, contre une occupation militaire, contre la politique d’un gouvernement, contre des procès juridiques et la dépression.

 

Toutefois, les raisons invoquées par les «immolés» de Tiananmen étaient des choses comme «aller au ciel». Rien n’a jamais été mentionné au sujet de protester contre quoi que ce soit et le groupe n’était certainement pas sujet à la dépression. S’ils ne cherchaient pas à protester contre le gouvernement, alors le fait qu’ils se soient rendus sur la place Tiananmen semble étrange.

 

Les suicides collectifs sous prétexte d’«aller au ciel» sont extrêmement rares et restent toujours discrets. Prenons l’exemple de la secte Heaven’s Gate dont les membres ont ingéré en 1997 des pudding empoisonnés avant de regagner leurs dortoirs. Les suicides de ce type se font généralement dans une région éloignée du public.

 

Voici deux cas réels d’auto-immolation en Chine:

- Premier cas: le 15 septembre 2003, devant le pont de Jinshui de la place Tiananmen, un paysan du nom de Zhu Zhengliang du canton de Qingyang, province d’Anhui, s’est aspergé d’essence et s’est immolé. Il a expliqué son geste par la démolition forcée de sa maison et le traitement inéquitable de son dossier en justice.

- Second cas: le 1er octobre 2003, Yang Peiquan, venu de la ville de Jingzhou du canton de Gongan dans la province du Hubei pour faire appel, s’est immolé avec de l’essence près du coin sud-est de la place Tiananmen au niveau du Monument aux Héros du Peuple. Yang Peiquan était un ouvrier de 49 ans qui venait d’être licencié.

Plusieurs cas d’auto-immolations de ce genre ont été diffusés dans les informations.

 

Mais en raison d’une couverture assez faible de ces événements, la plupart des Chinois n’en ont probablement jamais entendu parler. La différence dans le traitement médiatique de ces cas d’immolations et l’incident de la Place Tiananmen en 2001 est énorme.

 

37. Les «autos immolés» ont immédiatement renoncé au Falun Gong

Pourquoi les «immolés» seraient-ils allés jusqu’à se donner la mort par les flammes au nom du Falun Gong pour renoncer à la pratique immédiatement après avoir survécu?

 

38. Les auto-immolations ne ressemblent pas aux actes désintéressés des pratiquants

Les pratiquants de Falun Gong s’efforcent d’être honnêtes dans tous les aspects de leur vie. Tous les livres de Falun Dafa, la musique, les articles de partage d’expériences dans lesquels les pratiquants présentent leurs lacunes et comment les améliorer ainsi que toutes les autres activités, tout est gratuit et accessible au public, sur Internet ou de personne à personne. En Chine continentale, les pratiquants ont tout risqué pour se rendre sur la place Tiananmen et faire appel auprès des autorités en déployant des banderoles, ou en clarifiant les faits sur le Falun Gong et la persécution par des moyens pacifiques.

 

Si un pratiquant s’immolait par le feu, il affecterait négativement les efforts des autres pratiquants qui cherchent à éveiller la conscience des gens en Chine continentale. C’est sans doute pourquoi l’événement a été mis en scène de cette façon: dans les premières années de la persécution, des centaines de pratiquants de Falun Gong se rendaient chaque jour sur la place Tiananmen à Pékin pour faire appel auprès des autorités, risquant ainsi l’arrestation et la détention. Ces actes désintéressés éveillaient le grand public et donnaient aux citoyens l’espoir d’un avenir sous ce régime totalitaire.

 

En mettant en scène les «auto-immolations» de cette façon et à cet endroit, le PCC a directement mis au défi les efforts des pratiquants en leur donnant une connotation négative.

 

39. Le Falun Gong nie toute implication

Le fait que les représentants du Falun Gong aient immédiatement nié toute implication dans ces auto-immolations va de soi.

 

40. Une combinaison idéale de participants pour attirer l’attention publique

Les personnes impliquées dans la mise en scène semblent avoir été soigneusement choisies, c’est-à-dire: un homme, une jeune femme, une dame plus âgée et une petite fille. Alors qu’elle était transportée vers une ambulance, la petite fille appelle sa mère dans un cri à déchirer le cœur et le brancardier s’arrête un instant pour permettre de filmer la scène.

 

L’événement a immédiatement soulevé la sympathie du public et sali le Falun Gong. Dans toute la Chine, les gens étaient bouleversés. En conséquence, des groupes de villageois ont fait irruption au domicile des pratiquants et ont demandé à tout le monde de dénoncer Le Falun Gong. Certains ont volé ou battu les pratiquants. La police n’intervenait pas quand les victimes étaient des pratiquants de Falun Gong. 

41. Une journaliste de CCTV admet qu’une partie de l’incident des auto-immolations a été mis en scène

Li Yuqiang est rédactrice en chef de l’émission d’information Focal Point sur CCTV. Depuis le début de la persécution en 1999, elle a été responsable de produire des émissions visant à diffamer le Falun Gong, notamment au travers d’interviews.

 

Début 2002, alors que Li Yuqiang interrogeait des personnes du camp de travail de Tuanhe au sujet des auto-immolations, Zhao Ming, un pratiquant de Falun Gong incarcéré, a soulevé la question de la bouteille de Sprite. La journaliste a répondu avec franchise au sujet de cette anomalie: «Nous avons tourné cette scène après les faits. Si cela fait naître des soupçons, nous arrêterons de la montrer.» Elle a ensuite tenté de faire valoir que la scène avait été arrangée dans l’objectif de prouver au public que les pratiquants de Falun Gong avaient orchestré l’incident.

 

Que recherchait CCTV en tournant des scènes «après les faits»? Pourquoi Wang Jindong – un individu soi-disant si aliéné et si frénétique dans sa volonté de s’immoler par le feu – aurait-il coopéré en se soumettant totalement à la volonté de CCTV de tourner à nouveau la scène?

 

42. Des organismes hors de Chine admettent publiquement que les immolations ont été mises en scène

Le 14 août 2001, lors d’une réunion des Nations unies, l’organisation non-gouvernementale International Education Development a fait une déclaration officielle: «Le régime chinois dénonce un soi-disant incident d’auto-immolation sur la place Tiananmen le 23 janvier 2001 comme preuve pour calomnier le Falun Gong. Cependant, nous avons obtenu une vidéo de l’incident qui, selon nous, prouve que cet événement a été mis en scène par les autorités. Nous avons des copies de cette vidéo ici et les personnes intéressés peuvent s’en procurer un exemplaire.»

 

Les Nations unies, Reporters sans frontières, Amnesty International, le Washington Postet Epoch Times ont tous admis qu’il existait des failles dans l’histoire officielle.

 

En 2002, un documentaire analysant les images de CCTV intitulé False Fire, a reçu un prix d’honneur lors du 51e Festival international du film et de la video de Colombus.

 

43. Liu Chunling se tient debout, trois policiers pointent simultanément des extincteurs

Lorsqu’une personne est en feu, celle-ci tombe rapidement et est incapable de se déplacer en raison de la douleur intense provoquée par l’ardeur du feu. Pourtant, les images de CCTV montrent Liu Chunling en feu tituber vers l’avant. Seule une caméra placée avant que Liu Chunling ne prenne feu aurait permis à CCTV de capturer cet instant. Dans ces mêmes images, on voit trois policiers utiliser simultanément des extincteurs éteindre le feu. Cela veut dire que les trois policiers auraient dû réagir d’abord à la vue du feu, aller chercher des extincteurs dans la ou les voitures, courir sur plusieurs dizaines de mètres pour atteindre les flammes (le tout en moins de 10 secondes). Et ces trois policiers venant de distances variables seraient arrivés presque simultanément. Pourtant, les images de la télévision montrent que la première voiture de patrouille se trouve à environ 10 mètres, les autres voitures se situent beaucoup plus loin.

 

Dès lors, il est plutôt étrange que les images de la télévision montrent les trois hommes debout aux côtés de la personne en feu dans leurs positions respectives, arrivés à temps pour commencer à contrôler et éteindre le feu en deux secondes. On s’attendrait à ce qu’apparaisse d’abord un premier policier pour éteindre le feu, suivis par d’autres venant de différentes directions et de différentes distances.

 

44. Au moins deux des immolés ont été placés en résidence surveillée

Deux des immolés, Chen Guo et sa mère Hao Huijun, ont été placés en résidence surveillée à l’assistance sociale de Bejiao dans la ville de Kaifeng. Zhan Jingui, un agent à la retraite du département de police de Kaifeng est responsable de les surveiller. La police surveille Chen Guo et sa mère jour et nuit pour empêcher tout contact avec le monde extérieur. Des policiers ont révélé en privé que les autorités essayaient de prendre soin d’elles afin de ne pas les laisser mourir et pour qu’elles puissent servir à attaquer et discréditer le Falun Gong.

 

45. Liu Yunfang, arrêté sans s’être jamais immolé, donne des déclarations contradictoires

Le reportage de Xinhua du 28 février 2001 mentionne que «Liu Yunfang, se considérant lui-même comme «un pratiquant affirmé de Falun Gong» et qui a directement organisé les auto-immolations de la place Tiananmen, n’était pas si «attaché»... Conformément à leur accord établi au préalable, chacun se soumettrait au feu pour atteindre «la plénitude parfaite» sur la place Tiananmen au moment même de la Fête du Printemps. Mais Liu Yunfang n’a pas même versé une goutte d’essence sur son corps.» Au centre de détention du bureau de la sécurité publique de Pékin, lorsqu’un journaliste l’a questionné sur le sujet, Liu Yunfang s’est moqué de la question en essayant de défendre les incohérences de ses actions et de ses affirmations: «Je ne me suis pas immolé parce que le «maître» voulait que je reste. Il voulait que je vive pour pouvoir parler.»

 

Un an plus tard, les journalistes de CCTV ont interviewé Liu Yunfang. Interrogé sur le but des «auto-immolations», celui-ci a déclaré qu’il s’agissait de «clarifier la vérité aux gens».

 

«Clarifier la vérité» est un terme utilisé dans le Falun Gong pour décrire les efforts fournis pour dénoncer les mensonges du régime communiste et dissiper les idées fausses au sujet de la pratique. Le terme «plénitude parfaite» est un terme à part qui se réfère au fait de réussir sa cultivation. Ce terme n’a rien à voir avec le fait de se tuer ou de s’immoler. Pourquoi Liu Yunfang a-t-il délibérément induit le public en erreur avec ses mots? Et pourquoi a-t-il changé son histoire par deux fois?

 

46. Fausse affirmation du PCC: La lecture d’articles du fondateur du Falun Gong «encouragerait à s’immoler»

Selon les médias du PCC les «victimes» ont été encouragées à s’immoler après avoir lu des articles rédigés par le fondateur du Falun Gong. Cela n’a pas de sens, si nombreux sont les pratiquants de Falun Gong à travers le monde ayant lu les mêmes articles.

 

Les pratiquants ont travaillé sans relâche pour clarifier les faits et dénoncer la persécution en Chine afin que les gens trompés par les rumeurs et les mensonges puissent saisir la beauté du Falun Gong. Comment les «immolés» auraient pu tout simplement oublier que d’innombrables pratiquants sont persécutés et s’incendier en public en donnant un motif de plus au régime de Jiang Zemin pour persécuter le Falun Gong?

 

Évidemment, depuis le début de la persécution, tous les livres du Falun Gong ont été interdits, personne en Chine continentale ne peut facilement accéder au texte pour vérifier que tout cela est faux. Et le PCC n’a jamais publié d’articles écrits par le fondateur du Falun Gong pour soutenir ses affirmations.

 

47. Un roman populaire immédiatement interdit après l’incident

«Peu de temps après l’incident des immolations, un roman populaire publié dix ans auparavant intitulé Le Péril jaune (Huang Huo) a curieusement été interdit en Chine. Il semblerait que les présumées immolations de la place Tiananmen ressemblaient fortement à un épisode du Péril jaune. Dans le deuxième chapitre du roman, quelqu’un soudoie des personnes en phase terminale de maladie afin qu’elles s’immolent par le feu et utilise ensuite l’incident pour piéger des opposants dans une persécution à caractère politique. Jiang Zemin et ses collaborateurs pourraient-ils s’être inspirés de l’incident duPéril jaune? Pourquoi cette interdiction soudaine?»

 

48. Jiang Zemin avait besoin d’un événement pour monter l’opinion publique contre le Falun Gong

«Mi-2000, près d’un an a passé depuis que Jiang Zemin, alors dirigeant du Parti, a lancé sa persécution contre le Falun Gong. Pourtant, les choses ne se déroulent pas comme il l’avait prévu (les gens ne condamnent pas massivement le Falun Gong). Plus d’un mensonge a été répandu, plus d’une critique acerbe a été écrite, d’innombrables «sessions d’étude» ont été organisées, mais les gens n’y adhèrent tout simplement pas. Ils avaient déjà vu trop de mouvements politiques de masse, ils savaient ce que Jiang Zemin cherchait. Beaucoup de gens estimaient: ‘Si Jiang Zemin n’aime pas le Falun Gong, alors laissez-le se débrouiller tout seul – mais ne nous y impliquez pas.’»

 

«À l’exception de quelques régions ayant strictement appliqué les politiques du Parti, les dirigeants de nombreuses régions, y compris les employés du Bureau 610 (l’organisme responsable de la mise en œuvre de la persécution du Falun Gong) se sont montrés peu enthousiastes. Un ancien agent du Bureau 610 responsable du quartier de Hangu dans la ville de Tianjin a décrit la situation à l’époque: «Pour être honnête, les personnes responsables au niveau local n’aimaient pas faire cela (cette sorte de persécution). La police dans cette région vivait dans la proximité des gens ordinaires. Par exemple, peut-être vous viviez juste à côté de chez moi et nous nous côtoyions tout le temps. Comment pourrais-je alors vous faire arrêter? Et c’était Hangu – un petit endroit au bord de la mer avec seulement quatre postes de police. Qui que vous arrêtiez, cette personne faisait partie du cercle de vos connaissances. Par exemple, la femme d’un agent de police pouvait travailler dans le même endroit que l’épouse d’une personne arrêtée. Un agent du poste de police pouvait habiter dans la rue dont il était responsable, la personne arrêtée pouvait s’avérer être le voisin du dessous. Nous étions tous des voisins et nous nous connaissions tous. Si des gens comme ça ne font rien qui aille contre la loi, rien qui viole la loi, pouviez-vous avoir à cœur de les arrêter?

 

«Lors de la cinquième session plénière du Quinzième Congrès national du PCC, tenue du 9 au 11 octobre 2000 à Pékin, plusieurs membres du Comité central du PCC ont remis en question la persécution du Falun Gong. Ils ont demandé une explication de cette campagne. Parmi les sept membres du Comité permanent du Bureau politique, quatre membres – plus de la moitié, à savoir, Zhu Rongji, Hu Jintao, Li Ruihuan et Wei Jianxing, se sont opposés au maintien de la persécution du Falun Gong. Pendant ce temps, Qiao Shi, l’ancien Président du Comité permanent de l’Assemblée nationale du peuple, a exprimé son malaise face au meurtre de pratiquants de Falun Gong innocents. Il est revenu d’assez loin à Pékin, il s’est rendu sur la place Tiananmen pour constater de ses propres yeux les coups et les arrestations des pratiquants, ce dont il avait entendu parler. Zhu Rongji, le Premier ministre du Conseil d’État, s’est rendu en personne au cinquième département du Bureau de la sécurité publique de Pékin pour demander aux responsables de la sécurité publique: ‘de ne pas rendre plus difficile ce qui est déjà très dur pour les pratiquants de Falun Gong!’»

 

«Jiang Zemin s’est creusé les méninges pour trouver les moyens de désigner le Falun Gong comme une «secte». Jiang Zemin a qualifié le Falun Gong de «secte» (xiejiao) pour la première fois le 25 octobre 1999 dans une interview avec le Figaro. Cette même année, lors de la coopération économique Asie-Pacifique à Auckland en Nouvelle-Zélande, Jiang Zemin a personnellement remis au président des États-Unis et d’autres dirigeants des livrets visant à discréditer le Falun Gong. Il a également saisi l’occasion d’une entrevue avec Mike Wallace de CBS pour diffamer le Falun Gong en prétendant à tort que «des milliers de pratiquants de Falun Gong ont commis des suicides». Les médias de Chine continentale n’ont pas osé diffuser cette partie spécifique de l’entrevue, craignant que Jiang Zemin n’y paraisse transparent et ridicule. Jiang Zemin a aussi convoqué Luo Gan, plus d’une réunion secrète s’est alors tenue afin de planifier comment attiser la haine publique contre ce groupe de méditation toujours populaire. Après des échecs répétés pour piéger les pratiquants de Falun Gong, Jiang Zemin a fait venir Luo Gan de nombreuses fois pour discuter secrètement des moyens de créer un événement explosif qui permettrait de diaboliser le Falun Gong. Luo Gan a garanti à Jiang Zemin qu’il y parviendrait. Luo Gan a commencé par semer quelques graines de désinformation. Le 29 décembre 2000, l’agence de presse Xinhua diffusait – agissant en accord avec les directives du Bureau 610 du Comité central – des informations anonymes évoquant un «suicide collectif échoué» de membres du Falun Gong. Le vague reportage omet de divulguer les noms des personnes potentiellement impliquées, les détails de l’événement, voire même son emplacement. Le reportage affirme que les adhérents avaient planifié un suicide collectif dans la période du Jour de l’An. Le reportage était destiné à préparer les lecteurs à ce qui allait suivre. Un mois plus tard, une fois les images des auto-immolations diffusées, ces scènes tragiques, inquiétantes, ont attisé une immense colère en Chine. L’animosité envers le Falun Gong a surgi, la plupart des gens ont rapidement oublié tout le bien qu’ils avaient pu percevoir dans la pratique et auprès des pratiquants. Les gens ont oublié ce qu’ils ont vu de leurs propres yeux et ce dont ils avaient eux-mêmes fait l’expérience, comme si les affirmations du régime s’avéraient plus fiables. Tel a été le pouvoir de ces images montées par CCTV sur l’émotion. La machine de propagande de l’État était maintenant sortie de sa torpeur, prête à se venger. Des personnalités de toutes sortes sont apparues à la télévision pour condamner le Falun Gong. Pendant qu’ils s’exprimaient, CCTV insérait de temps en temps pour plus d’effet une ou deux scènes effrayantes des immolations. Suivant les instructions de Jiang Zemin, tous les médias en Chine, de premier et de second plans, ont ainsi lancé une nouvelle campagne de critiques ciblant le Falun Gong. Le bureau général du Comité central du PCC a publié un avis annonçant le lancement d’un mouvement politique à l’échelle nationale visant à «exposer davantage et critiquer le vrai visage de la secte diabolique du Falun Gong». Dans les quatre jours suivant le jour des immolations, les agences de presse Xinhua et China News Agency ont respectivement publié en ligne 107 et 64 articles, blâmant et condamnant le Falun Gong.

 

Les médias officiels ont déclaré que dans au moins quatorze provinces, municipalités et régions, «le public» s’est présenté massivement pour dénoncer le Falun Gong. Les dirigeants au sein du Parti, des autorités et de l’armée et des groupes de citoyens de toutes sortes ont été invités à exprimer leur soutien envers «la sage décision» du Comité central. Les organismes locaux ont pour leur part été conviés à organiser des «réunions de critique», de petite ou grande taille, pour condamner les crimes innommables de la secte. Chaque jour, CCTV diffusait des interviews de gens de tous les milieux exprimant leur soutien, ces séquences ont été diffusées et rediffusées pour s’assurer qu’aucune paire d’yeux ni d’oreilles n’y a échappé. L’objectif était d’amener tout le monde à haïr le Falun Gong.

 

49. Jiang Zemin et Luo Gan ont essayé de piéger les pratiquants de Falun Gong en mai 1999

«En mai 1999, lorsque la persécution du Falun Gong était encore dans sa phase préparatoire, Jiang Zemin et Luo Gan ont un jour prévu une terrifiante «action spéciale». D’abord, le Bureau général du Comité central a publié un document affirmant que 10.000 pratiquants de Falun Gong avaient planifié un «suicide collectif» à Xiangshan, une banlieue à l’ouest de Pékin. Ce document a ensuite été délibérément divulgué aux médias étrangers pour être diffusé. Ensuite, la police locale, des policiers en civil et des infiltrés ont informé les pratiquants de Falun Gong d’un grand «rassemblement» dans Xiangshan. Par ailleurs, des troupes armées ont été envoyées à Xiangshan, la police anti-émeute armée y est aussi positionnée en cachette. Le tout formait un piège soigneusement élaboré. Les pratiquants de Falun Gong devaient y être attirés et assassinés. La scène serait ensuite dépeinte par la propagande des médias officiels comme un «suicide collectif» tragique ou un «suicide manqué». Jiang Zemin aurait dès lors les raisons nécessaires pour qualifier le Falun Gong de «secte» et les efforts pour encadrer et réprimer le groupe pourraient facilement être renforcés. Mais l’entièreté du plan a été révélé et pas un seul pratiquant de Falun Gong ne s’est rendu à Xiangshan. Trois fois entre le 9 septembre et le 1er mai, la police et les policiers en civil ont changé «le jour du rassemblement» dans l’espoir de meilleurs résultats. Mais finalement, tout ce stratagème n’a rien donné.»

 

50. Réaction excessive de Jiang Zemin après la diffusion d’une vidéo discréditant les auto-immolations

«Dans la nuit du 5 mars 2002, sur huit stations de télévision du câble, les programmes normaux sont interrompus pour être remplacés par un enregistrement de 45 minutes sur le Falun Gong. L’enregistrement inclut des documentaires tels que Auto-immolation ou supercherie? et La propagation du Falun Dafa dans le monde. Les mensonges mis en place par la machine de propagande du PCC durant des années se sont dès lors retrouvés discrédités en moins d’une heure. Ces vidéos ont révélé le développement rapide du Falun Gong en Chine continentale avant la répression et son expansion dans plus de 60 pays, elle souligne la vérité sur le Falun Gong et ses enseignements honorables d’Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Des centaines de milliers de personnes dans la ville de Changchun ont été très surprises par le documentaire Auto-immolation ou supercherie? qui analyse les images de l’incident de CCTV au ralenti, soulignant les incohérences, une par une. Le lendemain, la séquence au ralenti de Liu Chunling frappée à la tête par un policier alors qu’elle était soumise au feu est devenue le sujet de conversation dans toute la ville. On pouvait entendre des discussions sur la question au bureau, dans le bus, à l’école ou au supermarché, ce qui démontre l’impact sur l’esprit des gens d’un mensonge une fois révélé.

 

«Jiang Zemin est devenu furieux après avoir été informé de cette émission télévisée. Selon certaines sources, il aurait été secoué par la colère pendant plusieurs minutes. Il a ensuite réagi en frappant du poing sur la table et en criant: ‘Envoyez-moi Zeng Qinghong et Luo Gan immédiatement!’» Le secrétaire de Jiang Zemin , déjà habitué à l’humeur de son supérieur, ne l’avait jamais vu aussi furieux et violent. Pleinement conscient de la gravité de la question, le secrétaire a décroché le téléphone d’une main tremblante.

 

«Suite aux suggestions de Zeng Qinghong et de Luo Gan, Jiang Zemin a ordonné de placer la région militaire de Shenyang en état de préparation à la guerre niveau II et la région militaire de Changchun et la police armée de la province du Jilin en état d’alerte de niveau I. Luo Gan a ordonné aux Bureaux de la sécurité publique du Jilin de Changchun d’enquêter sur les émissions de télévision et de résoudre l’affaire dans les plus brefs délais. Alors que Luo Gan était au téléphone en train de dire à ses hommes ce qu’ils avaient à faire, Jiang Zemin a ordonné: «Dites à tous les policiers de tirer sur tout pratiquant de Falun Gong impliqué dans les enregistrements télévisés. Tuez-les sans exception! Je vous garantis qu’aucun agent ayant tué un pratiquant de Falun Gong ne sera tenu responsable. Cette affaire doit être résolue dans la semaine, sans quoi le secrétaire du Parti de la ville de Changchun et les chefs de police de plusieurs niveaux de la ville devront démissionner.»

 

51. La BBC invitée pour une «interview arrangée»

Le 3 avril 2002, les autorités chinoises se sont arrangées pour que 12 médias chinois et internationaux interviewent Wang Jindong et les autres. Le reportage de la BBC intitulé «L’interview arrangée» déclare: «Les autorités chinoises ont toujours refusé que tout média international organise des interviews avec les survivants des auto-immolations, mais tout d’un coup, des entretiens sont arrangés entre des journalistes étrangers et des survivants.» L’envoyé spécial de la BBC a également déclaré que l’intention du régime chinois en préparant cet entretien constituait de toute évidence un effort pour prouver la légitimité de la persécution menée contre le Falun Gong.

 

Les journalistes étrangers n’ont jamais eu la réelle liberté d’interviewer les pratiquants, parce que toutes les personnes interrogées sont préparées par le PCC. La BBC cite Reporters sans frontières dans son reportage du 4 décembre 2001: «Depuis que les autorités ont lancé leur campagne d’éradication contre le Falun Gong, les journalistes ont systématiquement été gênés dans leur travail à ce sujet. Les photographes et les cameramen étrangers se sont vus empêchés de travailler sur et autour de la place Tiananmen où des centaines de pratiquants de Falun Gong ont manifesté ces dernières années. Selon les estimations de Reporters sans frontières, au moins 50 représentants de médias internationaux ont été interrogés. Certains d’entre eux ont été battus par la police. Les correspondants qui ont tenté de couvrir les activités du mouvement interdit ont été harcelés par les services de sécurité. Enfin, de nombreux adeptes du Falun Gong ont été emprisonnés pour avoir été interviewés par des journalistes étrangers.»

 

Tiré de Surveillance de la BBC: Chine – Reporters sans frontières, les journalistes étrangers encore persécutés pour avoir couvert le Falun Gong

 

52. Des témoins oculaires et autres indiquent tous que les auto-immolations ont été mises en scène

Un témoin oculaire se rappelle l’incident de l’«auto-immolation» mise en scène sur la place Tiananmen

 

Un témoin oculaire rapporte avoir vu les acteurs de l’auto immolation de TianAnMen à l’hôpital

 

Le témoignage oculaire d’un non pratiquant sur l’auto immolation place Tiananmen 

 

Être témoin des faits concernant l’auto-immolation de Tiananmen

 

La colère d’un chauffeur de taxi – La vérité à propos de l«auto immolation» de Tiananmen

 

53. Au moins 6 initiés révèlent que l’auto-immolation était une mise en scène (articles en anglais)

Une personne informée du poste de police de Tiananmen révèle comment les «auto-immolations» ont été organisées

Le directeur du Comité des affaires politiques et légales révèle la vérité derrière l’incident des «auto-immolations»

 

Un directeur de poste de police reconnaît que les auto-immolations de la place Tiananmen ont été organisées

 

Le Bureau de la sécurité nationale chinois impliqué dans les auto-immolations

 

Le directeur du camp de travail de la ville de Dalian révèle la vérité derrière l’épisode des «auto-immolations» 

 

La police était informés des auto-immolations deux jours auparavant

 

54. La date des auto-immolations, un choix délibéré

Le 23 janvier 2001 peut paraître une date ordinaire hors de Chine. Mais en Chine, le 24 janvier 2001 représentait le jour de l’an chinois. Le Nouvel An chinois est la fête la plus longue et la plus importante en Chine – elle dure deux semaines, son histoire est ancienne et est peut-être le plus beau moment de l’année pour la plupart des Chinois. Donc, en mettant en scène les «auto-immolations» pour le Nouvel An, le PCC était sûr de réussir son effet et de choquer le public pendant cette période consacrée à la famille et à la célébration, dans l’objectif insuffler plus de haine encore envers le Falun Gong.

 

http://www.epochtimes.fr/front/14/1/13/n3509275.htm

 

 

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