Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Bruxelles : 13 banques soupçonnées d'entente illicite, dont la BNP (+ bonus BNP Suisse qui recycle les magistrats financiers)

Publié par wikistrike.com sur 1 Juillet 2013, 13:05pm

Catégories : #Economie

Bruxelles : 13 banques soupçonnées d'entente illicite, dont la BNP

 

 

2944177_368d3b56e1717faad648b47910eb30d2340f6644_640x280.jpgTreize grandes banques, dont la Française BNP-Paribas, sont dans le viseur de Bruxelles depuis ce lundi. La Commission européenne les soupçonne de s'être entendues pour empêcher des établissements concurrents d'opérer sur le  des produits dérivés de (les fameux credit default swaps en anglais, ou CDS*) ou pour retarder leur entrée sur ce marché. 

Cette potentielle atteinte au droit de la concurrence leur a valu une mise en garde de la part de la Commission, qui leur a adressé une communication des griefs les invitant à s'expliquer.

BNP Paribas est la seule banque française concernée. A ses côtés figurent :
- cinq établissements américains : Bank of America Merrill Lynch (la banque d'investissement de Bank of America), Citigoup, Goldman Sachs, JP Morgan et Morgan Stanley
- trois Britanniques : Barclays, HSBC et la Royal Bank of Scotland
- deux Suisses : Crédit suisse et UBS
- une banque allemande : Deutsche Bank. 
S'y ajoutent le cabinet d'études financières international Markit, basé à Londres et considéré comme le premier founisseur d'informations sur les CDS, ainsi que l'association internationale des dérivés (ISDA), qui regroupe les principaux acteurs du marché.

«Inacceptable» aux yeux de la Commission

«Ce serait inacceptable si des banques ont collectivement bloqué des échanges pour protéger leurs revenus dans le secteur des dérivés de crédit négociés de gré à gré», s'est indigné dans la communication des griefs Joaquín Almunia, vice-président de la commission européenne, chargé de la concurrence.

Bruxelles enquête sur cette entente illicite depuis qu'elle a été alertée à ce sujet en avril 2011 par deux opérateurs boursiers (l'Allemand Deutsche Börse et l'Américain Chicago Mercantile Exchange). Ces établissement ont tenté d'entrer sur le marché des CDS entre 2006 et 2009 et d'échanger ces actifs sur des bourses dédiés mais, vraisemblablement à la demande de plusieurs grandes banques, Markit et l'ISDA ne leur ont jamais fourni les informations nécessaires pour cette opération. «Si ces faits sont confirmés, ils constituent une violation importante des règles de la concurrence», a souligné lundi M. Almunia, soulignant que l'UE oeuvre pour rendre les marchés plus transparents et tourner la page de la crise financière de 2008.

Le marché des credit default swaps a en effet largement contribué à la crise financière de 2008. Ils font partie des produits financiers dits «toxiques» car reposant sur la spéculation. A la fois très risqués et très répandus, ils pullulent dans les banques du monde entier et sont considérés comme les responsables de la chute de la banque américaine Lehman Brothers et de l'assureur AIG.

*Les CDS sont des titres dérivés de contrats d'assurance délivrés par les établissements financiers (à des entreprises par exemple) contre le risque de non-remboursement d'un crédit. Les établissements financiers proposent aux investisseurs de souscrire à ces CDS : ces derniers s'engagnet alors à rembourser le crédit si l'entreprise ne peut le faire et reçoivent de l'argent en échange. Ils reposent sur la spéclation et sont par nature très risqués.

LeParisien.fr 

Source: Le parigo

 

BNP Suisse recycle les magistrats financiers


 

Pour ne pas être suspecté de couvrir des opérations pendables, l'établissement helvète a trouvé la parade : recruter des juges pour s'occuper des ses services juridiques. 

 

Argent sale, opération bancaires troubles, établissements accusés de couvrir ou d'encourager le blanchiment et la fraude fiscale : ce n'est pas la première fois qu'un tel flot de soupçons inonde le propret milieu bancaire, notamment suisse, dont le culte du secret a fait la richesse et la célébrité.

 

Dans les années 1980 et 90, à force d'enquêtes judiciaires sur les affaires politico-judicaires, des magistrats de tous pays se sont levés pour dire : stop. Leur appel, lancé à Genève en 1996, a profondément marqué l'opinion, quand bien même il n'a pas durablement assaini les moeurs et les pratiques qu’il dénonçait. Le 20 octobre 2000, les mêmes juges ont fait paraître dans le Monde, avec d'autres de leurs camarades, une tribune au ton clair, Europe du droit ou Europe du crime.

 

A l'heure où l'idée d'une opération mains propres, demandée par Eva Joly  ou Médiapart, affleure, il n'est pas inintéressant de regarder ce que sont devenus les lanceurs de ces alertes destinés à moraliser des pratiques financières.

 

Si la juge Joly est devenu l'élue Eva, si Renaud Van Ruymbeke a continué son combat judiciaire en traquant les rétro-commissions, d'autres ont clairement changé de cap.

 

(photo issue de l'article du Temps, consultable ici)

 

A l'instar de Paul Perraudin. «Il fut le grand juge d'instruction à Genève des années 80 et 90 en matière de délits financiers, on l'avait baptisé Paul Pot (1), se remémore pour Bakchich un ancien intermédiaire habitué des bords du lac Léman. Il est valaisan d'origine, un peu «brouillon» mais plutôt sympathique. Il bosse maintenant au service juridique d'une grande banque, sauf erreur le Crédit agricole Genève». Sa mémoire joue quelques tours à l'ex-«client» de Perraudin. Le juge a bien «pantouflé» vers une banque privée suisse, mais ce n’est pas le Crédit Agricole: il s’agit de la BNP Paribas SA.

 

Paul «Pot» Perraudin arrête le massacre

 

Propriété de BNP France, la BNP Suisse est elle-même actionnaire majoritaire de la BNP Monaco. Et un peu plus même. Comme l'a expliqué à Bakchich un banquier du rocher, «BNP Monaco n'a pas de BACK OFFICE titre, toutes les opérations sont passées et comptabilisées à Genève». Comprendre que la Suisse est responsable de la bonne comme de la mauvaise tenue de sa filiale azuréenne, fort chahutée ces derniers temps pour des opérations de blanchiment suspecté de fonds africains,  escroquerie de clients et infraction à la législation sur les changes.

 

 

Or, la fonction, au sein de BNP Suisse, de Paul Perraudin a précisément été depuis 2008, de veiller à ce que la banque ne joue pas avec les lois, puisqu’il est : «Responsable Conformité, Affaires Juridiques et Coordination du Contrôle Permanent BNP Paribas (Suisse) SA.»

 

Un ancien juge anti-corruption en poste au sein d'une banque pour traquer ses errements? Un loup dans la bergerie! 

 

Le chasseur semble pourtant s'être pris d'affection pour les brebis, égarées ou pas dans le difficile monde bancaire.

 

L'ancien juge 

balance le lanceur d'alerte

 

 

Ainsi, prévenu par un lanceur d'alerte de la BNP Monaco de possibles malversations sur l'établissement du rocher dès 2011, l'ex-magistrat financier s'est empressé d'alerter la hiérarchie du salarié de la BNP WM Monaco des méchantes choses racontées à leur égard par l'impétrant. Avec une conséquence simple et directe, le licenciement presqu'instantané du whistleblower - qui s'est pourvu devant les prud'hommes monégasques.

 

Dans les pièces versées au dossier par la banque, se retrouvent les courriels adressés par le salarié à Perraudin... Et les transferts de ces messages aux camarades de Genèves et Monaco. Pire, même les lettres adressées par l'avocat du salarié se retrouvent devant le tribunal du travail de Monaco. «La présente est personnelle et strictement confidentielle et vous est adressée en raison de vos attributions liées à la Conformité, aux Affaires juridiques et au Contrôle permanent au sein du groupe BNP PARIBAS.», peut-on pourtant lire dans les courriers à l'adresse de Paul Perraudin. Du viol de secret de correspondance, voire du viol de secret bancaire de la part d'un ancien pourfendeur des délits financiers qui ont valu au lanceur d'alerte ses ennuis judiciaires.

 

Lire: BNP Monaco trouble même la Suisse

 

Après un si bel ouvrage, Perraudin, a décidé de passer la main. Le responsable juridique fera valoir ses droits à la retraite fin 2013, le temps de former sa remplaçant, Maria Antonella Bino, ancien vice chancelière de la confédération helvétique, et magistrate spécialisée dans les délits financiers. Encore une louve à apprivoiser pour les banquiers.

 

 Source

Commenter cet article

jeroe 01/07/2013 19:53


on s'en fout de se que tu préfère...

Clapo 01/07/2013 16:35


Perso je préfère ce type de fraude à la fraude au RSA et autre

Archives

Articles récents