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Australie : la plus grande mine à ciel ouvert du monde crée la colère

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 12 Octobre 2011, 09:45am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 

 

Australie : la plus grande mine à ciel ouvert du monde crée la colère


0000000000000000000000000000000000000000000aa.jpgLe gouvernement australien a donné l’autorisation au groupe anglo-australien BHP-Billiton (le plus grand groupe minier au monde) d’étendre son site d’exploitation de cuivre, d’uranium et d’or, situé dans le sud de l’Australie. Ce site, Olympic Dam, est situé à 570 kilomètres au nord d’Adélaïde et devrait créer 13.000 emplois, a estimé le groupe.

Il s’agirait alors de la plus grande mine à ciel ouvert au monde avec quatre kilomètre de long sur trois kilomètres et demi de large et d’une profondeur dans le sol d’un kilomètre. Elle devrait produire 750.000 tonnes de cuivre, 19.000 tonnes d’oxyde d’uranium et 800.000 onces d’or par an. Mais Canberra a apporté certaines conditions à son autorisation, notamment afin de protéger la faune, la flore et les eaux souterraines, rapporte romandie.com.  
Cependant, pour les écologistes, ces conditions restent insuffisantes. Ils ont notamment dénoncé la montagne cancérogène de déchets radioactifs qu’engendrera la mine. En effet, le groupe BHP-Billiton prévoit de déverser 70 millions de tonnes de fines poussières de résidus radioactifs par an plutôt que d’enterrer les déchets radioactifs dans des puits correctement isolés a déclaré le sénateur Verts Scott Ludlam, qualifiant le site de « mine d’uranium dotée des pires pratiques au monde ».

Un impact social, économique et environnemental

Le Conseil de la protection de l’Australie du Sud souligne quant à lui que ce projet, s’il est mené à bien, aura un impact social, économique et environnemental énorme. Il laissera à l’Australie du Sud un héritage de déchets radioactifs, de gaz à effet de serre et la disparition éventuelle d’espèces traditionnelles de cette partie du pays, a déclaré Julia Winefield, chef de l’organisation.

Depuis l’origine du projet, Kevin Buzzacott, leader aborigène et militant anti-nucléaire, est opposé à cette mine qui se trouve sur un site sacré pour les tribus de la région. « Nous ne nous arrêterons pas tant que le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision« , a-t-il prévenu. De son côté, BHP-Billiton, compte développer ce projet de cette importance « tout en respectant les meilleures pratiques pour la santé, la sécurité, l’environnement et l’implication des communautés« , a déclaré à l’AFP une porte-parole du groupe.

Auteur : MaxiSciences

Source : www.maxisciences.com partagé avec sauve-la-terre

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