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Bourse : les bancaires se font exploser, le CAC plonge de 3,16%

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 31 Octobre 2011, 17:42pm

Catégories : #Economie

 

Lundi noir à Paris

 

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(AOF) - Les marchés actions européens ont connu un vif plongeon ce lundi après la hausse fulgurante enregistrée jeudi et la séance en demi-teinte de vendredi. Les indices CAC 40 (Paris: ^FCHI -actualité) et Eurotop 100 ont reculé aujourd'hui de 3,16% à3 242,84 points et de 1,71% à 2 090,30 points respectivement. Outre-Atlantique, le Dow Jones (DJI: ^DJI - actualité) perdait 2,39% à la mi-séance. Les investisseurs ont accueilli avec euphorie la semaine dernière l'annonce d'un plan visant à résoudre la crise de la dette souveraine en zone euro, mais ils attendent désormais les détails de ce plan. 

A quelques jours de la réunion du G20, certains craignent déjà que les mesures annoncées dans la nuit de mercredi à jeudi ne suffisent pas à endiguer la crise. 

La publication dans la matinée d'une hausse de l'inflation supérieure aux attentes en zone euro a pesé sur la tendance. L'inflation a ainsi progressé de 3% au mois d'octobre selon une estimation flash, là où les analystes attendaient une hausse de 2,9% seulement. En septembre, elle avait connu une hausse de 3%.

La chute des bourses européennes s'est ensuite accentuée avec l'ouverture en nette baisse des marchés américains en début d'après-midi. Le courtier américain MF Global s'est placé sous la protection du régime des faillites, entraînant la défiance des investisseurs. Le groupe a publié une exposition de plus de 6 milliards de dollars à la dette souveraine européenne.

A Paris, les valeurs financières, grandes gagnantes de la semaine dernière, ont fait l'objet aujourd'hui de dégagements. BNP Paribas (Other OTC: BNPQF.PK - actualité) , Société Générale (Paris: FR0000130809 -actualité) et Crédit Agricole (Paris: FR0000045072 - actualité) ont reculé respectivement de 9,63%, de 9,79% et de 7,86%. 

A l'inverse, les valeurs défensives ont résisté à la baisse, à l'instar de Sanofi (Paris: FR0000120578 - actualité) et Danone (Milan: DNN.MI - actualité) , qui n'ont reculé que de 0,71% et de 0,04% respectivement.

 

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Le CAC40 quant à lui s'effondre de 3,16% et redescend à 3243 points. Le sommet exceptionnel (enième sommet extraordinaire pour sauver l'Euro de sa mort) est mort-né. Il manque plus de 500 milliards d'euros. La crise est loin de la sortie, et pour dire les choses vraies, la crise vient à peine de trouver la porte d'entrée, grâce à Merkel, Sarkozy, grâce surtout à leur orgueil. La vraie question à se poser aujourd'hui n'est plus de savoir si on peut s'en tirer ou pas, mais qui chutera avant l'autre. C'est à ce duel frano-allemand que nos assistons, laborieusement.

Un défaut de paiement de la Grèce et de l'Italie dans les trois prochains mois est plus que crédible, quant à la France, comme l'a implicitement dit Dominique de Villepin hier soir sur France-Info, le triple A sautera avant les Présidentielles, et peut-être que nous évoquerons déjà notre faillite. Et toujours de D. de Villepin, "Dans quel état sera la France" avant les Sarkozielles de 2012 ?

 

Alexander Doyle pour WikiStrike


Les Bourses européennes signent un mois d'octobre hors norme

Les indices européens ont engrangé entre 5 et 12% depuis fin septembre dans l'espoir d'une résolution de la crise de la dette. Les opérateurs ont toutefois pris leurs bénéfices lundi dans l'attente des réunions de la Fed, de la BCE et du sommet du G20.

 

A l'aube d'une semaine particulièrement chargée, les places européennes ont fini en nette baisse, lundi 31 octobre. A Paris, le CAC 40 a perdu 3,2% à 3.243 points. Londres a cédé 2,8%, Francfort 3,2%, Milan 3,8%. A Wall Street, les trois principaux indices reculaient entre 1,3% et 1,5%, marqués par le dépôt de bilan du courtier MF Global.

« On a un peu de prises de bénéfices dans un marché creux avec le pont de la Toussaint. Les investisseurs sont un peu hésitants avant le G20 et dubitatifs sur le plan européen, comme le montre la hausse des taux italiens » a commenté un courtier basé à Paris cité par Reuters.

Après avoir montré leur soulagement la semaine dernière avec la présentation d'un plan européen destiné à sauver la Grèce et à éviter la contagion de la crise de la dette à d'autres pays de la zone, les opérateurs de marché souhaitent en savoir davantage sur les mécanismes en place, sans oublier leur autre grande crainte, le ralentissement de la croissance, tant aux Etats-Unis qu'en Europe.

Dans ce contexte, le secteur bancaire a accusé l'une des plus fortes baisses sur les places boursières. A Paris, Crédit Agricole SA (-7,9%), Société Générale (-9,8%), BNP Paribas (-9,6%) et Natixis (-8%) signent les replis les plus marqués sur le règlement SRD. ING s'est déprécié de 7,5% à Amsterdam et Deutsche Bank de 8,2%  à Francfort.

Tout aussi malmenés ce lundi, les secteurs automobile et des produits de base. A Paris, Michelin a perdu 5,4%, Peugeot et Renault 4,5% et 3,8%. A Milan, Fiat a lâché 7,9%. A la Bourse de Londres, les minières ont flanché : Vedanta, Xstrata ou encore BHP Billiton ont glissé de plus de 5%, affectées par un vif recul des prix des matières premières lié au rebond du dollar après l'intervention de la Banque du Japon sur le marché des changes. A Paris, ArcelorMittal, Eramet et Imerys ont aussi compté parmi les valeurs délaissées.

Le mois d'octobre reste néanmoins très positif pour les Bourses. En Europe, les indices ont repris entre 5 et 12%. Ainsi la Bourse de Paris a regagné 8,8%, sa meilleure performance mensuelle depuis juillet 2009, après avoir perdu près de 22% au cours des neuf premiers mois de l'année. L'indice Footsie à Londres a remonté également de plus de 8%. La place francfortoise s'est redressée de 11,6%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a plié de 2,8% sur la séance mais affiche un gain de 9,8% sur l'ensemble du mois.

Outre-Atlantique aussi : « Les marchés actions américains vont, vraisemblablement, connaître l'un de leurs meilleurs mois depuis 40 ans », écrit dans une note Christian Parisot chez Aurel BGC.

Les investisseurs attendent la Fed, la BCE, et surtout le G20

Les interrogations des investisseurs pourraient avoir un début de réponse cette semaine, fournie en rendez-vous internationaux, avec une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi et de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, où débutera un sommet de deux jours du G20.

La réunion de la BCE sera la première de son nouveau président l'Italien Mario Draghi, qui succède au Français Jean-Claude Trichet, dont le mandat s'achève lundi. Ce dernier a d'ailleurs prévenu le journal allemand « Bild am Sonntag », que malgré l'accord entre les dirigeants, la crise de la dette n'a pas encore été surmontée.

De son côté, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), principal outil anti-crise, a vu sa note de solvabilité « triple A » confirmée par les trois agences de notation, Standard and Poor's, Moody's et Fitch. Par ailleurs, plus de 90% des grandes banques appelées à prendre part à l'allègement de la dette grecque ont répondu positivement à l'accord, a indiqué l'Institut de la finance internationale (IIF), association des plus grandes banques du monde.

Le yen chute après l'intervention du Japon

Le yen recule d'environ 3% face au dollar ce lundi, après l'intervention de la banque centrale du Japon (BoJ) -dans la nuit pour les Européens -, alors que la devise venait d'enregistrer un nouveau record face au billet vert. Vers 16h, le dollar s'échange contre 77,99 yens.

Le ministre des Finances a expliqué que la BoJ est intervenue sur les marchés des changes pour contrer la spéculation qui tire le yen à la hausse et menace la reprise du pays après le séisme de mars. Jun Azumi a précisé que l'intervention était unilatérale mais n'a fait aucun commentaire sur son ampleur. Des courtiers ont toutefois estimé, vu la vitesse à laquelle le dollar a rebondi, que l'intervention devait être conséquente, dépassant probablement celle du 4 août. Tokyo avait à ce moment-là vendu 4.500 milliards de yens, sa plus importante action sur le marché des changes.

Malgré la multiplications des interventions verbales de plusieurs dirigeants japonais, le raffermissement du yen s'était poursuivi ces dernières semaines, les investisseurs étant à la recherche d'une valeur refuge dans des marchés volatils.

LES ECHOS (AVEC AFP)
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