Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Mensonge d'Etat: Le pourri Cahuzac avoue avoir eu des comptes en Suisse et à Singapour

Publié par wikistrike.com sur 2 Avril 2013, 16:08pm

Catégories : #Politique intérieure

Cahuzac reconnaît avoir eu un compte à l'étranger depuis une vingtaine d'années

19h20: Ayrault sur Cahuzac : « Le mensonge est inacceptable en démocratie »

18h07: François Hollande prend acte avec "grande sévérité" des aveux de J. Cahuzac (communiqué de l'Elysée)


300.894016.jpgJérôme Cahuzac a reconnu mardi avoir menti sur la détention d'un compte bancaire à l'étranger. Via un communiqué publié sur son blog, il reconnaît l'existence de ce compte et exprime ses regrets d'avoir menti.

Jérôme Cahuzac a avoué. L'ancien ministre du Budget a confirmé sur son blog l'existence d'un compte bancaire à l'étranger, sans toutefois en donner la domiciliation. Voici le communiqué complet de Jérôme Cahuzac :

« Par lettre du 26 mars 2013, j’ai demandé à Messieurs les juges d’instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir me recevoir afin que, délivré des obligations de ma fonction, je puisse enfin donner les explications qui s’imposent au regard de la détention à l’étranger d’un compte bancaire dont je suis le bénéficiaire depuis une vingtaine d’années. 
J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris ».

« Je demande pardon »

A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j’exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus.

« Je suis dévasté par le remords »

J’ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j’ai manqué et le souci de remplir les missions qui m’ont été confiées et notamment la dernière que je n’ai pu mener à bien. J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. 
Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence.

Source

Souvenir : les mots musclés de Cahuzac pour démentir le compte en Suisse

 

Il démissionne, mais continue à démentir avec fermeté. Jérôme Cahuzac, qui a été poussé mardi à quitter son poste de ministre du Budget après l’ouverture d’une information judiciaire, ne lâche pas l’affaire :

« Cela ne change rien ni à mon innocence ni au caractère calomniateur des accusations lancées contre moi, et c’est à le démontrer que je vais désormais consacrer toute mon énergie. »

Depuis le début de l’affaire, Jérôme Cahuzac n’a cessé de nier en bloc toutes les accusations portées contre lui. Et ce malgré le nombre croissant d’éléments à charge.

1

« C’est ahurissant »

 

La défense de Jérôme Cahuzac commence le jour même du début de l’affaire, le 4 décembre 2012. A son ministre de tutelle, Pierre Moscovici, il jure « les yeux dans les yeux » qu’il n’a pas eu de compte en Suisse. Sur son compte Twitter, celui qui est encore ministre du Budget réagit vivement et menace de poursuivre en justice tous les auteurs de retweets :

« Je ne sais pas de quoi il est question. Je n’ai jamais eu de compte en Suisse ou ailleurs. C’est ahurissant [...] Je poursuivrai tous ceux qui reprendront cette calomnie gravement diffamatoire et qui porte atteinte à mon honneur. Y compris ici ! »

cah.PNG

 

2

« Des accusations délirantes »

 

Le lendemain, 5 décembre, il remet ça sur les ondes de RTL :

« Mes accusateurs devront prouver que leurs accusations sont fondées. Ils auront du mal. J’ignore ce qu’il en est de leurs intentions et des éléments dont ils disposent, j’aimerais qu’ils les montrent. Ces accusations sont délirantes. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, Mediapart réagit immédiatement et publie l’enregistrement audio censé démontrer la culpabilité du ministre. Sur la bande, la voix, attribuée à Jérôme Cahuzac, parle d’un compte dans la banque suisse UBS et s’inquiète de son niveau de confidentialité :

« Ça me fait chier d’avoir un compte ouvert là-bas, l’UBS c’est quand même pas forcément la plus planquée des banques. »

3

« Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger »

 

Toujours le mercredi 5 décembre, à l’Assemblée nationale, c’est la traditionnelle séance de questions au gouvernement. Daniel Fasquelle (UMP), député du Pas-de-Calais, saisit la balle au bond et interroge directement Jérôme Cahuzac. Oui ou non, le ministre a-t-il détenu un compte suisse non déclaré ? L’intéressé confirme son démenti et annonce avoir porté plainte en diffamation contre Mediapart :

« Je démens catégoriquement les allégations contenues sur le site Mediapart. Je n’ai pas, je n’ai eu jamais eu de compte à l’étranger. Ni maintenant ni avant. »

JÉRÔME CAHUZAC DÉMENT LES ACCUSATIONS DE MEDIAPART

Problème, plus de trois mois après cette déclaration devant les députés,Mediapart affirme n’avoir eu aucune notification concernant la plainte que Jérôme Cahuzac dit avoir déposée : 

« A ce jour, la bande révélée par Mediapart ne fait l’objet d’aucune contestation judiciaire par le ministre du Budget. Elle n’est visée par aucune plainte pour “ faux ”, pas plus que l’article l’ayant révélée n’est visé par la plainte en diffamation que M. Cahuzac dit avoir déposée. »

4

La voix de l’enregistrement, « ce n’est pas moi ! »

 

Le 19 décembre, lors d’un déjeuner avec plusieurs journalistes de la station France Inter, le ministre « a démenti explicitement être la voix sur l’enregistrement » :

« En tous cas, ce n’est pas moi ! Sur les 3m40 d’enregistrement, il y a 4-5 secondes où effectivement ça peut être moi, mais il se trouve que ce n’est pas moi. »

Le ministre raconte que même son propre frère, Antoine Cahuzac, l’ancien directeur de la banque HSBC en France, a expliqué ne pas avoir reconnu sa voix. Selon Cahuzac, son frère aurait déclaré :

« Ce n’est pas lui, car la personne qui parle bute sur les mots, or mon frère ne bute jamais sur les mots. »

Le 8 janvier, le ministre du Budget se réjouissait, via un communiqué de presse, de l’ouverture d’une enquête ouverte par la justice pour « blanchiment de fraude fiscale » :

« Cette démarche permettra, comme il l’a toujours affirmé, de démontrer sa complète innocence quant aux accusations absurdes dont il fait l’objet. »

5

« Je n’ai jamais eu de compte en Suisse »

 

Le 11 décembre 2012, soit une semaine après l’article de Mediapart, Jérôme Cahuzac déclare jouer la transparence et entame des démarches (incomplètes) auprès de la banque suisse UBS pour prouver son innocence. Puis, par l’intermédiaire d’une demande d’entraide de l’administration française à la Suisse, le gouvernement demande à son tour des éléments factuels.

Début février, la Suisse envoie un document aux services fiscaux français. Même s’il n’a pas pu consulter le document directement, Jérôme Cahuzac s’appuie sur cet épisode pour clamer de nouveau son innocence face à Jean-Jacques Bourdin :

« Moi je connais la vérité et je n’ai donc aucun doute sur la nature des réponses qui ont été apportées. Je suis toujours ministre du Budget. Depuis le début, c’est moi qui dis la vérité. Je n’ai jamais eu de compte en Suisse. »

JÉRÔME CAHUZAC LE 8 FÉVRIER 2013

Jérôme Cahuzac est plus discret depuis cette interview. Quelques jours avant sa démission du ministère du budget, il a reçu nos confrères du Nouvel Observateur(qui consacre un dossier à l’affaire cette semaine) dans son bureau à Bercy. Plusieurs fois posée, la question : « Pouvez-vous affirmer ne pas être celui qui dit, dans cet enregistrement “Ça me fait chier d’avoir un compte à l’UBS ?” a toujours reçu la même réponse :

“Ce n’est pas moi parce que ça ne peut pas être moi !”

Tous ces démentis, surtout celui qu’il a asséné devant les représentants de la nation (“Pas n’importe où”, a insisté Jean-Marc Ayrault), sont catégoriques. Si d’aventure les soupçons du parquet étaient confirmés, il est clair que ces déclarations aggraveraient le cas de l’ex-ministre. En attendant, il reste présumé innocent.

Source: Rue89i

Archives

Articles récents