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Bactérie tueuse : Les analyses ne permettent pas d'incriminer les légumes

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 3 Juin 2011, 04:43am

Catégories : #Santé - psychologie

 

Les analyses ne permettent pas d'incriminer les légumes

 

En Europe, l'épidémie a déjà fait 19 morts (18 en Allemagne et un en Suède) et affectée plus de 2 000 personnes.

La bactérie tueuse E coli continue de se propagerLe Monde


Dernier pays en date à tirer la sonnette d'alarme sur la bactérie tueuse, les Etats-Unis ont indiqué vendredi 3 juin qu'elles mettaient sous surveillance les légumes importés d'Espagne et d'Allemagne, "par mesure de précaution". Six cas suspects ont à l'heure actuelle été identifés aux Etats-Unis. Quatre de ces personnes ont récemment séjourné en Allemagne. Les deux autres sont des militaires américains stationnés dans ce pays. Selon l'Organisation mondiale de la santé, douze pays ont signalé des cas de contamination.

Pourtant, les analyses effectuées en laboratoire ne permettent pas de dire que des légumes sont à l'origine de l'infection par la bactérie tueuse, avait indiqué vendredi un laboratoire de référence européen dont le siège se trouve à Rome auprès de l'Institut supérieur de la santé (ISS).

"L'alarmisme envers la consommation des légumes est injustifié […] car les analyses de laboratoire n'ont pas permis de soutenir l'hypothèse que des légumes contaminés étaient à l'origine de l'infection", affirme un communiqué du Laboratoire européen de référence pour l'Escherichia coli (Eceh).

"LES CONCOMBRES SUSPECTS N'ÉTAIENT PAS CONTAMINÉS"

"Les analyses réalisées sur des échantillons de concombres suspects […] ont par ailleurs clarifié définitivement qu'ils n'étaient pas contaminés" par la bactérie tueuse, poursuit le laboratoire, ajoutant que "les normes d'hygiène habituelles concernant la sécurité alimentaire sont suffisantes pour éviter les infections".

Le fait que cette bactérie "soit résistante à de nombreux antibiotiques ne constitue pas un facteur de risque", selon le laboratoire. "Pour cette infection particulière, la thérapie antibiotique n'est pas conseillée, elle peut même être contre-productive en causant une augmentation du relâchement de la toxine", précise le communiqué.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 12 pays ont déjà signalé des cas de contamination par cette bactérie qui provoque des hémorragies du système digestif et, dans les cas les plus graves, des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

10 CAS EN FRANCE

La propagation de la bactérie qui a déjà fait 19 morts en Europe et provoqué des tensions commerciales dans et hors de l'UE semblait stabilisée, mais son origine et son mode de diffusion restaient mystérieux.

En France, dix cas ont ét signalés, toutes des personnes ayant séjourné ou résidant en Allemagne, selon l'Institut national de veille sanitaire (INVS). Neuf des personnes présentant des symptômes sont âgés de 16 à 55 ans et l'une est un adolescent de 14 ans. Quatre sont des femmes et six des hommes, précise l'INVS. Aucune des victimes signalées en France n'est décédée.

Le Monde

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C'est une bactérie nouvelle


1477686 bacterie tueuse test aINTERVIEW - Gilles Salvat, directeur de laboratoire à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses), explique d'où vient cette bactérie...

Les concombres ont été innocentés, mais Escherichia coli continue à faire des victimes en Europe. La bactérie à l'origine de l’épidémie meurtrière en Allemagne est une nouvelle souche bactérienne hautement toxique. Gilles Salvat, directeur de laboratoire à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses), explique comment cette bactérie est apparue.

Quelle bactérie est en cause dans l’épidémie qui s’est déclarée en Allemagne?

C’est une bactérie nouvelle, résultant d’une combinaison de gènes qui a eu lieu dans le tube digestif d’animaux. Des millions d’E.Coli, naturellement présentes dans leur organisme, s’échangent de petits morceaux d’ADN. Ici, c’est la souche O104-H4, très rare mais déjà été observée en Corée du Sud en 2005, qui s’est combinée avec une autre souche, l'EAEC 55989.

Pourquoi cette bactérie est particulièrement virulente?

On ne sait pas encore pourquoi ces gènes sont plus virulents pour l’homme. C’est la combinaison de toxines qui entraîne des complications et ses gènes permettent à la bactérie d’être résistante aux antibiotiques. Toutefois, il n’est pas conseillé de traiter ce genre de bactéries par des antibiotiques, car en les tuant, les bactéries relâchent leurs toxines dans l’intestin et il y a plus de risques de complications. Il vaut mieux réhydrater les personnes touchées et dans le cas de syndrome urémique hémolytique, c'est-à-dire une insuffisance rénale, les traiter par dialyse.

Peut-on craindre que cette bactérie se répande largement?

Le signe «rassurant», c’est que l’épidémie est localisée. La souche est présente, ou a été présente, dans une zone définie, autour de Hambourg. Les autorités allemandes ont interrogé les malades et des témoins pour comparer leur alimentation, et ils ont déduit que les malades avaient consommé plus de crudités. Mais pour déterminer la cause exacte de contamination, il faudrait faire une enquête sur les produits qui sont sur le marché ou chez les malades, s’ils y sont encore. Le plus souvent, ces bactéries sont présentes dans la viande ou le lait cru, mais comme ce sont des légumes qui ont été incriminés, on peut penser que la bactérie vient de l’eau d’irrigation ou des fumiers utilisés comme fertilisants.

Les contrôles sanitaires vont-ils être renforcés en France?

Une cellule de crise a été montée avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Institut de veille sanitaire (INVS). Elle va enquêter sur tous les nouveaux cas en France. Pour le moment, il ne s’agit que de personnes qui sont allées à Hambourg, il n’y a pas encore de source de contamination sur le marché français.

 Propos recueillis par Audrey Chauvet
10 cas en France

Quatre sont des femmes et six sont des hommes...

Dix cas de diarrhée sanglante avaient été signalés à l’Institut de veille sanitaire en France ce vendredi. Tous les malades ont séjourné ou résidant en Allemagne dans les 15 jours qui ont précédé leurs symptômes, précise l’InVS dans un communiquésur l’épidémie d’infections à Escherichia coli enterohémorragique en Europe.

Il s’agit de quatre femmes et de cinq hommes, âgés entre 16 et 55 ans ainsi que d’un adolescent de 14 ans. Un des cas est une touriste allemande qui était en France au moment de l’apparition des symptômes, deux autres cas sont des Français résidant en Allemagne et sept cas sont des Français ayant séjourné en Allemagne en mai 2011.

Ces personnes n’ont pas développé de syndrome hémolytique et urémique, une complication grave de la bactérie, qui provoque une insuffisance rénale.

Les cas graves se multiplient en Allemagne

Elle est rare, pratiquement inconnue, très virulente et agressive, très résistante aux antibiotiques et elle tue... Baptisée Eceh pour Escherichia coli enterohémorragique, nom de code O 104 H4, la bactérie tueuse qui sème la panique en Europe, crée bien des tracas aux chercheurs du monde entier qui travaillent sur elle. S'ils ont identifié la souche, ils n'ont toujours pas découvert l'origine de la contamination. 

La région nord de l'Allemagne autour de Hambourg est au coeur du foyer de la contamination et les cas continuent de se mutliplier. En une journée seulement, entre mercredi et jeudi on est passé de 1400 à 2000 cas recensés et de 373 à 500 cas graves, c'est-à-dire qui entraînent des complications rénales. 

En fait, selon des chercheurs, la souche découverte 0 104 : H4 (Stx2-positive, eae-négative, hly-négative, ESBL, aat, aggR, aap) aurait également pris des gènes d'une autre souche d'E. coli, ce qui la rend inédite et particulièrement agressive, car elle produit beaucoup plus de toxines. Voilà pourquoi, elle a déjà tué 18 fois et que les scientifiques doivent faire face à une course contre la mort pour enrayer le fléau. 

D'autant qu'elle n'a pas eu que des répercussions sur la santé. L'Eceh a entraîné une grave crise économique dans le monde maraîcher européen. Même si les concombres espagnols, dans un premier temps incriminés ont depuis été disculpés, il n'en reste pas moins que les doutes qui demeurent sur le vecteur de la bactérie, salades, tomates ou autres légumes crus (on commence même à envisager qu'il puisse s'agir de viande) a commencé à bouleverser les habitudes de consommations. Face à cette désaffection des légumes, des dizaines de milliers d'emplois sont dans la balance. 

9 heures. Revue de presse pour la bactérie. Le Parisien/Aujourd'hui en France souligne que «L'origine de la bactérie tueuse reste une énigme» et résume le «véritable polar sanitaire qui s'écrit sous nos yeux». «Bactérie mortelle : L'Europe sous tension», s'alarme e Figaro «Le nombre de victimes augmente. Accusée à tort d'être à l'origine de la contamination, l'Espagne demande des comptes à l'Allemagne et à Bruxelles», souligne le quotidien. Même La Croix parle d'Eceh, «La bactérie qui inquiète l'Europe.» 

8h35. Plus de 500 cas graves. L'Allemagne, et plus précisément la région de Hambourg, au nord, paie le plus lourd tribut à l'épidémie. Plus de 500 cas graves, avec des complications rénales, sont désormais recensés. Et les malades continuent à affluer vers les établissements médicaux. 

2 heures. La Russie demande des garanties pour lever son embargo. La Russie pose plusieurs conditions à la levée de l'interdiction d'importer des légumes frais de l'Union européenne (UE) qu'elle a imposée jeudi en raison de l'épidémie mortelle. Dans un communiqué, l'agence russe de protection des consommateurs demande que «les structures compétentes» en Allemagne ou dans l'Union européenne confirment les «raisons de l'épidémie» avant toute levée de l'embargo. Selon Moscou, les Européens doivent également établir comment et via quels aliments l'épidémie s'est propagée et déterminer l'origine des aliments en cause. La Russie demande en outre aux Européens de prouver que la situation est sous contrôle et de publier une liste des mesures qui ont permis d'arrêter la propagation de l'épidémie.

18 morts, des cas suspects aux Etats-Unis

L'épidémie ne serait pas contenue à l'Europe...

La bactérie Eceh qui sévit en Europe a été identifiée jeudi comme étant une souche «très rare» et résistante aux antibiotiques, et le bilan de l'épidémie s'est alourdi à 18 morts, presque tous en Allemagne.

Pendant que les recherches se poursuivaient avec intensité pour déterminer l'origine de la contamination, l'OMS a indiqué que la souche n'avait «jamais été vue dans une épidémie auparavant».

Une équipe de chercheurs de Hambourg (nord) a, au terme d'un séquençage du génome réalisé avec une société chinoise, parlé d'une «nouvelle souche» particulièrement agressive et résistante à toute une batterie d'antibiotiques, «ce qui rend le traitement antibiotique extrêmement difficile», selon elle.

La bactérie serait d'après les analyses réalisées par plusieurs équipes un hybride renfermant des gènes de deux bactéries E.coli différentes.

Dans les hôpitaux allemands, qui faisaient face à environ 2.000 cas jeudi, les difficultés persistaient à trouver un traitement adéquat.

Nouvelle souche

L'Allemagne a annoncé un nouveau décès, une femme de 81 ans qui a succombé dans un hôpital de Hambourg. Le bilan passe ainsi à 17 morts dans le pays, et 18 au total avec celui annoncé en Suède mardi.

Après les Pays-Bas et d'autres Etats, la Grande-Bretagne a signalé des cas de contamination, tous liés à l'Allemagne.

Aux Etats-Unis, un porte-parole des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a indiqué à l'AFP que trois personnes rentrées d'un voyage en Allemagne étaient considérées comme des cas «suspects».

La consommation de légumes était toujours en berne en Europe, mais, depuis que les concombres espagnols ont été innocentés mardi soir, le vecteur de transmission reste inconnu.

Concombre espagnol disculpé

La Commission européenne a levé mercredi la mise en garde qui pesait sur les légumes espagnols, notamment le concombre, désigné coupable la semaine dernière par les autorités sanitaires de Hambourg.

Les dommages sont d'ores et déjà considérables pour l'agriculture espagnole, qui a vu ses exportations s'effondrer. L'Espagne réclame des «dédommagements pour les préjudices provoqués» et songe à une plainte contre les autorités de Hambourg.

Les Pays-Bas, l'Allemagne et le Portugal veulent aussi des aides à leur agriculture. Le président de la fédération allemande des agriculteurs, Gerd Sonnleitner, a parlé d'un manque à gagner hebdomadaire de 30 millions d'euros en Allemagne.

L'embargo décrété jeudi par la Russie sur les légumes en provenance de tous les pays de l'Union européenne n'a rien arrangé.

La Commission européenne juge «disproportionnée» cette réaction, appelant la Russie, qui importe pour environ 600 millions d'euros de légumes européens par an, à revenir sur sa décision.

Le temps presse pour trouver le vecteur de la contamination. Les chercheurs allemands, qui planchent depuis des jours sur des centaines d'échantillons, sont face à une tâche gigantesque.

Ce ne sera «pas facile», a déclaré mercredi le commissaire européen à la Santé John Dalli, ajoutant: «il faut demander aux gens ce qu'ils ont mangé».

L'incubation est d'une dizaine de jours avant que la maladie ne se déclare, précisent les experts de la Commission.

Hémorragies du système digestif

Les crudités, consommées en grande quantité en cette saison, les fruits, mais aussi la viande sont dans la ligne de mire des scientifiques.

Les recherches se poursuivent avec de nouveaux outils. L'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BFR) a mis au point un nouveau test, en coopération avec des chercheurs français de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), pour détecter la bactérie dans les aliments.

La maladie se manifeste par des hémorragies du système digestif et, dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

L'Allemagne déplorait jeudi plus de 2.000 cas, dont 500 qui se manifestaient par un SHU.

Une combinaison de gènes jusqu'ici inédite
La souche d'Escherichia coli enterohémorragique (Eceh), responsable de 18 morts, dont 17 en Allemagne a été identifiée. D'après des recherches menées par des scientifiques allemands et chinois, la bactérie particulièrement résistante est «issue d'une combinaison de gènes jusqu'ici inédite», selon Holger Rohde, bactériologiste à l'hôpital de Hambourg-Eppendorf (UKE). 

Elle ressemble à la souche rare de l'Eceh «0104:H4 (Stx2-positive, eae-négative, hly-négative, ESBL, aat, aggR, aap)» que le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) avait identifié jeudi en milieu de journée mais elle est «une sorte de clone hybride» pour reprendre l'expression employée par le site du magazine allemand «Spiegel». Elle a en effet acquis des gènes d'Escherichia coli d'une autre souche. Ce qui pourrait expliquer son agressivité. Le malade produit bien plus de toxines avec cette forme d'Eceh qu'avec les autres agents pathogènes connus jusqu'ici. D'où les graves troubles rénaux dont souffrent les malades atteints du syndrome hémolytique et urémique (SHU). 

Si l'OMS avait émis un doute quant à la totale nouveauté de la bactérie, elle finalement indiqué qu'elle n'a jamais isolé cette souche sur un patient. Les gènes qui la composent, eux , sont connus. ce qui devraient aider les chercheurs alors qu'on ne sait toujours pas quand ni comment la contamination s'est opérée. Néanmoins, la région de Hambourg est considérée désormais comme le foyer de l'épidémie. Dans tous les cas déclarés, même aux Etats-Unis, les patients ont un moment transité par la ville hanséatique, deuxième ville allemande, ou ses environs. 

Alors que les dernières analyses disculpent le concombre espagnol, ainsi que les autres produits espagnols, la Russie a décidé d'interdire jeudi l'importation de légumes frais de tous les pays de l'Union européenne. Bruxelles a demandé en fin d'après-midi la levée immédiate de cette mesure. D'autres pays ont pris des mesures protectionnistes.
Le Parisien via Sott

Commentaire: Serait-elle issue d'une bio-ingénierie ? 

 

 

La bactérie a bien été identifiée

la-bacterie-e-coli_29665_w460--1-.jpgCe jeudi, le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies a confirmé l’identification de la bactérie à l’origine de l’épidémie de contamination qui a fait 18 morts (dont 17 en Allemagne et une en Suède). Cependant, le canal de transmission est toujours inconnu.

Les cas de diarrhée hémorragique qui se multiplient ces derniers jours en Allemagne et dans d’autres pays européens sont dus à une souche rare d’une bactérie entéro-hémorragique E. coli O104-H4. Une information que vient de confirmer le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC). Le 29 mai déjà, l’ECDC soupçonnait cette souche d’être à l’origine de l’épidémie qui sévit surtout à Hambourg, en Allemagne, qui semble être le foyer de la contamination.

L'infection peut dégénérer en syndrome hémolytique et urémique (SHU), entraînant une destruction des cellules sanguines et des atteintes rénales. Dix-huit personnes sont déjà mortes, dont 17 en Allemagne et une en Suède.

La souche identifiée est tellement rare, qu’à ce jour "un seul cas" concernant "une femme en Corée en 2005" avait été rapporté dans une publication scientifique, préciseLe Monde
Hilde Kruse, experte en sécurité alimentaire de l'OMS, a déclaré à l’AFP que "c'est une souche unique, qui n'avait jamais été détectée auparavant chez des patients". Cette nouvelle souche a "des caractéristiques variées, qui la rend plus virulente et productrice de toxines".

Les autorités continuent aujourd’hui de chercher à déterminer l'origine de cette nouvelle bactérie, qui a contaminé 1.900 personnes dans huit pays européens depuis début mai.

 

Sept cas décelés au Royaume-Uni

 

 

Sept cas de contamination par la bactérie E.coli entéro-hémorragique, qui a déjà fait 18 morts principalement en Allemagne, ont été répertoriés outre-Manche, selon l’Agence nationale de protection de la santé. Depuis que les concombres espagnols ont été disculpés, les autorités sanitaires ne savent toujours pas quand et comment cette contamination s’est opérée.

L'Europe est actuellement confrontée à l'une des plus graves crises sanitaires. Alors que la ville de Hambourg en Allemagne semble être le foyer de la contamination par la bactérie tueuse E.coli entéro-hémorragique (Eceh), celle-ci a atteint le Royaume-Uni. Sept cas ont été recensés, et tous ont un lien avec l’Allemagne, a indiqué ce jeudi l’Agence nationale de protection de la santé dans un communiqué. Trois des personnes contaminées sont des Britanniques qui ont séjourné récemment outre-Rhin, les autres sont des ressortissants allemands actuellement au Royaume-Uni.

L’épidémie s’est encore aggravée outre-Rhin

Hier, l'épidémie s'est encore aggravée en Basse-Saxe et au Schleswig- Holstein, en Allemagne. Le nombre des malades dans le pays s'élève à 1.900 depuis début mai, d'après l'agence DPA. France 2 indique qu’à Hambourg, les autorités sanitaires poursuivent les prélèvements dans les restaurants, les marchés et les magasins pour tenter de découvrir les vecteurs  de la bactérie. La ville a également lancé des appels aux dons de sang.
Alors qu’elles sont confrontées à la pire vague de contaminations à l'Eceh jamais observée et l'une des pires au monde, les autorités allemandes craignent que le pic de contamination reste à venir.

En France, six cas ont été recensés. Cinq femmes et un homme, âgés de 16 à 55 ans ont été décelés et soignés. Le Parisien indique qu’ils n'ont pas souffert de la forme la plus grave de la contamination et vont bien selon l'Institut de veille sanitaire. Cependant, une enquête a été ouverte sur la mort suspecte d'un homme de 47 ans dans les Vosges. Il est décédé subitement quelques heures après avoir mangé un sandwich à Saint-Dié. Mais pour le moment aucun lien formel n'a été établi avec la bactérie.

L’Espagne en colère

Selon les analyses réalisées en Espagne, il n'y a pas le "moindre indice" d'une implication de produits espagnols dans l'épidémie de diarrhée hémorragique en Allemagne, a déclaré ce matin José Luis Rodriguez Zapatero. Le chef du gouvernement espagnol a également annoncé que son pays demanderait "un dédommagement" pour le préjudice subi par son agriculture. "Presque toute l'Europe"a cessé d'acheter des fruits et légumes, a déploré mardi Jorge Brotons, président de la Fédération espagnole des  producteurs-exportateurs de fruits et légumes (Fepex), qui évalue les pertes à environ 200 millions d'euros par semaine.

Le commissaire européen chargé de la Santé John Dalli a estimé que l'Union européenne était confrontée à "une crise grave" et que tout devrait être mis en oeuvre pour identifier le plus rapidement possible la cause de l'épidémie mortelle.

Une nouvelle souche de la bactérie jamais détectée auparavant

L'OMS a annoncé ce jeudi que la bactérie E.coli entéro-hémorragique qui frappe ainsi l'Allemagne et d'autres pays européens, est une nouvelle souche jamais détectée auparavant. Selon l'Associated Press, les premières analyses génétiques suggèrent qu'il s'agit d'une mutation des deux bactéries Eceh, porteuses de gènes mortels qui expliquent pourquoi cette épidémie est si vaste et dangereuse.

Le Figaro rapporte les propos de Hilde Kruse, experte en sécurité alimentaire de l'OMS. Elle a déclaré que "c'est une souche unique, qui n'avait jamais été détectée auparavant chez des patients". Cette nouvelle souche a "des caractéristiques variées, qui la rend plus virulente et productrice de toxines".

 

L'épidémie s'étend à la Grande Bretagne

 

L'épidémie a touché ce jeudi la Grande-Bretagne...

La bactérie d'origine inconnue qui a déjà tué 17 personnes semait la zizanie en Europe jeudi, Madrid réclamant des dédommagements après la mise en cause de ses concombres tandis que Moscou décrétait un embargo sur les légumes européens.

Jeudi, la Grande-Bretagne a à son tour signalé des cas d'infection liés à l'Allemagne. Rapidement désignés comme le vecteur de la maladie par les autorités sanitaires de Hambourg (nord de l'Allemagne), épicentre de l'épidémie, les légumes espagnols sont désormais hors de cause.

La Commission européenne a levé mercredi soir la mise en garde qui pesait sur eux. La veille, les autorités sanitaires de Hambourg avaient reconnu avoir fait fausse route.

Mais les dommages sont considérables pour l'agriculture espagnole, qui a vu ses exportations s'effondrer, poussant le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero à monter au créneau jeudi pour réclamer des «dédommagements des préjudices provoqués» auprès de l'Union européenne.

La veille, son ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcabasa n'avait pas exclu une plainte contre les autorités de Hambourg.

Arrêt des importations de légumes frais européens en Russie

Les Pays-Bas comme l'Allemagne réclament aussi des aides pour leur agriculture, alors que la décision de la Russie jeudi de décréter un embargo sur les légumes en provenance d'Europe risque d'aggraver la crise.

«L'interdiction des importations de légumes frais, qui concerne tous les pays de l'Union européenne, prend effet ce (jeudi) matin", a déclaré le chef de l'Agence de protection des consommateurs, Gennady Onishchenko, cité par l'agence Interfax.

La Commission européenne a immédiatement protesté, annonçant qu'elle allait demander à la Russie des explications sur cette décision qu'elle juge "disproportionnée".

Les exportations de légumes vers la Russie représentent «entre 3 et 4 milliards d'euros (chaque année)», a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Commission européenne pour les questions de santé publique, Frédéric Vincent.

Face aux tensions et aux morts, le temps presse pour trouver le vecteur de la contamination par la bactérie E.coli 0104 (Eceh).

Incubation d'une dizaine de jours

Or le concombre exclu, les chercheurs allemands qui planchent depuis des jours sur des centaines d'échantillons, sont pour l'instant dans l'incapacité de l'identifier, ont admis les autorités.

Ce ne sera «pas facile», a déclaré mercredi le commissaire européen en charge de la Santé John Dalli, ajoutant que «ce n'est plus une question de traçabilité. Il faut demander aux gens ce qu'ils ont mangé».

Or, l'incubation est d'une dizaine de jours avant que la maladie ne se déclare, précisent les experts de la Commission.

Seule certitude: les crudités, consommés en grande quantité en cette saison, comme les fruits mais aussi la viande, sont dans la ligne de mire des scientifiques.

Les recherches ont recommencé avec de nouveaux outils. L'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR) a annoncé avoir mis au point un nouveau test, en coopération avec des chercheurs français de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), pour détecter la bactérie dans les aliments.

Services au ralenti pour ce jeudi férié

La maladie se manifeste par des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

Déjà plus de 2.000 cas ont été signalés en Allemagne, 500 de plus que mercredi. Des malades ont aussi été enregistrés dans le reste de l'Europe et jusqu'aux Etats-Unis, tous ayant apparemment transité par l'Allemagne.

Dix-sept personnes sont mortes, 16 en Allemagne et une en Suède.

En ce jeudi férié, les services sanitaires allemands ont pourtant prévu de tourner au ralenti et l'Institut fédéral Robert Koch (RKI) de Berlin, chargé de la veille sanitaire pour le pays ne devrait pas communiquer de nouveau bilan.

 © 2011 AFP

 

17 morts déjà,

Bactérie tueuse, qui es-tu à la fin ?


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le concombre est libre

Les autorités sanitaires de Hambourg ont reconnu mardi avoir fait fausse route après avoir soupçonné des concombres espagnols d'être le vecteur de la contamination...

Dernière info: L'alerte aux concombres espagnols est levée, a annoncé la Commission européenne. «Les derniers tests menés en Espagne et en Allemagne sur des concombres produits en Espagne n'ont pas décelé la présence de la souche 0104/H4 de la bactérie Eceh et la Commission a en conséquence levé l'alerte lancée au niveau européen», a précisé Bruxelles.

Une épidémie de diarrhée partie d'Allemagne et qui s'étend en Europe s'est encore aggravée ce mercredi, avec un nouveau décès qui porte le bilan à 17 morts et des centaines de nouveaux cas en Allemagne. Rien qu'en Basse-Saxe et au Schleswig Holstein, 200 nouveaux cas ont été signalés par les autorités médicales, portant le total à 1.900 cas depuis début mai, d'après l'agence allemande DPA.

«Nous enregistrons une nouvelle poussée de cas de contamination», a déclaré à Hambourg Cornelia Prüfer-Storcks, responsable de la santé de la ville hanséatique, un des principaux foyers de l'épidémie, où le nombre total des malades est monté à 668, 119 de plus que la veille.

Identifier le plus rapidement possible la cause

L'Union européenne est confrontée à «une crise grave» et tout doit être mis en oeuvre pour identifier le plus rapidement possible la cause de l'épidémie, a déclaré le commissaire européen chargé de la Santé John Dalli.

La Commission européenne parle aussi de «crise de consommation partout» en Europe, avec «une diminution radicale de la consommation de fruits et légumes, et pas seulement des concombres», selon un de ses porte-parole.

L'Espagne, les Pays-Bas, dont la production de primeurs avait été mise en cause au début de l'épidémie, mais aussi l'Allemagne réclament des aides de l'Union européenne face à l'effondrement de leurs ventes dans ce secteur.

Fausse route sur les concombres

Les autorités sanitaires de Hambourg ont reconnu mardi avoir fait fausse route après avoir soupçonné des concombres espagnols d'être le vecteur de la contamination. Du coup, l'Espagne envisage de porter plainte contre Hambourg.

Les recherches ont recommencé avec de nouveaux outils pour lutter contre une des plus graves épidémies de ce type jamais observées dans le monde. Elle se manifeste par des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

L'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR) a annoncé avoir mis au point un nouveau test, en coopération avec des chercheurs français de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), pour détecter la bactérie dans les aliments.

Test pour identifier la bactérie en 24h

«Nous espérons que ce test contribuera à découvrir la source de la contamination par la souche 0104:H4 de la bactérie Ehec et à retirer rapidement du marché les aliments à risque», a déclaré le directeur de l'Institut, le Pr Andreas Hensel, dans un communiqué.

L'Université de Münster (ouest) avait annoncé la veille avoir conçu un autre test, qui permet selon elle d'identifier la bactérie mortelle dans un délai de quatre à 24 heures.

De nouveaux cas continuent d'être signalés dans le reste de l'Europe, notamment aux Pays-Bas, et jusqu'aux Etats-Unis. Tous les malades ont apparemment transité par l'Allemagne. Dix-sept morts ont été signalées par les autorités médicales allemandes et en Suède, où le premier décès en dehors de l'Allemagne a été constaté mardi.

Prélèvements dans les restaurants, marchés et magasins

A Berlin, l'Institut fédéral Robert Koch (RKI), chargé de la veille sanitaire pour le pays, annonçait mercredi treize décès dus à la bactérie -quatre de plus que la veille-, dont neuf des suites du syndrome SHU. La différence entre son bilan et celui des autorités régionales s'explique uniquement par le délai de transmission des informations.

A Hambourg, les autorités sanitaires poursuivent les prélèvements dans les restaurants, les marchés et les magasins pour essayer de découvrir les vecteurs de la bactérie. La ville a lancé des appels aux dons de sang. Le RKI maintient ses recommandations contre la consommation de salades, de tomates et de concombres crus.

 

Les recherches sur l'origine de la contamination par la bactérie E.coli entéro-hémorragique qui touche la population allemande ont repris de zéro ce matin. Les soupçons portés sur les légumes espagnols ont été dissipés après le verdict des laboratoires hier.

Selon les autorités sanitaires de Hambourg, les concombres espagnols ne sont pas le vecteur de l'infection par la bactérie E.coli entéro-hémorragique responsable de 16 morts depuis la semaine dernière. En effet, les concombres analysés sont certes porteurs de la bactérie E.coli entéro-hémorragique (Ehec) mais pas de la souche 0104:H4 responsable de l'épidémie

Dès lors, l'Union européenne se retrouve confrontée à "une crise grave", selon le commissaire européen en charge de la Santé John Dalli. Pour l'affronter, les autorités tentent de tout mettre en oeuvre afin d'identifier le plus rapidement possible la cause de l'épidémie sur l'intégralité de la chaîne de production des légumes.

Une initiative qui pourrait être facilitée par le nouveau test élaboré par l'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques en coopération avec l'Agence nationale française de la sécurité sanitaire. "Nous espérons que ce test contribuera à découvrir la source de l'infection à la souche 0104:H4 de la bactérie Ehec et à retirer rapidement du marché les aliments à risque", déclare Andreas Hensel, directeur de l'Institut, dans un communiqué.

Pour l'heure, les autorités sanitaires poursuivent les prélèvements dans les restaurants, les marchés et les magasins de la ville d'Hambourg pour tenter de retrouver l'origine de la contamination. La ville a également lancé des appels aux dons de sang afin de subvenir à leurs besoins pour traiter les nombreux patients atteints d'hémorragie du système digestif.

Actuellement plus de 1.500 cas confirmés ou suspects de contamination ont été signalés sur l'ensemble de l'Allemagne.  Face à la menace croissante, l'Institut fédéral Robert Koch (RKI) maintient ses recommandations contre la consommation de tomates, concombres et salades crues et conseille d'adopter une hygiène irréprochable des mains pour éviter la transmission de la bactérie.


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Comment la bactérie E coli devient une bactérie tueuse ?
Plus d'un millier de personnes en Allemagne et en Europe ont été infectées en ingérant des aliments contaminés par un sous-type de la bactérie Eschericia coli appelé "entéro-hémorragique". On fait le point sur cette bactérie avec l'Inserm. 

Généralement inoffensives 

Les bactéries Escherichia coli (ou colibacilles) sont normalement des bactéries intestinales inoffensives pour l'homme lorsqu'elles restent cantonnées au tube digestif. On les trouve en grande quantité dans les selles des hommes et des vertébrés. Elles sont également présentes secondairement dans l'eau et les sédiments.La souche E. coli entéro-hémorragique, qui est responsable de l'épidémie qui s'est déclarée en Allemagne, est quant à elle hébergée par les ruminants. Elle n'est pas pathogène pour les animaux mais elle peut se retrouver dans l'eau et être transmise à l'homme par ingestion de viande ou d'aliments contaminés tels que les légumes et l'eau, et être responsable de diarrhées banales ou sanglantes qui peuvent évoluer vers des complications graves. 

Comment la bactérie devient-elle une bactérie tueuse ? 

Dans les souches de bactéries pathogènes, il existe une toxine, dite toxine de Shiga, qui agit sur un récepteur présent à la surface des cellules humaines. La bactérie Escherica coli entéro-hémorragique n'est pas pathogène pour les ruminants car ils ne possèdent pas ce récepteur spécifique. Mais lorsque la bactérie pénètre chez l'homme par la voie orale, puis dans son l'intestin, elle se multiplie et produit la toxine. Il s'ensuit une diarrhée sanglante et le passage de la toxine dans le rein, avec, dans 5 à 8% des cas, une destruction des globules rouges et la survenue d'une insuffisance rénale. 

La particularité de cette souche décrite récemment en Allemagne (la souche de type O104:H4) est d'être très virulente et de toucher essentiellement des femmes de plus de 18ans, alors que les autres E. coli entéro-hémorragiques atteignent plus souvent les enfants. 

Comment l'éliminer ? 

Cette bactérie n'est vraiment pas simple à éliminer car l'administration d'antibiotiques libère probablement la toxine dans l'organisme. Les traitements sont plutôt symptomatiques de la diarrhée, avec en parallèle une épuration de la toxine dans le sang. Les bactéries, et notamment les colibacilles, restent globalement une menace pour l'homme, notamment grâce à des adaptations permanentes de leur génome et une résistance accrue aux antibiotiques. E. coli est responsable de 2 millions de morts dans le monde chaque année (y compris en France), sous forme de diarrhées ou de pathologies extra-intestinales telles que les septicémies. 

Les mesures de prévention 

La Direction générale de la santé rappelle les mesures à suivre pour éviter la contamination par la bactérie E.coli : 

* Le lavage des mains doit être systématique avant la préparation des repas, en sortant des toilettes ou après avoir changé les couches d'un nourrisson. 
* Les légumes, les fruits et les herbes aromatiques doivent être soigneusement lavés, particulièrement lorsqu'ils sont consommés crus. 
* Les plats cuisinés et les restes alimentaires doivent être suffisamment réchauffés et consommés rapidement. 
* Les enfants ne doivent pas boire d'eau non traitée (eau du puit...) 
* La conservation des aliments crus doit se faire séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés. 
* Les ustensiles de cuisine et le plan de travail doivent être soigneusement lavés, en particulier lorsqu'ils ont été en contact préalablement avec de la viande crue. 


Commentaire: Tout ceci n'explique pas pourquoi ce sont uniquement les femmes qui tombent gravement malade.

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