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Bachar al Assad assure vouloir mourir en Syrie

Publié par wikistrike.com sur 8 Novembre 2012, 19:30pm

Catégories : #Politique internationale

Bachar al Assad assure vouloir mourir en Syrie

 DOHA (Reuters) – Bachar al Assad a réfuté toutes les allégations selon lesquelles il pourrait s’enfuir de Syrie et il avertit que toute intervention militaire occidentale pour le renverser aurait des conséquences catastrophiques pour le Moyen-Orient et au-delà.

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Dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe Russia Today qui sera diffusée vendredi, le président syrien dit ne pas s’attendre à une intervention militaire occidentale dans son pays, précisant que le coût d’une telle initiative ne pourrait être supporté par l’Ouest.

« Je pense que le coût d’une intervention étrangère en Syrie – si elle se produit – sera plus important que ce que le monde peut supporter (…) », dit-il dans la version arabe du site internet de la chaîne de télévision russe. « Cela aura un effet domino qui affectera la planète de l’Atlantique au Pacifique. »

 

« Je ne crois pas que l’Occident aille dans cette direction mais s’il le fait, personne ne peut dire ce qu’il se passera ensuite », ajoute-t-il.

UNIFIER L’OPPOSITION

Les propos du président syrien coïncident avec la tenue jeudi au Qatar d’une réunion où doit se rassembler le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l’opposition à l’étranger. Il s’agit de négocier, sous une pression occidentale croissante, un accord sur une nouvelle structure unifiée regroupant les groupes de rebelles en exil et sur le terrain chargée de préparer la transition post-Assad.

Les Etats-Unis et les autres puissances occidentales ont fait montre d’une irritation croissante devant les divisions et luttes intestines de l’opposition qui minent les chances de renverser le président syrien.

« C’est une réunion consultative, nous discuterons de toutes les questions, dont celle de former une sorte d’autorité pour gérer les zones libérées », a déclaré à la presse le président du CNS,Abdulbasset Sieda, avant le début de la réunion qui se tiendra à huis clos dans un hôtel cinq étoiles.

Toutefois, les premiers indices de dissensions internes aux pourparlers de Doha jettent le doute sur l’entreprise de réunification. Au menu des discussions, figure la proposition de Riad Seif, membre influent de l’opposition, de former une nouvelle instance civile de 50 délégués, qui désignera ensuite un gouvernement provisoire et assurera la coordination avec la branche armée de la révolte.

VIVRE ET MOURIR EN SYRIE

Bachar al Assad, réagissant apparemment à une proposition émise par le Premier ministre britannique, David Cameron, cette semaine, a, par ailleurs, laissé entendre qu’il écartait tout départ négocié du pouvoir et tout exil à l’étranger. « Je ne suis pas une marionnette et l’Occident ne m’a pas programmé pour que je parte en Occident ou dans un autre pays. Je suis Syrien (…) et je dois vivre et mourir en Syrie », dit-il.

Lors d’une visite à Abou Dhabi mardi, David Cameron s’est dit favorable à un départ de Syrie de Bachar al Assad assorti d’une éventuelle immunité judiciaire. Ses services ont par ailleurs dit jeudi que Londres souhaitait remettre sur la table d’anciens scénarios de sortie de crise qui ont été abandonnés il y a un an par la communauté internationale.

Parmi les options qui ont été évoquées par le passé pour mettre fin au conflit figurent la révision de l’embargo de l’Union européenne sur les armes qui interdit actuellement l’envoi d’armes aux rebelles et la création de zones sécurisées placées sous la protection de l’aviation occidentale à l’intérieur de la Syrie.

L’embargo de l’UE sur les armes syriennes expire le 1er décembre et David Cameron estime, dans des déclarations publiées jeudi, qu’il faut faire davantage pour résoudre la crise syrienne qui a fait, en 20 mois, plus de 32.000 victimes selon l’Onu.

MISSILES EN TURQUIE

Jeudi, les rebelles syriens ont attaqué des barrages routiers de l’armée à Midan, un quartier du centre de Damas, afin de soulager la pression subie par les positions rebelles périphériques pilonnées par l’aviation et l’artillerie, ont rapporté des militants de l’opposition.

Les forces gouvernementales ont riposté en bombardant ce quartier commercial et résidentiel densément peuplé situé à la limite extérieure des remparts de la vieille ville, tuant une passante et un employé d’une station de lavage de voiture, selon les mêmes sources.

A Ankara, le président Abdullah Gül a confirmé que la Turquie discutait avec l’Otan de la possibilité de déployer un système de défense de missiles « Patriot » sur son sol afin de contrer une potentielle menace syrienne.

Le chef de l’Etat turc a précisé devant des journalistes que la Turquie n’avait pas l’intention d’entrer en guerre contre la Syrie mais qu’elle souhaitait prendre des mesures contre toute menace potentielle de son voisin du sud.

« Quand ce genre de dangers potentiels se présente, toutes les précautions nécessaires sont prises. L’une de ces précautions est de prendre des mesures pour contrer les missiles balistiques, les missiles de moyenne et de longue portée », a-t-il souligné.

Khaled Yacoub Oweis à Amman, Mohammed Abbas à Londres et Jonathon Burch à Ankara, Juliette Rabat pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 

source : Reuters / nouvelobs

 

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