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A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

Publié par wikistrike.com sur 3 Mars 2012, 16:10pm

Catégories : #Economie

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

 

Enda-Kenny-500x250.jpgDUBLIN (NOVOpress Breizh) – Les Irlandais devront se prononcer par référendum sur le Traité relatif à la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG). C’est ce qu’a annoncé mardi en fin d’après-midi le Premier ministre Enda Kenny. Un recours au référendum écarté, en France, par Nicolas Sarkozy.

« Le peuple irlandais sera invité à autoriser par référendum la ratification du traité de stabilité européen », a déclaré au parlement Enda Kenny (photo), qui a affirmé sa conviction que c’est l’intérêt de son pays d’approuver ce traité signé fin janvier, destiné à renforcer la discipline budgétaire des Etats signataires. «Au bout du compte, cela reviendra à voter pour la stabilité économique et la reprise» a conclu le Premier ministre.

Une victoire du « non » aurait pour conséquence de réduire à néant l’unanimité de la zone euro concernant le dispositif de redressement mis au point conjointement par la Chancelière allemande et Nicolas Sarkozy : la fameuse «règle d’or» de retour à l’équilibre budgétaire qui s’imposerait à tous les Etats concernés, assortie de sanctions automatiques en cas de dépassement des plafonds. En cas de rejet du traité par les Irlandais, le pacte s’appliquerait quand même aux seize autres membres de la zone euro, avec la conséquence de créer un nouvel ensemble au sein d’une Union européenne à multiples vitesses.

Le résultat de la consultation s’annonce incertain. Si les Irlandais sont très soucieux de leur souveraineté – ils n’entendent pas remettre en question leur « particularisme » fiscal contesté par la France et l’Allemagne – ils savent aussi qu’en rejetant le traité ils perdraient le bénéfice des fonds de secours auxquels Dublin avait dû faire appel en 2010.

Ce recours au référendum semble exclu en France. « On peut parfaitement imaginer un référendum sur l’Europe, sur la monnaie unique par exemple (…), parce que la question est parfaitement claire : Voulez-vous échanger le franc contre l’euro ? » a déclaré Nicolas Sarkozy, qui estime que le TSCG ne comporte pas d’abandon de souveraineté. « S’agissant d’un traité avec 200 ou 250 articles, je ne vois pas la question claire qu’il y aurait », a-t-il enfin affirmé.

« Ce n’est pas une arme. Le référendum est une méthode qui présente un autre avantage qui consiste à dire à cette France qui souffre du fait de la crise (…) qu’elle aura la parole, qu’elle n’est pas exclue du débat et qu’elle peut trancher un certain nombre de sujets quand il y a blocage manifeste ». Depuis l’annonce de sa candidature Nicolas Sarkozy a pourtant affirmé haut et fort son intention de recourir au référendum.

A la différence des Irlandais, «la France qui souffre » ne saurait donc être autorisée à se prononcer sur un traité européen qui comporte, non pas comme l’affirme le Président de la République « 200 ou 250 articles », mais en tout et pour tout… 16 articles. Donner la parole au peuple ? Il ne faut rien exagérer.

 

Source: Novopress

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