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ClimateGate, hackers, sceptiques, rapports du GIEC : comment ça marche ?

Publié par wikistrike.com sur 7 Octobre 2012, 18:12pm

Catégories : #Politique internationale

ClimateGate, hackers, sceptiques, rapports du GIEC : comment ça marche ?

 

L’affaire du ClimateGate est passé presque inaperçue en France, et pour cause, les médias n’en ont quasiment pas parlé, ou bien du bout des lèvres. Cette affaire est pourtant très importante, met en cause la crédibilité du GIEC, d’une partie de ses membres et de la validité de ses rapports. Mais qu’est-ce donc ?

Quelques milliers de mails en full disclosure sur un serveur…

Si il y a adhésion quasi générale pour dénoncer les pratiques d’une entreprise comme Amesys, pratiques dénoncées par des hackers qui dévoilent les secrets d’une société high-tech française qui aidait Khadafi à surveiller sa population et torturer ses opposants, avec les mails du CRU, l’adhésion est nettement moins marquée. Ce qui est logique, puisque dans un cas, on dénonce une entreprise privée qui aide un dictateur, et dans l’autre, on dévoile des manipulations de scientifiques impliqués dans une manipulation, manipulation qui a amené une planète entière à péter de trouille et s’auto-flageller. C’est sûr qu’entre un affreux qui torture ses citoyens de l’autre côté de la méditerranée aidé par une boite de solutions réseaux françaises et la mise en cause d’un organisme qui a reçu le Nobel de la paix et donne le « la » pour savoir comment la fin du monde va arriver, on plus de facilité à croire la première histoire et ne pas vouloir entendre parler de la deuxième.

Sauf que dans les deux cas, il y a (très certainement des hackers), des preuves, et que dans le premier cas tout le monde condamne les auteurs des malversations mais que dans le deuxième cas, tout le monde s’en contrefout. Et qu’au final si cette affaire du ClimateGate n’a pas eu l’ampleur qu’elle aurait dû avoir c’est qu’elle gène énormément de monde, citoyens compris. Parce qu’adhérer à une cause noble, censée mettre en péril l’industrie pétrolière et offrir à la planète la chance de ne plus être polluée (enfin par les émissions de Co2 uniquement) par les puissants (les industries) est quelques chose de difficile à lâcher. Surtout si, pour une fois on est soutenus par une organisation mondiale, le GIEC. Soutenus même par un gouvernement de droite, celui de Sarkozy, avec son Grenelle.

Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a définitivement pas de réchauffement ou changement climatique, ou que les rejets humains de Co2 et gaz à effets de serre ne sont absolument pas en cause dans ce réchauffement. Non, parce que c’est bien plus subtil, et une fois les informations délivrées, analysées au sujet du ClimateGate, si l’on accepte de sortir du dogme imposé, dogme qui veut que le GIEC a raison, et que rien peut lui être contesté, que ceux qui contestent ses thèses sont obligatoirement à la solde des pétroliers, il y a simplement une nouvelle photographie de l’ensemble qui apparaît. Plus nuancée. Moins effrayante, ou au contraire plus effrayante, selon de quel côté on regarde l’affaire. Mais en tout cas bien différente du story-telling diffusé ad-nauseum depuis des années.

Mais revenons à ces  5000 mails de University of East Anglia’s (UEA) Climate Research Unite (CRU) déposés sur un serveur russe en 2009. Nous les nommerons  les mails du CRU. Le ClimateGate débute en 2009, lors de la divulgation d’échanges de courriers électroniques de membres du CRU :

L’incident des emails du Climatic Research Unit, plus souvent appelé Climategate, est une affaire résultant de la divulgation, dans la seconde moitié du mois de novembre 2009, d’un ensemble de courriels et de fichiers, datés entre 1996 et le 12 novembre 2009, attribués à des responsables du Climatic Research Unit de l’Université d’East Anglia et à leurs correspondants.

Ce centre de recherche est l’un des plus influents de ceux étudiant les changements climatiques naturels et anthropiques (réchauffement climatique) et nombre des correspondants concernés font partie de l’encadrement du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). La divulgation des fichiers a eu lieu deux semaines avant le début du sommet de Copenhague.
Le Climategate est décrit par les uns comme un des plus grands scandales scientifiques de notre temps et par les autres comme un évènement de peu d’importance.

Pour les premiers, les courriels et fichiers du Climategate suggèreraient que les scientifiques du climat les plus influents dans le monde de la climatologie et du GIEC auraient été coupables de graves dérives déontologiques, agissant de concert pour afficher un consensus de façade, manipuler les données ou leur présentation et ainsi exagérer le réchauffement climatique ou son interprétation, faire de la rétention d’information, interférer dans le processus d’évaluation par leurs pairs afin d’empêcher la publication d’articles divergents et détruire des courriels et des données brutes pour empêcher les audits indépendants. Les scientifiques directement mis en cause répondent que ces éléments, cités hors contexte, seraient en réalité bénins. De nombreux scientifiques réaffirment leur soutien à la thèse du réchauffement climatique anthropique.

Un peu plus de détails sur les manipulations de données, rétentions d’informations,  empêchements d’audits, d’évaluations par les pairs, et autres exagérations :

Les scientifiques du Climategate sont accusés par leurs détracteurs d’avoir refusé de communiquer certaines de leurs données scientifiques ou administratives, voire tenté de les détruire.

En particulier, ces derniers[Qui ?] mettent en cause un courriel daté du 2 février 2005, dans lequel Phil Jones écrit à Michael Manncitation :
« Envoie plein de données pour Scott. Prends soin à ce qu’il les commente mieux cette fois ! Et ne laisse rien traîner sur les sites FTP — on ne sait jamais qui peut les visiter. Les deux MMsnote 1 cherchent à obtenir les données du CRU depuis des années. S’ils entendent seulement parler de l’existence d’un Freedom of Information Act au Royaume Uni, je pense que j’effacerai le fichier plutôt que de le donner à quiconque. Est-ce que votre loi similaire aux USA vous force à répondre aux requêtes sous 20 jours ? — c’est le cas de la nôtre ! Le Royaume Uni fonctionne par précédents, donc la première requête testera ce point. Nous avons également une loi sur la protection des données, derrière laquelle je me réfugierai. Tom Wigley m’a envoyé un courriel inquiet lorsqu’il a entendu parler de ça — il pensait qu’on pourrait lui demander le code de son modèle. Il a quitté officiellement l’UEA [Université d'East Anglia] donc il peut se réfugier derrière ça. L’IPRnote 2 devrait être pertinent ici, mais je me vois déjà me disputer avec quelqu’un de l’UAE qui dira que nous devons y adhérer ! »

Dans un courriel daté de fin mai 2008, Phil Jones demande à Michael Manncitation :
« Peux-tu supprimer tous les courriels que tu peux avoir eu avec Keith [Briffa] concernant l’AR4 [le quatrième rapport du Giec]41 ? Keith fera la même chose. […] Peux-tu aussi envoyer un courriel à Gene [Wahl] et lui dire de faire pareil ? Je n’ai pas sa nouvelle adresse. On demandera à Caspar [Ammann] de faire la même chose. »

Ces petits échanges qui cherchent à cacher des résultats sur le réchauffement, de la part de scientifiques, sont un peu inquiétants. Les mails du CRU mènent aussi à des problématiques plus anciennes :

Les scientifiques du CRU sont accusés par leurs détracteurs d’avoir tenté d’interférer dans la ligne éditoriale de revues scientifiques, et d’avoir manqué de déontologie scientifique en utilisant les relectures d’articles qui leur étaient attribuées (en tant que pairs) et leur mandat au Giec de manière partisane, pour exclure systématiquement les travaux « sceptiques ».

Certains courriels du CRU apportent un nouvel éclairage sur la réception d’un article très controversé des astrophysiciens Willie Soon et Sallie Baliunas, publié en janvier 2003 dans le journal scientifique Climate Research. Treize climatologues, dont une partie des scientifiques du CRU, ont publié en juillet 2003 une réponse à cet article. Les courriels en question adressent la question de la légitimité du processus d’évaluation par les pairs au sein de la revue Climate Research, et démontrent selon les détracteurs des scientifiques du CRU la pression exercée par les climatologues sur la communauté et les journaux scientifiques. La polémique a indirectement mené à la démission de cinq des dix responsables éditoriaux de Climate Research, dont l’éditeur en chef, en août 2003.
 

D’autres courriels sont également cités, dans lesquels les activités en tant qu’éditeurs des scientifiques visés par la fuite de courriels apparaissent elles-mêmes, pour leurs détracteurs, comme orientées et contraires à la déontologie scientifique.
En juillet 2010, la commission d’enquête indépendante (Independent Climate Change Email Review), a conclu que, en dépit des réactions très vives habituelles entre les diverses parties sur des sujets litigieux, rien ne pouvait être reproché au professeur Jones, et qu’en tout état de cause, aucune pression indue n’avait été exercée

Rien ne peut être reproché à Jones et le contenu de ses mails. Comme pour les autres mails, tout le monde sera lavé de tous soupçons par une « enquête indépendante ». Même cet échange assez amusant, datant de 1999 :

Dans un courriel du 22 septembre 1999, Keith Briffa fait part de l’existence « d’une pression pour présenter une jolie petite histoire au sujet ‘d’un réchauffement apparemment sans précédent depuis mille ou plus d’après les indicateurs’, mais la réalité la situation n’est pas aussi simple. Je pense que le réchauffement récent est semblable à celui d’il y a mille ans »

Parlons un peu de Keith Briffa

Parce que ce scientifique n’est pas un obscur chercheur sans influence : Briffa est en réalité l’un des meilleurs spécialistes du climat au monde et est au cœur d’une controverse très importante pour démontrer le caractère anthropique du changement climatique.

Un des courriels mis en cause propose d’utiliser une astuce (a trick) afin de cacher une baisse de la température moyenne (hide the decline). D’autres fichiers font référence à des astuces variées pour « cacher » le « déclin » ou la « divergence » : suppression, remplacement par des moyennes thermométriques globales, remplacement par des chiffres fixes. Les parties en présence s’accordent sur le fait que ce déclin ou cette divergence cachée porte sur la baisse pour la seconde moitié du xxe siècle des températures reconstruites à partir des données relais (proxys) notamment en provenance d’arbres, alors que les moyennes thermométriques utilisées en références affichent une hausse importante sur cette période.

Phil Jones affirme que l’astuce signifiait de façon familière « quelque chose d’intelligent à faire » et non une manipulation des données comme l’affirment ses détracteurs.

Michael E. Mann précise que l’astuce statistique dont parle Phil Jones dans le courriel cité consistait simplement à remplacer les températures reconstruites à partir des données des arbres des années récentes par des données plus précises venant des mesures directes de la température atmosphérique.

Si la prestigieuse revue Nature a pris position massivement pour défendre les scientifique du CRU, une autre, la non moins prestigieuse revue National Reviewoffre encore en  mai 2012 à des scientifiques  la possibilité d’exprimer leurs doutes sur l’impartialité des travaux de Keith Briffa :

Why did Briffa include only half the number of cores covering the balmy interval known as the Medieval Warm Period that another scientist, one with whom he was acquainted, had reported for Yamal ? And why were there so few cores in Briffa’s 20th century? By 1988, there were only twelve cores used in a year, an amazingly small number from the period that should have provided the easiest data. By 1990, the count was only ten, and it dropped to just five in 1995. Without an explanation of how the strange sampling of the available data had been performed, the suspicion of cherry-picking became overwhelming, particularly since the sharp 20th-century uptick in the series was almost entirely due to a single tree.

Débat interdit (surtout en France)

Malgré le ClimateGate, qui a déstabilisé très fortement la communauté scientifique et continue de créer des débats à l’étranger, particulièrement aux USA et au Royaume-Uni, la discussion sur ce sujet n’est plus au goût du jour par chez nous. « L’urgence d’agir » est devenue un leitmotiv qui abolit toute possibilité d’expression du doute sur un problème mondial qui change pourtant énormément de choses au niveau politique. La France est quand même émettrice de 1% du Co2 et gaz à effets de serre mondial, ce n’est pas rien ! Si la France baisse ses émission de moitié, il est important de mesurer le changement « majeur » qui s’opérera sur le climat mondial…

L’Institut de Physique britanique posait la question suivante en 2007 : « Climate change prediction: a robust or flawed process? ». La prédiction du climat : un processus fiable ou défectueux ? La question peut être posée, et elle l’est en Angleterre, surtout quand les résultats des sondes en 2006 n’ont absolument pas collé aux prédictions antérieures du GIEC en termes d’augmentation des températures. Un document de « réconciliation » a donc été publié par climatescience.gov, afin d’expliquer les divergences et faire « coller » les résultats.

Deux scientifiques allemands, Gerhard Gerlich and Ralf D. Tscheuschner, publient (très difficilement) en 2009 une étude sur l’effet de serre dans « L’International Journal of Modern Physics ». Leur étude (ici en version numérique) intitulée Falsication Of The Atmospheric CO2 Greenhouse Effects Within The Frame Of Physics » bat en brèche les théories du GIEC et démontre que l’effet de serre par le Co2 ne tient pas debout. Avec un préambule qui peut interpeler le lecteur non averti :

Many authors assume that carbon dioxide emissions from fossil-fuel consumption represent a serious danger to the health of our planet, since they are supposed to influence the climates, in particular the average temperatures of the surface and lower atmosphere of the Earth. However, carbon dioxide is a rare trace gas, a very small part of the atmosphere found in concentrations as low as 0; 03 Vol %.

De nombreux auteurs supposent que les émissions de dioxyde de carbone provenant de la consommation de combustibles fossiles représentent un grave danger pour la santé de notre planète, car ils sont censés influencer les climats, en particulier les températures moyennes de la surface et la basse atmosphère de la Terre. Cependant, le dioxyde de carbone est un gaz rare, présent dans l’atmosphère à des concentrations aussi faibles que 0, 03% vol.

Toute l’étude des deux chercheurs n’est pas basée sur cette démonstration anti-Co2 puisqu’ils travaillent sur les effets de physique fondamentale dont les interactions solaires. Mais la littérature scientifique est vaste au sujet du climat, puisque toute une partie de la communauté des chercheurs continue de vouloir comprendre le climat planétaire et n’adhère pas à la thèse par « consensus » du GIEC.

Le ClimateGate a eu au moins une vertu, celle de montrer au grand jour la vocation très politique des chercheurs du GIEC, des éléments d’influence et de volonté d’empêcher d’autres théories d’être publiées. Malgré tout, le réchauffement, devenu changement climatique est toujours causé par l’émission de Co2 humaine, aucune autre cause ne peut être invoquée, et si les relevés de températures indiquent une pause dans un réchauffement, il y aura toujours des explications du GIEC pour nous rassurer : nous sommes la raison du dérèglement à 90%, aucune autre possibilité n’est envisageable.

Les conséquences géopolitiques, économiques, technologiques, énergétiques de l’imposition de la théorie unique sur le changement climatique sont énormes, et mériteraient un autre article. Mais est-ce bien nécessaire puisque nous savons que ce sont les rejets de Co2 qui réchauffent l’atmosphère et détraquent le climat ?

 

Source: Reflets-info

 

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LM 08/10/2012 08:12


Enfin j'ajouterais que le problème mis ici en avant n'est pas nouveau, car déjà avec Poincaré et sa théorie il filait passer un collège de père dont faisait partie, Einstein, et comme cela ne sa
passe pas en collectif, chaque cas est étudié par un scientifique, il s'est trouvé qu'Einstein fut celui qui analysa la thèse de Poincaré et son conjoint, il y trouva les éléments manquant et
pour rendre la sienne crédible supprime un élément que Poincaré comptait : l'Éther, donc notre analyste Einstein émis donc une réserve, le collège refusa la thèse, et Einstein publiera la sienne
quelques jours après, et soutenu par les paires dont il est au coeur, sa thèse de la relativité générale puis restreinte sera universelle, bien que mise à mal aussitôt par le groupe qui deviendra
les maîtres de la physique quantique, et en particulier Paul Dirac avec sa "Loi des Grands Nombres" qui ébranles la thèse d'Eintein, et aussi sa formule du tout, Heinseberg et bien d'autres
Friedman aussi seront des antiEinstein silencieux, pour ne pas être décrédibiliser par les paires d'Einstein, et avoir le droit de recherche et de publication.


Aujourd’hui de plus en plus de scientifiques parlent ouvertement du temps que cette manipulation à fait perdre, et même il y en a encore qui font obstruction, pourquoi, qui en profite 80 ans
après ?


LM

LM 08/10/2012 07:48


He ben, ça en aura mis du temps pour que la VÉRITÉ se sache.


Bon, alors que faire ? Rien, sur le réchauffement, mais cela n'interdit pas d'arrêter le pétrole qui ne sert à rien, trouver un bon moyen pour se chauffer, parce qu'aux finales on va se peler.


LM

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