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Brésil : la construction du barrage géant de Belo Monte reprend malgré les protestations

Publié par wikistrike.com sur 19 Octobre 2012, 16:00pm

Catégories : #peuples du monde

Brésil : la construction du barrage géant de Belo Monte reprend malgré les protestations


 

La police brésilienne discute, le 12 octobre, avec des Indiens qui occupent le chantier du barrage géant de Belo Monte.

 

Le travail a repris, jeudi 18 octobre, sur le chantier du grand barrage hydroélectrique de Belo Monte, en plein cœur de la forêt amazonienne auBrésil, après un accord entre le consortium qui le construit et les Indiens et pêcheurs qui occupaient le site depuis dix jours, selon l'agence de presse Brasil.

"Après deux jours de négociation, Norte Energia", le consortium public qui érige ce barrage sur la rivière Xingu, "s'est engagé à satisfaire les revendications"des 150 protestataires qui occupaient l'un des quatre chantiers du barrage. Une cinquantaine de pêcheurs et une centaine d'Indiens de six ethnies (Xipaia, Kuruaia, Parakanã, Arara, Juruna, Assurini) s'étaient associés pour occuper ce chantier de Pimentel, où le Xingu était déjà asséché, confisquant les clés des engins et forçant pacifiquement les ouvriers à quitter le chantier.


Les manifestants accusaient Norte Energia de bafouer les accords signés lors de la dernière occupation en juin, quand 150 Indiens avaient déjà occupé le même chantier pendant trois semaines. Ils exigeaient la délimitation de leurs terres et l'expulsion des non-indigènes, l'amélioration du système de santé, l'eau potable et l'assainissement de base, entre autres. Les manifestants accusent également Norte Energia de fermer le fleuve sans avoir résolu le problème du passage des bateaux d'une rive à l'autre, comme l'exigeait l'Institut brésilien de l'environnement.


 TROISIÈME PLUS GRAND BARRAGE AU MONDE


En construction sur le fleuve Xingu, le barrage, d'un coût de près de 13 milliards de dollars, est le plus important en cours d'édification au Brésil, et sera le troisième au monde, après celui des Trois Gorges en Chine, et un autre au Brésil, celui d'Itaipu, dans le sud. Il fournira 11 233 MW, soit 11 % de la capacité installée du pays.


 

 

 

 

Sa mise en place entraînera l'inondation de 502 km2, mais les terres indigènes ne seront pas touchées. Cependant, l'édification du barrage risque de changerle mode de vie des communautés vivant aux alentours, qui ne pourront plus pêcher dans la rivière pour leur subsistance.

 

Norte Energia affirme que 117 projets sociaux-économiques et environnementaux sont déjà en cours dans la région pour une enveloppe de 117 millions de dollars. De son côté, l'association Xingu Vivo, qui défend les droits des autochtones, a prévenu que si Norte Energia n'honorait pas, une fois de plus, ses promesses, celles-ci ayant valeur juridique, le consortium s'exposerait à de coûteuses amendes.

 

Source: Le Monde

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LM 19/10/2012 20:27


Il y a des trucs qui parfois sont si débile qu'ont les passes sous silence, c'est triste pour des pays qui aussi bien le Brésil, que le Vénézuéla en soit obligé de détruire leur culture pour le
profit. Certes c'est ce que nous avons fait durant des décennies, mais pourquoi poursuivent-ils cette voie sachant qu'elle est pourrie ?


De plus en plus des parcs là pour garantir un espace décent aux Indiens sont réduits, puis comme partout et surtout en Israël nous voyons l'hégémonie, et l'éradication des tribus pour laisser la
place à la ruine.


Pourtant ces pays ne sont ni des dictatures, ni des soumis au riche, enfin pour ce que l'on en sait, y aurait-il de la Chine ou du Russe pour faire d'absurde pression ?


Jugez par vous même :


L'électricité du barrage devrait servir à l'extraction de bauxite à partir de gisements dans l'État du Pará et à sa transformation en aluminium.


La population du Xingu


Les rives du Xingu sont habitées par 14 000 Amérindiens appartenant à 9 groupes distincts. En 1961, le Parc national de Xingu a été fondé afin de protéger 14 tribus différentes vivant dans la région du
Haut-Xingu. La population y était estimée en 1997 à 1 200 personnes réparties dans 30 villages et divisées en 17 nations. Parmi
elles, on peut nommer les Kayapos (556), les Kalapalos (311), les Kamayurás (326) et les Kayabis (603).


Originellement, le parc devait être de 120 000 km2, mais les pressions venues des milieux agricoles l'ont fait réduire. Son secteur est administré
par le Funai (base nationale indienne), mais sous la surveillance du ministère brésilien de la Justice.


Le parc n'est pas resté intact longtemps. En effet, le gouvernement y a fait construire une route qui le coupe en deux et qui augmente ainsi les contacts extérieurs avec les autochtones. Cette
route a facilité l'introduction de marchandises non traditionnelles et, pire encore, la diffusion de la maladie (dont la malaria).


Aujourd'hui, le parc, une oasis culturelle et biologique, est menacé par les ranchs qui l'entourent. L'écosystème est en danger. Les éleveurs déclenchent intentionnellement des incendies afin
d'étendre leurs productions. Ils ont également commencé à polluer l'eau des rivières alimentant le Xingu.


Les régions au nord du parc sont également menacées par les activités des entreprises aux priorités mercantiles. Durant
les années 1980, la compagnie électrique Electronorte a voulu construire un complexe de six barrages sur le Xingu et son affluent, le rio Iriri. En 1989, une mobilisation internationale menée par les
Indiens de la région a arrêté le projet.


Les barages du xingu


Electronorte n'a pas dit son dernier mot. Elle a ensuite envisagé la construction d'un nouveau barrage, appelé Belo Monte, situé le long de la grande courbure. Les communautés indigènes du coin dont les Kayapos et le Chef Raoni, voyant leur survie menacée, ont protesté.
Des études ont aussi repris concernant le barrage de Barbaquarra, qui inonderait à l'année plus de 3 860 km2 de forêt tropicale. Tous ces barrages
affecteraient directement le Parc national de Xingu et d'autres réserves de cette région d'Amazonie.


Evaluation environementale


En février 2010, l'agence brésilienne de l'environnement IBAMA a accordé une licence environnementale pour la construction du barrage en dépit du tollé au sein de l'agence concernant des
informations incomplètes dans l'étude d'impact environnemental (EIE) écrit par Eletrobras, Odebrecht,
Camargo Corrêa, and Andrade Gutierrez. Auparavant, en octobre 2009, un jury composé d'experts indépendants et des spécialistes provenant d'universités et d'instituts de recherche brésiliens ont
publié un rapport sur ​​l'EIE, afin de montrer les « diverses omissions et les incohérences méthodologiques dans l'EIE ... ». Parmi les problèmes relevés dans l'EIE : le coût
incertain du projet, la déforestation, la capacité de production finalement considérée insuffisante au vu des
coûts prévus, les émissions de gaz à effet de serre et en particulier l'omission des habitants de
la rivière.


Deux hauts fonctionnaires de l'IBAMA, Leozildo Tabajara da Silva et Benjamin et Sebastião Custódio Pires, ont démissionné de leur poste en 2009 à cause de la forte pression politique entourant le
projet7. En Janvier 2011, le président de
l'IBAMA, Abelardo Azevedo, a également démissionné de son poste. En avril 2010, le précédent président, Roberto Messias, avait également démissionné, mettant en cause la pression du gouvernement
et des organisations environnementales.


En 2010, plus de 140 organisations et mouvements en provenance du Brésil et partout dans le monde ont dénigré le processus de prise de décision pour l'octroi de la licence environnementale pour
les barrages, dans une lettre au président brésilien Luiz Inacio Lula da
Silva.


LM

Laurent Franssen 19/10/2012 18:11


s expose a de couteuses amendes,

oulala... 

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