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Affaire Merah : le dernier mensonge de la version officielle

Publié par wikistrike.com sur 19 Octobre 2013, 07:43am

Catégories : #Politique intérieure

Affaire Merah : le dernier mensonge de la version officielle


INFO PANAMZA. Vendredi, sur RTL, Hugues Moutouh, ancien conseiller de Claude Guéant à l’Intérieur, a formulé une contre-vérité à propos de la traque policière de Mohamed Merah. Décryptage.

L’avocat associé Hugues Moutouh, ex-conseiller du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, vient de publier « 168 heures chrono », témoignage -au plus près- des derniers jours de l’affaire Merah.  

Présent alors sur les lieux, l’homme y relate, de manière élogieuse, les tentatives policières pour repérer et capturer l’auteur présumé des sept crimes, perpétrés du 11 au 19 mars 2012, à Toulouse et Montauban.

Jeudi dernier, il avait entamé sa tournée médiatique de promotion en compagnie de Thomas Sotto d’Europe 1.

Le lendemain,  RTL lui consacra une demi-heure.

A la 25ème minute de l’entretien, Jacques Pradel, assisté du journaliste Eric Pelletier, le sollicita sur l’un des mystères du récit officiel : la sortie de Mohamed Merah de son domicile, alors encerclé par plus de 80 policiers. Ce sujet fut également abordé par Thomas Sotto (à 4’43).

Voici ce qu’écrivait l’auteur de ces lignes à ce propos, dès le mois de juillet 2012 :

"4/ Comment s’explique le prétendu coup de fil de Merah à la chaîne France 24 ? Dans la nuit du mercredi 21 mars, vers 0h45, la journaliste Ebba Kalondo a reçu l’appel d’un homme revendiquant en détail les sept meurtres de Toulouse et Montauban.  Depuis une cabine téléphonique située à 800 mètres du domicile de Merah, l’individu se serait servi d’une carte prépayée, renvoyant vers un opérateur espagnol, pour s’entretenir durant onze minutes avec la rédactrice en chef.

Hormis l’absence de tout enregistrement permettant d’identifier avec certitude la voix de Merah, un autre problème apparaît : comment le jeune Toulousain a-t-il pu quitter son domicile autour duquel deux caméras, gérées par la DCRI, étaient disposées depuis mardi matin ? Une surveillance humaine était déjà en place la veille et les policiers admettent aujourd’hui que le visage de Merah a été aperçu à sa fenêtre, mardi vers 10h. Alors qu’il est encerclé depuis lundi par plusieurs agents, issus de la DCRI en première ligne et de la Brigade de Recherche et d’Intervention en arrière, comment Merah a-t-il pu quitter mardi son domicile librement, visiter une amie vers 21h et s’entretenir longuement avec des camarades des Izards en plein air, autour de minuit, avant de passer un coup de fil à France 24 puis de regagner son appartement et garer tranquillement sa Mégane à l’arrière de son immeuble, tout cela sans être interpellé ni même aperçu ?"

Face à un désinvolte Thomas Sotto, peu incisif pour explorer cette énigme, Hugues Moutouh évacue rapidement, et confortablement, la question :

« Vous savez, les filatures sont des opérations humaines avec des failles, des défaillances…C’est la seule erreur dans cette affaire ».

Sur le plateau de Jacques Pradel, l’ex-bras droit de Claude Guéant est plus loquace sur la question (abordée de 23’40 à 26’35):

« -Il y a eu une erreur dans cette affaire, une seule, et je le dis en toute franchise. Effectivement, Mohamed Merah est sorti de chez lui. Alors, il a échappé à la surveillance technique et humaine qui était, heu…, engagée… autour de chez lui.

- On a compris qu’il a pris un escalier qui ne descendait pas que sur la cave mais qui donnait sur une cour, à l’arrière de l’immeuble.

- Il est parti par derrière… Il faut comprendre qu’on prend des précautions pour que les hommes ne se fassent pas repérer…

- Vous n’avez pas compris qu’il y avait une issue à l’arrière de l’immeuble ?

- On n’a pas pu le vérifier parce que, tout simplement, dans ce type d’affaire, on devient très vite parano. Et on ne sait pas qui est au courant de quoi. On ne sait pas si on a affaire à un réseau, à un groupe ou à un individu isolé. On ne prévient pas le gardien, on ne prévient pas le propriétaire. On n’a pas les plans de l’immeuble et on ne sait pas qu’il y a une sortie par-derrière. Et il y une sortie par-derrière et il a un véhicule que personne ne connaît. Et il part avec ce véhicule et il part téléphoner. Effectivement.»

C’est faux : les policiers de la Direction centrale du Renseignement intérieur, en charge de l’encerclement de l’immeuble (en tandem avec la Brigade de recherche et d’intervention -soit 80 hommes en tout- et avant l’assaut du RAID) avaient préalablement connaissance de l’existence d’une issue de secours.

Le 11 octobre, le journaliste François Vignolle de M6 révélait incidemment un élément nouveau à propos de la vidéosurveillance policière de l’appartement de Merah au printemps-été 2011.

« La mère des deux frères Merah est également une visiteuse assidue de la rue Sergent-Vigné. Sur ces clichés, les hommes du renseignement intérieur peinent à identifier trois à quatre personnes dont une femme.

Les espions [de la DCRI] ont également remarqué que les différents protagonistes empruntent la sortie de secours, située derrière l'immeuble. La même que Mohamed Merah empruntera la nuit du 20 au 21 mars 2012 lors de l'intervention du RAID.

Ce soir-là, aucun enquêteur ne l'aurait vu sortir de chez lui passer un appel dans une cabine téléphonique ni revenir le plus tranquillement du monde dans son appartement ».

La contre-vérité formulée par Hugues Moutouh reprend exactement celle employée par Claude Guéant dans un entretien accordé au Figaro en novembre 2012.

« -Vous avez reconnu que Mohamed Merah était sorti de chez lui durant la surveillance du Raid. Est-ce, à vos yeux, la seule défaillance?

-Oui. Il est effectivement sorti durant la surveillance. Pourquoi ensuite est-il revenu chez lui? Je n'en sais rien. Il est sorti pour téléphoner à une journaliste de France 24, pour revendiquer ses actes, puis il est revenu à son domicile. Par où est-il passé? On suppose – c'est ce qui m'a été dit – qu'il est passé par les sous-sols de sa résidence. Cela n'a pas eu d'incidence sur les événements, mais cela était évidemment fâcheux. Merah connaissait des voies de sortie que les nôtres ne connaissaient pas… »

Les policiers connaissaient cette issue de secours. Une caméra était également braquée à l’arrière de l’immeuble durant l’encerclement. Comment, dès lors, Merah aurait-il pu quitter sa résidence et la regagner sans être vu ?

En mars dernier, la chaîne France 3 diffusa un documentaire à propos de l’affaire. A 36’55, Claude Guéant affirme, à propos de la sortie de Merah, qu’il s’agit là d’un « point complètement nébuleux ». La séquence suivante (37’-39’) montre, en compagnie du concierge Pascal Lopez et de son épouse, le garage à vélos qu’aurait emprunté le jeune homme.       

Deux heures après le quadruple meurtre survenu dans le collège-lycée juif de Toulouse, Claude Guéant était sur place pour superviser lui-même l’enquête et l’identification du criminel. Par une curieuse et tragique ironie, c’est le même homme qui, la veille, promettait solennellement à la communauté juive de protéger l’accès à ses écoles confessionnelles. En compagnie de Jean-François Copé et Manuel Valls, Claude Guéant était convié à un débat organisé par le Consistoire israélite de Paris. Là aussi, le destin est déroutant : Arié Bensemhoun, en charge de la communauté juive de Toulouse et ex-candidat pour la présidence du CRIF, racontera, quelques semaines plus tard à un média local, s’être alors personnellement entretenu avec le ministre de l’Intérieur, le soir du débat dans un restaurant, avant de le quitter pour se reposer et afin de regagner sa ville, le lendemain matin. Les deux hommes se retrouvèrent ainsi, à nouveau, dans l’enceinte du collège-lycée Ozar Hatorah. Quelques jours plus tard, Claude Guéant, de retour à Paris, commettra d’ailleurs un lapsus à propos du drame, évoquant "la peine éprouvée par la communauté israélienne" (au lieu d’employer le mot "israélite").

Si certaines anomalies de l’affaire Merah ont été dissipées depuis un an, d’autres sont apparues entretemps. Le mystère relatif à sa disparition -durant près de six heures- demeure. Et la flagrante contre-vérité du tandem Guéant-Moutouh, révélée aujourd’hui par Panamza, met en doute la crédibilité des autorités sur ce dossier.

Reste à savoir si l’actuel ministre de l’Intérieur est véritablement l’homme de la situation pour faire la lumière sur les mensonges d’Etat relatifs à l’affaire Merah. Comme le soupçonna la mère de l’une des victimes des tueries de Toulouse et Montauban, rien n’est moins sûr.

Depuis un an, quatre théories se concurrencent dans l’espace public :

1* Mohamed Merah était un « loup solitaire ». C’est la thèse « psychiatrique » rapidement élaborée par le clan Sarkozy, avec Claude Guéant, Bernard Squarcini etFrançois Molins (procureur -politisé- de la République de Paris) comme porte-paroles officiels.

2* Merah était assisté par un ou plusieurs hommes de la mouvance fondamentaliste. C’est la thèse alarmiste et idéologique favorisée par Manuel Valls, promue avec zèle par le CRIF (constitué partie civile dans le procès) et relayéemédiatiquement par le tandem Abdelghani Merah-Mohamed Sifaoui. En charge de la communauté juive de Toulouse et militant d’un rapprochement renforcé entre Israël et l’Union européenne, Arié Bensemhoun a d’ailleurs profité d’un débat organisé par France 3 pour affirmer qu’il y aurait des « centaines de Merah » dans la nature avant d’ajouter qu’il faudrait davantage surveiller les mosquées dans lesquelles seraient formées, selon lui, les « Merah de demain ».

3* Merah était un bouc émissaire à qui l’on a imputé les assassinats en raison de son profil de « coupable idéal ». Qualifiée sommairement de « théorie du complot » etcondamnée par Le Monde, cette thèse, qui présente obscurément le clan Sarkozy comme le commanditaire -ou le complice passif- des meurtres, est populaire si l’on en juge par lesuccès des vidéos internet en sa faveur ou les commentaires régulièrement exprimés sur Twitter.

4* Merah était le (principal) assassin des sept meurtres mais il a été manipulé, voire assisté,  par une partie tierce et non identifiée à ce jour. Le jeune homme croyait être un soldat de la « cause djihadiste » alors qu’il servait, à son insu, un agenda politique particulier. Plus complexe, cette thèse renvoie dos à dos les partisans de la version d’un attentat uniquement « islamiste » et ceux qui clament l’innocence entière du jeune Toulousain.

A ce jour, une seule chose est certaine : l’affaire Merah n’a pas dit son dernier mot. La question d’une responsabilité, au sein de la DCRI ou de la DGSE, pour camoufler la nature exacte des relations du jeune Toulousain avec la mouvance djihadiste et les agents du renseignement reste ouverte. L’auteur de ces lignes aura bientôt l’occasion de revenir en détail sur ce sujet à propos duquel Manuel Valls, les parlementaires socialistes (telJean-Jacques Urvoas) et la plupart des grands médias semblent s’empresser de tourner la page.

Hicham HAMZA

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Antoine 19/10/2013 16:48


Les agresseurs de la LDJ repoussés par les gendarmes au son de la Marseillaise :


http://www.egaliteetreconciliation.fr/Proces-Dieudonne-les-images-20803.html



John 19/10/2013 14:41


False flag sioniste ! pas la peine de chercher plus loin, toutes les personnes citées dans cet article à part Mérah, sont dans cette mouvance.


Qui dirige la DGSE aujourd'hui ? Tout n'est que coïncidences bien sûr. Ca commence à faire beaucoup, toutes ces manip et ce n'est pas prêt de finir.

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