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ALERTE: Nicolas Sarkozy arrête bien la politique, selon ses proches

Publié par wikistrike.com sur 7 Mai 2012, 11:40am

Catégories : #Politique intérieure

Nicolas Sarkozy arrête bien la politique, selon ses proches

320327_0202048287409_web.jpgEn public, le président sortant avait évité dimanche soir de prononcer des mots définitifs, tout en prévenant que sa place « ne pourrait plus être la même ». Ce lundi matin, son entourage confirme son retrait de la vie politique.

Niolas Sarkozy va bien mettre un terme à sa carrière politique. « Il arrête. C'est clair. Et il commence une autre vie, comme il en avait pris l'engagement », tranche Franck Louvrier, son conseiller en communication. En privé, le président sortant l'avait dit à son entourage dimanche soir. Mais en public, lors de sa déclaration officielle, il s'était montré plus sibyllin. Comme s'il avait voulu éviter de prononcer des mots définitifs. « Une autre époque s'ouvre. Dans cette nouvelle époque, je resterai l'un des vôtres. Vous pourrez compter sur moi pour défendre nos valeurs. Ma place ne pourra plus être la même. Mon engagement sera désormais différent. Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français », avait-il lancé.


Eviter « la référence Jospin »

« C'est dit clairement quand on veut bien écouter », réplique, un brin irrité, Olivier Biancarelli, son conseiller politique, qui va quitter la politique pour rejoindre le groupe GDF-Suez. Plusieurs de ses partisans, qui ont trouvé les propos de Nicolas Sarkozy « alambiqués », se disent convaincus qu'il a surtout voulu éviter « la référence Jospin », lorsque le socialiste avait brutalement annoncé son retraite de la vie politique après son élimination au premier tour le 21 avril 2002. Une partie de la majorité ne croit pas à son retrait, rêvant déjà d'une « revanche » en 2017, « quand Hollande aura échoué ».

Ce lundi matin, les lieutenants de campagne de Nicolas Sarkozy ont un peu la gueule de bois. Beaucoup s'attendaient à la défaite mais le resserrement des derniers jours dans les sondages leur avait laissé espérer que le président sortant pourrait réaliser l'exploit. Benoist Apparu, le ministre du Logement, avoue« un petit degré d'amertume, un petit sentiment de frustration »« Quand on a vécu un an de pré-campagne et trois mois d'une campagne acharnée contre Nicolas Sarkozy, finir à 48,4%, c'est très honorable. Ce n'est pas la déroute annoncée. Ce n'était pas loin... », confie-t-il, parlant d'un score « très honorable » même si la victoire de François Hollande est -précise-t-il -« relativement nette ».

« Les socialistes ont gagné la bataille de la com »

Avec la défaite vient aussi l'heure des regrets. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, animateur du courant de la droite sociale à l'UMP, a déploré ce lundi matin sur BFM-TV que la droite ait « seulement parlé sécurité et immigration » et pas « suffisamment parlé des classes moyennes ». Benoist Apparu a lui aussi des regrets mais pas sur la campagne. « Sur l'avant », explique-t-il. « Nous n'avons pas su nous battre pied à pied contre le sentiment d'injustice. Les socialistes ont gagné la bataille de la com », explique le ministre. Lequel regrette aussi que le bouclier fiscal n'ait pas été supprimé tout de suite, dès la crise de 2008. Franck Louvrier, lui, balaie la question d'un revers de main. « Il ne faut avoir ni regrets ni remords. C'est la vie. Quand on a perdu, on a perdu ».

La passation de pouvoir a été fixée au mardi 15 mai. Le dernier Conseil des ministres aura lieu ce mercredi 9 mai. D'ici là, Nicolas Sarkozy présidera la cérémonie officielle du 8 mai. Il a invité François Hollande à y participer à ses côtés.

Aujourd'hui, l'agenda du président sortant est allégé. Tout juste reçoit-il à 14 heures son comité de campagne élargi, auxquels participent notamment Alain Juppé, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Bernard Accoyer, Brice Hortefeux et celle qui fut la porte-parole de sa campagne, Nathalie Kosciusko-Morizet.

VIDEO Nicolas Sarkozy, annonçant le 8 mars qu'il quitterait la politique s'il perdait la présidentielle

PIERRE-ALAIN FURBURY

Source: Les echos

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