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Alerte: DEXIA est à vendre !

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 4 Octobre 2011, 11:27am

Catégories : #Economie

DEXIA est à vendre (source : Bruxelles)

 

Le titre Dexia chute joyeusement ce matin. A midi, il baisse de 30¨%.

Nous espérons pouvoir vous annoncer d'autres bonnes nouvelles dans la journée. Ah que ça fait du bien quand on y re-pense.


Moody’s place Dexia sous surveillance, le titre s’effondre !

ZZZZZZZZZZZZZZZZ-copie-1.jpgLa banque franco-belge Dexia s’effondrait ce lundi matin à la Bourse de Bruxelles, lâchant jusqu’à 14% après que l’agence de notation Moody’s a menacé d’abaisser sa note.La banque franco-belge Dexia s’effondrait ce lundi matin à la Bourse de Bruxelles, après que l’agence de notation Moody’s Investors Service a menacé d’abaisser sa note, en raison de craintes sur sa liquidité, alors qu’elle est confrontée à une dégradation des conditions de marché. Moody’s estime que Dexia est très dépendante des financements de court terme ce qui l’exposerait fortement à une crise de liquidité.

Un faible flottant, une valeur volatile

Dexia a chuté de plus de 11% lundi en ouverture et perdu jusqu’à 14% en matinée. Le titre n’abandonnait plus que 8% à 11H05. Outre les interrogations sur ses perspectives, la banque franco-belge pâtit du fait que son flottant représente un peu moins de 30% de son capital, ce qui a tendance à accroître la volatilité du titre Dexia. Par comparaison, au 31 décembre 2010, les valeurs financières du CAC 40 (Crédit Agricole, Natixis, Société Générale, BNP Paribas et Axa) disposaient en moyenne d’un flottant représentant 59% de leur capital.

Source: latribune.fr

Maintenant, pour arriver à s’en sortir, Dexia aimerait bien non pas planquer la poussière sous la carpette mais c’est tout comme, la banque souhaiterait créer une banque qui regrouperait tous les actifs pourris, phénoménal! Donc, il y aurait une banque inutile et complètement pourrie, et Dexia redevenue presque de nouveau immaculée puisqu’elle ne serait plus en possession de ces actifs dérangeants, c’est une solution comme une autre!

Dexia souhaiterait créer une « bad bank » pour loger ses actifs toxiques


Copyright Reuters

Elle serait garantie par les Etats Belges et Français, et détiendrait le portefeuille d’actifs toxiques de la banque qui la plombe depuis plusieurs mois. Ce matin dans les premiers échanges, le titre de la banque plongeait de plus de 30%.Dexia chercherait à mettre en place une « bad bank » selon le site internet du Financial Times de lundi citant des sources proches du dossier. Elle serait garantie par les États Belges et Français, et détiendrait le portefeuille d’actifs toxiques de la banque qui l’accable depuis plusieurs mois. Les actifs toxiques de Dexia sont aujourd’hui regroupés dans une division nommée « Legacy Division » et ont provoqué des pertes records de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2011.

Selon Financial Times, les activités de la banque en Belgique et en France pourraient être fusionnées ou développées en partenariats avec des entités externes à la banque. L’activité de financement des collectivités locales en France, pourrait en particulier faire l’objet d’un rapprochement entre Dexia Crédit Local de France, la Caisse des dépôts (CDC) et La Banque Postale, sous l’oeil attentif de l’État. D’autres activités seraient susceptibles d’être scindées comme la banque turque Denizbank et la filiale de gestion d’actifs.

Un conseil d’administration extraordinaire de Dexia se tenait lundi en fin d’après midi selon des sources concordantes. Selon le quotidien néerlandais Tijd, il y a été discuté de la position de liquidité du groupe et de la menace de Moody’s de dégrader la notation de ses trois principales filiales du lundi matin.

Dans l’après-midi, le ministre luxembourgeois des Finances Luc Frieden avait tenté de rassurer les marchés. Le titre Dexia a clôturé tout de même en baisse de 10,16 % à 1,30 euro. « Je peux vous assurer que le gouvernement des trois pays prendra toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les clients et les employés de Dexia puissent avoir confiance dans la banque comme nous l’avons fait en 2008″, a déclaré Luc Frieden avant d’ajouter, « toutes les options sont sur la table afin de s’assurer que la banque en totalité ou en partie restera une institution financière très solide ».

Source: latribune.fr

 

Dexia démantelée trois ans après la faillite de Lehman Brothers. Nouvelle crise financière ?

Le titre de Dexia a perdu plus de 30% après l’annonce, ce mardi 4 octobre, d’un possible démantèlement de cette banque dont les difficultés mobilisent les intervenants du monde financier et surtout, politique, puisque ne l’oublions pas, Dexia a été soutenue lors de la précédente crise par les Etats français et belges et que ces deux pays possèdent des parts non négligeables dans cette affaire. On ne peut donc parler de faillite puisque contrairement à Lehman Brothers, cette banque a un statut semi public mais dans les faits, les mécanismes sont similaires ; bien que présentés dans la presse sous un volet opaque. La banque manque de liquidités. Voilà le problème. Après, on est bien avancé. On comprend que Dexia risque la faillite, comme ce fut le cas pour Lehman Brothers. On comprend aussi que les Etats français et belges vont se débrouiller pour éviter la faillite. On évoque une vente à la découpe, un démantèlement, un déplacement des activités à risque vers un nouvel établissement désigné avec cet anglicisme en forme de boutade, bad bank. La banque mauvaise, ou plutôt la banque qui récupère les activités d’un établissement en mauvaise posture.

 Dexia serait ainsi la première banque à vaciller dans le contexte des crises de dettes souveraines en Europe. Ce qui nous renvoie à la précédente crise financière de 2008 dont les mécanismes sont assez similaires. Sauf que la dette était supportée par des ménages ayant emprunté pour devenir propriétaires et dont les biens achetés avec des « crédits subprimes » se sont dépréciés au cours de l’année 2007. La situation européenne concerne non pas des ménages mais des Etats qui empruntent et dont les perspectives de rentrée fiscale s’amenuisent avec la croissance en berne. La situation est donc critique parce qu’elle a été fragilisée par la faute de décisions financières inconséquentes. Dans les années 2000, les banques ont prêté à des ménages qui ne seraient pas tous solvables, en jouant notamment sur une montée artificielle des biens immobiliers. Dans les années 2010, ce sont les Etats qui risquent de ne pas être parfaitement solvables. En 2008, les institutions financières et gouvernementales ont aidé les banques et les ménages ont été saisis, perdant de ce fait le fruit acquis grâce à leur travail. En 2012, les banques vont à nouveau être aidées et les ménages seront saisis pour ainsi dire. Une sorte de saisie sur salaire, notamment en Espagne, en Grèce, au Portugal, en Italie. Eh oui, quand on diminue le salaire d’un fonctionnaire pour rembourser la dette, cela revient à faire une saisie sur salaire. Le malheur étant que les intéressés n’ont signé aucun engagement et ne peuvent être tenus pour responsables, à l’inverse d’un ménage contractant un crédit pour acheter une automobile et un tas d’équipements car il est pressé d’élever son standing.

 En l’état actuel des choses, la crise économique n’est pas en vue, bien que la croissance soit annoncée comme réduite. Quant à la crise financière, nul ne sait quelle est son étendue. Le cas Dexia devrait attiser les inquiétudes mais comme on ne connaît pas les comptes, on ne peut rien prédire. Les communiqués diffusés et les commentaires des analystes financiers sont fiables dans une fourchette comprise entre 40 et 70 %. C’est à peu près ce qu’indique mon agence de notation citoyenne logée dans un coin de mon cerveau. Ce qui signifie qu’on est un peu dans la merde, mais pas tous de la même manière.

 

Source : Agoravox

 

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