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"Si vous ne changez pas en vous-même, ne demandez pas que le monde change"
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Audit de la Fed : braquage à l'américaine
Le premier audit de la Fed avait rendu de décoiffantes conclusions en juillet 2011 : un hold-up de 16 000 milliards ! Un
document connu des experts mais passé inaperçu auprès du grand public jusqu'à ce que le sénateur Bernie Sanders, qui avait dirigé la mission d'étude, décide de le poster sur son site le
1er septembre à disposition de ses concitoyens. Ce qui a ranimé le débat aux États-Unis en cette fin de campagne présidentielle avec des attaques du parti républicain contre la
Fed et la proposition d'un audit annuel.
Pourtant c'est bien ce qui s'est pas passé dans la plus grande opacité
et sans contrôle démocratique.
Des conflits d'intérêt
évident
L'organe d'enquête du Congrès a également déterminé que la Fed ne
dispose pas d'un système complet destiné à régler et prévenir les conflits d'intérêts, malgré le potentiel élevé d'abus.
En effet, toujours selon le rapport, la Fed a fourni des
« dérogations de conflit d'intérêts » aux employés et aux entrepreneurs privés afin qu'ils puissent maintenir leurs participations dans les mêmes institutions financières qui recevaient
et qui donnaient les prêts d'urgence.
Il est notamment cité le Directeur Général de JP Morgan Chase membre
de la Reserve Federal de New York alors que dans le même temps sa banque (JP Morgan) a reçu plus de 390 milliards de dollars en aide financière de la part de la Fed.
On apprend également et ce de manière totalement officielle que Morgan
Stanley a reçu près de 108 millions de dollars de commissions pour aider la Fed à gérer le plan de sauvetage notamment d'AIG.
Des banques françaises qui vont si
bien
Ce rapport montre également que quelques grandes banques françaises
ont bénéficié d'aides particulièrement importantes alors que l'on vous expliquait doctement que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Ainsi BNP Paribas à travers les programmes TSLF et TAF a perçue plus
de 105 milliards de dollars, tandis que la Société Générale (à qui je vous le rappelle l'affaire Kerviel aurait coutée 5 milliards d'euros) aurait perçue environ 124 milliards de
dollars...
La palme revient à une banque américaine, Citigroup avec la modique
somme de 1 756 milliards de dollars. Mais à ces niveaux, on est plus à un ou deux milliards près...
Une double conclusion
s'impose
1/ Il s'agit bien du plus grand hold-up jamais organisé dans
l'histoire économique du monde.
Je pense qu'il fallait sauver le système ou à tout le moins lui
permettre d'éviter un effondrement brutal qui aurait entrainé le monde dans un cataclysme majeur.
Mais ce n'est pas une raison pour faire n'importe
quoi.
2/ Le système financier mondial continue à aller très mal. Les données
récentes manquent pour avoir une vision claire de la situation. Ce qui est sur, c'est que l'or à encore de beaux jours devant lui lorsque l'on voit les montants de « fausse » monnaie en
jeux.
3/ Enfin comme le dit le Sénateur Sanders « La Réserve fédérale
doit être réformée pour répondre aux besoins des familles qui travaillent, et pas seulement les PDG de Wall Street. »
Mais cela devrait aussi s'appliquer à la Banque Centrale Européenne,
qui d'ailleurs a annoncé par la voie de son Gouverneur Mario Draghi que les données des rachats illimitée d'obligations seraient rendues publiques pour certaines toutes les semaines et pour
d'autres tous les mois.
C'est déjà un bon début.
Lire le
rapport.
Source: Contrepoints