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Comment les antidépresseurs font grimper le nombre de dépressifs

Publié par wikistrike.com sur 27 Février 2013, 17:28pm

Catégories : #Santé - psychologie

Comment les antidépresseurs font grimper le nombre de dépressifs


 

Archivo:Depression-loss of loved one.jpg

 

 

Depuis les années 1970, le nombre de personnes souffrant de dépression en France a explosé. Un mal moderne ? Plutôt une affaire de diagnostics et d’émergence de nouveaux "médicaments", explique Philippe Pignarre, auteur de "Comment la dépression est devenue une épidémie" (La Découverte - mai 2012).

 

 Comment les antidépresseurs font grimper le nombre de dépressifs


Par Philippe Pignarre, Éditeur

 

S’il apparaît justifié de parler aujourd’hui d’"épidémie de dépression", il faut immédiatement répondre à la question : mais, avant, il n’y avait pas de dépressions ?

On pourrait résumer ainsi la réponse apportée dans ce livre : avant, il y avait un chaos de troubles divers, d’états d’âmes différenciés que l’on n’avait aucune raison de ranger dans une catégorie unique : on parlait de neurasthénie, d’acédie, de mélancolie, de spleen, de langueur, etc. Alors - question suivante - est-on devenu, d’un seul coup, plus clairvoyant ? La science s’est-elle imposée là où la poésie triomphait ? La lumière a-t-elle succédé à l’obscurité ?

C’est une explication peu convaincante même si elle est fréquente. Pourquoi serions-nous devenus plus intelligents en quelques années ?

 L’arrivée des antidépresseurs

Il s’est passé, en fait, quelque chose de très simple et dont les effets continuent jusqu’à aujourd’hui : on a inventé, à partir du milieu des années 1960, une nouvelle classe de médicaments, des sortes d’"énergisants psychiques", auxquels on a donné le nom d’antidépresseurs (c’était un peu par hasard car on cherchait un nouveau médicament pour calmer les patients souffrant de schizophrénie ou, encore un traitement de la tuberculose).

C’est avec cette invention que les choses changent : toutes les personnes susceptibles d’aller mieux (de retrouver un état antérieur de bien-être) en prenant un tel énergisant psychique ont été étiquetées dépressives. Les plaintes jusque-là dispersées ont été unifiées sous un seul nom au bénéfice de la médecine (et de l’industrie pharmaceutique).

Et à chaque fois que l’industrie pharmaceutique a mis sur le marché une nouvelle famille d’énergisants d’un usage plus facile, avec moins d’effets secondaires (que les médecins généralistes et pas seulement les psychiatres pouvaient prescrire plus facilement), les diagnostics de dépression ont connu un bond en avant.

 L’antidépresseur, une prescription facile

Le gros changement provoqué par l’arrivée des antidépresseurs a donc d’abord eu lieu chez les médecins : ils ont commencé à regarder et écouter leurs patients autrement. Ils ont très vite appris à diagnostiquer la dépression sans tenir compte du contenu de la plainte du patient (une demi-journée de formations est suffisante selon l’Organisation mondiale de la santé qui a beaucoup milité, grâce aux subsides des industriels, pour que chaque pays adopte le modèle occidental même si c’est parfois comme en Chine, par exemple). "Parle toujours… j’observe des signes, des comportements, visibles derrière ce que tu dis."

La dépression devient le "plus petit dénominateur commun" de toute une série de gens qui viennent consulter un médecin ou un psychologue. Pas besoin d’aller très loin dans l’écoute du patient, le mieux est d’essayer un antidépresseur dont le succès viendra conforter le diagnostic. Car la spécificité d’un médicament psychotrope est de marcher indépendamment du contenu de la plainte.

 Ensuite, une série de nouveaux pas sont vite franchis :

  • 1. Le contenu de la plainte n’a finalement pas d’importance ;
  • 2. donc, elle est seulement traitée comme un prétexte ou une justification que le patient invente pour expliquer son état ;
  • 3. donc, la dépression n’a pas de cause extérieure ;
  • 4. donc, elle est à l’intérieur du psychisme ou, mieux encore, dans les mécanismes cérébraux, neuronaux (avec, peut-être, une prédisposition génétique) ;
  • 5. donc, il ne faut surtout pas prendre en compte les raisons que le patient donne à son état.

Résultat : vous entrez dans le cabinet du médecin en croyant être victime d’une "vie de merde" et ne plus arriver à l’assumer ? Illusion ! Votre sérotonine est seulement déréglée ! Comme le diabète est un manque d’insuline, la plainte dépressive est un surcroît de sérotonine…

 Et quand le système entre en crise...

Voilà un système qui ne peut que s’emballer. Tout ce qui peut justifier la prescription d’un énergisant psychique est une dépression. C’est devenu un trouble banal. Plus les nouveaux antidépresseurs seront "légers" et donc anodins, et plus il y aura de personnes auxquelles on pourra les prescrire.

Évidemment, il arrive que le système entre en crise. C’est à chaque fois que la réalité d’une cause extérieure ne peut plus être niée : ainsi, quand le harcèlement moral (conjugal ou dans l’entreprise) s’est imposé comme une réalité, les prescripteurs et les biologistes n’ont pas su quoi en faire. De même, quand la violence conjugale et le viol ont cessé d’être relativisés (et il a fallu de fortes mobilisations sociales), l’explication par "la dépression due à l’excès de sérotonine" a paru un peu courte… Mais la biologie qui s’est imposée est faite justement pour ignorer ces problèmes.

Source : Le Nouvel Observateur

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Arlette 01/03/2013 21:47


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IVRY-Cédex             Noms commerciaux des médicaments - Les antidépresseurs :
trois catégories de substances : les antidépresseurs IMAO peu utilisés aujourd'hui à
cause de leur toxicité : Manerix - Nardil - Parnate. La 2e catégorie, les antidépresseurs
tricycliques et hétérocycliques dont l'usage est répandu mais dont l'utilité est remise en cause parce-qu'ils produisent de trop nombreux
effets secondaires.  Anafranil - Apo-Amytriptyline - Apo-Imipramine - Apo-trimip - Asendin -
Aventyl - Desyrel - Elavil - Etrafon - Ludiomil - Norpramin - Novo-Doxepin -
Novo-Trimipramine -  Pertofrane - PMS-Levazine - Rhotrimine - Sinequan - Surmontil -
Triadapin - Triavil -  Tofranil - Triptil - Enfin, la 3e catégorie
comprend de nouvelles substances qui ont été lancées sur le marché au cours des dernières années, les antidépresseurs ISRS, dont le
Prozac fait partie, Luvox - Paxil - Zoloft - Moins toxiques à fortes doses, effets stimulants... Leurs effets à longs
termes sont cependant inconnus... Les tout derniers antidépresseurs :    Effexor - Serzone.   J'avais une fois discuté dans un café proche avec un médecin qui avait été Chef de Service. Je ne l'aperçois plus, il jouait régulièrement au TIERCE dans ce
café.  Il a dit avoir donné un médicament nouveau à une femme et le lendemain matin, elle avait été morte dans le lit. Il ne sait pas encore aujourd'hui pour quelles raisons ? Si ça venait
de ce médicament NOUVEAU.  Au moins, il a eu la franchise de partager les doutes, j'en avais aussi eu à propos de mon caniche ! Un vétérinaire
m'avait dit : Ne pas donner les 2 comprimés ensemble - l'autre vétérinaire n'avait pas fait cette Recommandation (et j'avais oublié) et j'avais donné les 2 comprimés ensemble - en rentrant
il était mort à 13 H. couché sur le canapé. Je m'interrogeais longtemps... (âgé de plus de 16 ans).

théa 28/02/2013 11:58


Moi aussi je connais de nombreuses personnes qui se sont suicidées à cause des anti dépresseurs. J'en connais aussi qui ont les neurones complétement bouzillés et qui sombreront dans la
folie...... par contre je ne connais aucune personne qui a été soignée grace a ces médicaments de mort.......


les médecins sont devenus très mercantiles ne leur faites pas confiance !!!!  

Laurent Franssen 28/02/2013 08:41


Le dernier paragraphe m'impressione.

Il y avait vraiment des branches entieres du corps médical qui pensait si ras des paquerettes ??!

Arlette 28/02/2013 01:06


1°) -  M… :
3 semaines de LITHIUM et il est allé se pendre à un arbre à la sortie de son village. (Un bon ouvrier Installateur-Sanitaire et Electricien).  2°) -  J.-M., un collègue de travail cél.,  (médicaments) s’était foutu sous le train – ses  collègues étaient allés ramasser des morceaux de chairs épars.  3°) -  Béatrice s’était rendue chez le chef de
Service Psy. car son fils lui disait qu’il allait se suicider. A quel étage vous habitez, Madame ? Au 2ème étage Docteur ! Réponse du Docteur : Alors il ne tombera pas de bien haut ! Il a sauté : mais du 5e – il n’est pas mort ! Des années, il marchait avec deux cannes ! 4°)  - 
Deux fils d’une femme que je connaissais se sont suicidés. L’un s’était jeté par la fenêtre d’une tour proche de l’hôpital et le second aux médicaments d'autant qu'il en avait absorbés. 
 5°) -  L’homme, ex-Représentant, retraité, div. 61 ans,  je l’avais vu monter le fusil accroché à son épaule. Je croyais qu’il irait à la chasse aux sangliers ou aux chevreuils en tant que
retraité. Un samedi après-midi, je dormais, j’avais entendu  2 coups de feu – il s’était flingué – on l’avait découvert MORT 3 semaines plus
tard, en Janvier, par la puanteur dans le couloir ! (fusil - cartouches pour tirer le sanglier) – la cervelle éclatée au plafond. Il s’était dit : DEPRESSIF mais on n’aurait
pas imaginé ! On ne connait pas les gens quand on ne parle pas avec eux ! Tout est superficiel de nos jours. Les gens sont pressés et veulent s’asseoir devant la
télé.   6°) -  Le fils (42 ans) d'une copine s'était suicidé aux médicaments - il en prenait, d'ailleurs, des antidépresseurs.
C'est facile de tripler les doses et de mélanger avec de l'alcool. Beaucoup de ces suicidés laissent des enfants derrière eux !

Hercobulus 27/02/2013 22:01


Les antidéprésseurs sont élaborés par les labos avec des molécules de synthèse


qui font l'effet attendu au départ. Mais mal reconnues et peu assimilables par


le corps, ces molécules artificielles finissent par se retourner contre les patients,


selon leurs particularités génétiques et constitutives. Les labos n'ont pas le


temps pour étudier l'impact de leurs produits, car il faut vite rentabiliser les


recherches et productions. Quand beaucoup de cobayes humains décèdent


ou tombent malade, on retire le produit incriminé du marché,  selon les


rapports de force dans chaque pays. Les bénéfices engrangés, un nouveau


produit préparé de longue date vient à point nommé remplacer l'ancien.


Ainsi fonctionnent les usines à poisons qui souhaitent se substituer aux


processus naturels de santé physique et psychique.


 

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