Comment les statues Moaï se sont dandinées à travers l’ile de pâques ?


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En utilisant uniquement des cordes, combien de personnes faut-il pour déplacer une statue de 3 mètres de haut et de 5 tonnes, sur une distance de 100 mètres ? Cela ressemble au début d’une charade, mais c’est une question sérieuse pour les archéologues Terry Hunt et Lipo Carl (Université de l’état de Californie), qui étudient la façon dont les habitants préhistoriques de l’île de Pâques ont transporté les icônes emblématiques de la région, des figures monolithiques appelées "Moaï", d’un endroit à l’autre.

La réponse ? Seulement 18 personnes. La clé, dit Hunt et Lipo, est le travail d’équipe; en faisant basculer la statue d’avant en arrière, trois groupes de personnes coopérants ont pu amadouer la réplique géante, en marchant d’une manière raisonnablement coordonnée.

Vous pouvez voir une démonstration de la technique démontrée ci-dessous. 

C’est une théorie intéressante, et qui, selon les chercheurs, correspond assez bien avec la mythologie des habitants actuels de l’archipel, qui soutiennent que les moaï marchaient à travers l’ile. Mais est-ce que le modèle des trois équipes étaient utilisé pour transporter des statues plus grandes que le modèle utilisé par Hunt et Lipo ? (5 tonnes semblent déjà énorme, mais la majorité des 887 monolithes de l’île pèsent près de trois plus, voir plus). Cela reste obscur, comme le véritable sort des premiers habitants de l’ile…

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Lorsque les premiers Polynésiens se sont installés sur l’ile, vers l’an 800, ils ont eu le malheur de choisir celle qui était sèche, fraiche et à distance et donc mal fertilisée par les poussières ou des cendres volcaniques. Ils ont coupé des forêts afin de fournir le bois pour la construction et pour déplacer les moai, et les arbres ne sont pas revenus. Le paysage dénudé a permis au vent d’emporter la couche arable (végétale) affaiblissant dramatiquement la fertilité du sol. Quand les indigènes n’avaient plus de bois pour construire des canots de pêche, ils ont tué et mangé tous les oiseaux. Avant que les Hollandais n’arrivent sur l’île, le dimanche de Pâques de l’année 1722, la population était devenue cannibale et barbare. Elle a été décrite comme "le meilleur exemple d’une société qui s’est détruite elle-même par la surexploitation de ses propres ressources." (par l’anthropologiste Jared Diamond de l’Université de Californie à Los Angeles)

Mais les archéologues (Lipo et Hunt) ont un regard différent sur les événements basés sur des recherches plus récentes. Ils conviennent que l’île était une catastrophe écologique, mais font valoir que les habitants partagent une petite partie de l’hécatombe. Leur recherche indique que les colons polynésiens ne sont pas arrivés à Rapa Nui avant, environ, l’an 1200, ce qui est loin d’être suffisant pour dévaster les forêts uniquement par le débroussaillage et le brulage.

Plus de détails sur la recherche publiée sur le National Geographic : If They Could Only Talk.

Source: Gurumed

Tag(s) : #archéologie - Histoire - Préhistoire - Patrimoine
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