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68% des Suisses veulent supprimer les «rémunérations abusives» des patrons

Publié par wikistrike.com sur 3 Mars 2013, 19:55pm

Catégories : #Economie

68% des Suisses veulent supprimer les «rémunérations abusives» des patrons

 

 

 

2612755_photo-1362315867066-3-0_640x280.jpgLes Suisses ne veulent plus des parachutes dorés. Ils ont voté largement en faveur de l'interdiction des «rémunérations abusives» des patrons des sociétés suisses cotées en Suisse ou à l'étranger, et notamment de leurs parachutes dorés. Selon la Chancellerie fédérale, l'initiative Minder - du nom de l'homme d'affaires à l'origine de ce vote - a été acceptée avec un taux de participation de 46% par 67,9% des voix et tous les cantons ont dit «oui», ce qui est très rare. 

  

«Une excellente journée pour les actionnaires»

C'est un «signal fort» envoyé aux  et à l'économie, a déclaré la ministre de la et de la Police, Simonetta Sommaruga. «Le résultat est la conséquence d'un malaise» au sein de la population face au «niveau inconcevable» de certaines rémunération, a-t-elle ajouté.

«C'est une excellente journée pour les actionnaires», a déclaré à la télévision suisse RTS Dominique Biedermann, directeur de la fondation Ethos, une organisation d'actionnaires qui représente 141 fonds de pension.

Interrogé par la télévision suisse RTS, Thomas Minder, chef d'entreprise et sénateur UDC (Union démocratique du centre, droite populiste), indique qu'il n'est «pas surpris. Le peuple a décidé de donner un signal fort envers les conseils d'administration, le Conseil fédéral (, ndlr) et le Parlement».

LES TROIS PRINCIPALES MESURES :

1. La durée du mandat des membres du conseil d'administration
 sera limitée à une année, et certaines formes de rémunérations, telles que les indemnités de départ - les fameux parachutes dorés - ou les primes pour des achats d'entreprises, seront interdites. 


2. Les rémunérations du conseil d'administration et de la direction
 devront être approuvées obligatoirement par l'assemblée générale des actionnaires. Concrètement, les actionnaires devront voter chaque année la somme des rémunérations qui sera mise à disposition des membres du conseil d'administration et de la direction.


3. Quiconque ne se conforme pas à ces règles pourra être sanctionné d'une peine d'emprisonnement de trois ans au plus et d'une «peine pécuniaire pouvant atteindre six rémunérations annuelles», explique le texte proposé au vote populaire.

Le gouvernement et la Chambre haute (sénateurs) suisses se sont prononcés contre cette initiative. Le gouvernement craint que certaines grandes entreprises décident de «transférer leur siège à l'étranger». Le Parlement a par ailleurs mis au point un contre-projet, moins réformateur et permettant d'opter pour des dérogations dans le cas des indemnités de départ.

Le texte de Thomas Minder est adopté mais il faudra encore attendre plus d'un an avant sa mise en oeuvre. Le gouvernement suisse devra en effet d'abord rédiger un projet de loi respectant les principales dispositions de l'initiative, puis la faire approuver par le Parlement. Faute de majorité, c'est le contre-projet qui entrerait directement en vigueur. Les experts s'attendent à de longs débats, en raison notamment de la technicité du sujet. En outre, seuls le Parti socialiste et les Verts ont soutenu l'initiative, la droite et le centre l'ayant combattu.

 

Sources: Le Parisien / AFP

L'affaire qui a choqué les Suisses

Le succès de cette votation qui propose aux Suisses de freiner l'appétit des grands patrons doit beaucoup à... l'un de ces hauts cadres dirigeants. «Même s'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, vers la fin on avait l'impression que l'initiative allait passer, surtout avec l'effet Vasella», a ainsi souligné Roby Tschopp, directeur d'Actares, une association qui regroupe plus de 1300 actionnaires en Suisse.

La prime de départ de 72 millions de francs suisses (60 M€), que le conseil d'administration du groupe pharmaceutique Novartis avait prévue pour son futur ex-président Daniel Vasella, avait soulevé en Suisse un véritable tollé fin février. Daniel Vasella, qui a été pendant des années le patron le mieux payé de ce pays, a finalement renoncé à ce parachute en or massif. 
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Rensk 04/03/2013 06:58


Il est intéressant de voir le sondage de 24 Heures fait après les résultat.


La question : Pensez-vous que l'initiative Minder sera appliquée de manière efficace?(Par les politiques)


Oui : 22.1%


Peut-être : 39.7%


Non : 35.9%


Sans avis : 2.2%


 


C'est montrer le niveau de confiance des électeurs face aux élus, 68% ont voté pour et que 22.1% font confiance !!!

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