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Comment Google obligera la presse à s'auto-censurer

Publié par wikistrike.com sur 9 Décembre 2013, 10:01am

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

 

Comment Google obligera la presse à s'auto-censurer

 

6118218-9135745.jpgComme il l'a déjà fait aux Etats-Unis, Google imposera tôt ou tard son filtre SafeSearch aux internautes qui utilisent son moteur de recherche. Or le filtre est une incitation à l'auto-censure pour les sites de presse, dont les articles les plus "choquants" aux yeux de Google disparaissent des résultats de recherche.

 

On peut le déplorer ou refuser de l'admettre, mais c'est ainsi. Aucun site de presse ne peut se passer de l'indexation de ses articles par Google. Ne pas être référencé par le moteur de recherche qui est en position de quasi monopole, c'est se rendre invisible pour 95 % des recherches effectuées par les internautes en France, lesquels utilisent Google même pour saisir le nom d'un site qu'ils connaissent. 

Que l'on soit un site de presse gratuit ou payant, qui vit de la publicité ou d'abonnements, la visibilité reste la clé de tout modèle économique. Même si les réseaux sociaux apportent une bulle d'oxygène en permettant de se rendre visible sur d'autres canaux, le moteur de recherche reste vital. 

Pour les amateurs aussi, qui diffusent des informations à titre non professionnel, le référencement est essentiel. L'intérêt n'est plus économique, il est démocratique. Un article qui n'est pas référencé est un article qui ne sera pas ou peu lu. Celui qui voit ses articles arriver en tête des résultats sur la recherche d'une problématique quelconque est celui qui aura le plus de chances d'avoir une influence sur cette problématique. A ce titre, Google dispose d'un pouvoir encore insoupçonné, qui lui donne la faculté de modeler les esprits en montrant ou en cachant certaines idées (qu'il ait ce pouvoir ne veut pas dire qu'il s'en sert, mais qu'il s'agit d'un risque à prendre en considération). 

A ses origines, Google avait été conçu comme un moteur de recherche neutre, qui ne jugeait pas le contenu des pages mais se contentait de les analyser sémantiquement pour y cueillir les mots clés, et de les classer en fonction de l'importance que leur donnait les internautes eux-mêmes. Plus les sites internet pointaient vers une page, plus cette page était jugée crédible et montait dans les résultats. 

Puis le moteur de recherche a dû complexifier ses méthodes pour lutter contre le spam, et s'est mis à juger de la qualité intrinsèque des contenus. Il a alors perdu sa neutralité, pour des motifs divers et variés, louables ou inavouables. Plutôt que de chercher à fournir le résultat le plus pertinent ou le plus intéressant, au besoin en faisant remonter une page méconnue et en prenant le risque de se tromper, Google s'est mis à fournir le résultat le plus rassurant. Le moins risqué pour son image de marque. Ce fut la fin de l'idéal de la longue traîne, et la prime donnée aux sites qui bénéficient déjà d'une importante notoriété. 

Mais désormais, Google va plus loin. Depuis décembre 2012, d'abord aux Etats-Unis puis en Grande-Bretagne, en Australie et en Nouvelle-Zélande, le filtre SafeSearch est imposé aux internautes, qui n'ont plus la possibilité de le désactiver. Google ayant l'habitude de tester de type de modificationsdans ses versions anglophones avant de l'étendre au monde entier, ce n'est qu'une question de temps avant que SafeSearch devienne imposé également en France :


Comment Google obligera la presse à s'auto-censurer


Officiellement, SafeSearch permet d' "empêcher le contenu réservé aux adultes de s'afficher dans les résultats de recherche". Mais l'outil qui permet aux internautes de demander la suppression d'un résultat est plus explicite, en parlant de "contenu choquant", dont la définition est laissée à l'imagination de chacun. "Vous pouvez signaler sur cette page un contenu choquant ou réservé aux adultes", indique Google. 

La seule préoccupation du moteur de recherche est l'éventuel manque d'efficacité de son filtre (les faux négatifs) ; pas le trop d'efficacité (les faux positifs)."Si de tels contenus s'affichent encore,merci de nous en informer", demande ainsi le moteur de recherche aux internautes. Mais il n'offre en revanche aucun outil permettant de faire appel d'une suppression abusive. 

Or l'activation imposée de SafeSearch va faire disparaître des résultats de Google toute une série d'articles que la presse française, qui n'est pas bercée au rejet de la sexualité imposé par les sites américains, juge adaptée à son public. 

Ainsi par exemple, lorsque SafeSearch est activé, cet article de Rue89 sur la remise des Bad Sex Awards est censuré. Aux yeux du très prude Google, le journal numérique a le tort de citer des passages explicites de la littérature érotique. En revanche, Actualitté qui fait preuve de plus de pudeur est bien classé dans les résultats après censure :


Comment Google obligera la presse à s'auto-censurer


Autre exemple. Si vous recherchez le "Kamasutra", c'est cet article de Doctissimo qui arrive en tête pour présenter les positions sexuelles, avec force détails. Le 3ème résultat est cet article de Femme Actuelle. Probablement le type d'articles que l'on trouverait en kiosque dans la version en papier glacé. Mais dès que SafeSearch est activé, ce qui sera un jour le cas pour tous les utilisateurs de Google, les deux liens précités disparaissent, et c'est un projet artistique qui arrive en tête :


Comment Google obligera la presse à s'auto-censurer


Nous pourrions ainsi multiplier les exemples. Comme nous l'avions déjà écrit, Numerama est lui-même de temps en temps victime de SafeSearch, jusqu'à l'absurde. Google a ainsi censuré un article critiquant la censure de Google, sans que l'on comprenne bien pourquoi. Sans doute le titre était-il responsable (rappelons que Google n'offre aux éditeurs de sites censurés aucun moyen de savoir qu'ils sont ainsi censurés, ni aucune explication, ni aucun recours). 

Nous avons aussi découverts d'autres articles censurés, dont ce très osé article qui expliquait, sans images ni mots explicites, qui évoquait l'amour et le s*x* (pardon, on s'auto-censure pour éviter la censure de cet article-ci) entre les robots et les hommes. Nous avons beau lire, re-lire et re-re-lire l'article, nous ne voyons pas très bien ce qui justifie qu'il soit pris dans les mailles du filet de SafeSearch. Mais ainsi en juge Google.


Comment Google obligera la presse à s'auto-censurer


Il est donc à craindre qu'à l'avenir, et dès que SafeSearch sera activé, la presse française s'interdise de parler de l'un de ses sujets favoris, le sexe, au nom d'un puritanisme qui lui est étranger, mais qui lui est imposé. A quoi bon perdre du temps et de l'argent à écrire des articles qui n'auront plus qu'une vie éphémère ? 

Et l'on parle là uniquement des contenus sexuels. Mais comme l'indique Google, ce sont l'ensemble des "contenus choquants" qu'il veut supprimer. Où s'arrêtera sa définition ? 

Que s'interdiront d'écrire la presse et les internautes soucieux de référencement de leurs articles, pour échapper à la guillotine SafeSearch ? 

http://www.numerama.com/magazine/27724-comment-google-obligera-la-presse-a-s-auto-censurer.html 

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Damstounet 12/12/2013 06:53


ben, les gens feront comme les pédophiles : ils se passeront de google & consort pr accéder a du sexe et a de la nudité tt simplement. de nouvo outils seront dévelopé et ds 20 ans google
finira par disparètre tt comme altavista en son tps.


c sur ke sa doi déstabilisé certeins adultophiles en particuliers hétéro de se rendre conte ke leur accès a la sexualité commence a ètre menacé. ms c tjrs + facile de demandé aux autres de faire
d sacrifice ke den consentir soi mm. 1 règle de l'histoire : se ke tu fais a autrui, on te le fera a ton tour.


et c dotant plus ironique de la part de numérama kelle a tjrs vomit sur la pornographie infantile. pourtant léquation est simple : la pornographie infantile fait soufrir les enfants donc le sexe
fait soufrir les enfants et comme d enfants utilisent linternet il fo censuré internet y compris les contenus pr adultes ski revient a privé les adultes pr protégé les enfants. l'islande & le
royaume uni l'on b1compris eux.


c le mm genre de raisonnement ki saplik a la télé ou on censure sexe, nudité & pornographie sans ke sela fasse réellement débat. ms peu tètre ke certains reste attaché a l'internet
comme seul espace de liberté ? encore une illusion, o mm titre ke la démocratie a l'occidentale par ex.


demander a un pédophile français ou a 1 homosexuel iran1 se kil pense de la liberté sur le net et + globalement ds la vie, les réponses st édifiantes.


vs voulé protégé les enfants ? soyez prèt a en payé le prix. ce dernié ne sra jms trop élevé : la préservation de l'innocence d'1 enfant na pa de prix.

Zara 09/12/2013 15:32


Dictature, liberté d'expression, censure, propagande ? deux poids, deux mesures :


Français exprimant leurs mécontentements :


http://www.youtube.com/watch?v=LjHtExzCMHc


Pardon ! ils n’avaient pas compris... : Pas de seins nus, d’insultes sur le torse, menace de mort.
Ils n’ont pas hurler d’injures hystériques essayant d’agresser physiquement Mme TAUBIRA ne brandissaient pas d’armes d’aucune catégories...
Ils n’ont même pas uriner sur sa photo !!!!
(A Paris, des Femen urinent sur la photo du président
ukrainien !)
Peut-on nous Français, uriner sur des politiques impunément ? Non, Nous, nous avons le droit d’expression...ha ben non !.
HOooo ! le manque de professionnalisme, pas de gaz lacrymogène, d’extincteur, marteaux ou d’ARMES !.
Ukraine : les Femen ferment
leur fief pour "détention d’armes"


Par contre les femen ont le droit d’agresser
physiquement Mme Lepen, l’insulter,menacer physiquement, inciter à la haine ouvertement !.
Et la police ? ont-ils vérifiés au local international basé à paris, ces terroristes étrangères hébergées, subventionnées par et sur le
sol français et si elles détenaient des ARMES, finançaient des actes illégaux, blanchiment, prostitution prouvés, en
Allemagne guerres de territoires de prostitutions, font-elles chanter des politiques ?


Cathédrale notre Dame une femen brandit une arme
Elles accumulent des armes dans certain pays pourquoi ?
Face à cela, manif pour tous, bonnets rouge, cathos pacifistes, citoyens, des humoristes, écrivains arbitrairement emprisonnés, tabassés, persécutés par la justice, censurés et même des livres
sont maintenant interdits !.


Mais le pédophile G.Matzneff recoit le prix renaudaux et passe sur CSOJ chez Taddei et autres !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Matzneff


http://fr.wikipedia.org/wiki/Inna_Shevchenko


Inna Shevchenko


elle faisait l'objet d'une enquête criminelle par la police de son pays Ukraine après avoir tronçonné une croix catholique lors d’une
manifestation pour protester contre la condamnation des Pussy Riot pour un concert contre Vladimir Poutine dans une cathédrale orthodoxe de Moscou


Cette action a soulevé de très vives protestations en Ukraine, la croix en question ayant été érigée en souvenir des victimes de l'Holodomor  (10 Millions de morts chrétiens 1933) et des persécutions soviétiques anti-religieuses.


Le 14 juillet 2013, jour de la fête nationale en France, est dévoilé
le timbre Marianne de la Jeunesse, dont Inna Shevchenko est une des sources d'inspiration7. Pour Olivier Ciappa, c'est son visage qui a « surtout7 » inspiré le duo de dessinateurs du timbre lors de sa conception8,7. Elle réagit alors sur Twitter :


     
« Désormais, tous les Français devront lécher mon cul
pour envoyer une lettre ».


      
Pour François Hollande, son effigie représente ainsi « l’illustration de la
jeunesse.



 À cette occasion, les Femen se réjouissent de ce nouveau « symbole officiel de la France ».


Qui
sont les réel Fascistes et dictateurs ?

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