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Crise écoomique ; Jürgen Stark prévient...

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 25 Avril 2011, 08:01am

Catégories : #Economie

 

Jurgen-20Stark-20grece-20ue-20crise-20dette.jpgJürgen Stark prédit le pire 

 

BERLIN, 23 avril (Reuters) - Une restructuration de la dette souveraine d'un Etat de la zone euro pourrait déclencher une crise plus grave que celle née de la chute de la banque Lehman Brothers, estime Jürgen Stark, membre du directoire de la BCE. 

 

Jürgen Stark, dont les commentaires ont été mis en ligne sur le site web de la chaîne de télévision publique ZDF samedi, utilise le spectre de la faillite de la célèbre banque d'affaires américaine pour souligner l'opposition de la Banque centrale européenne à la restructuration de la dette grecque.

 

"Une restructuration (...) aurait des inconvénients considérables", estime-t-il. "Dans le pire des cas, la restructuration d'un Etat membre pourrait dépasser les effets de la faillite de Lehman", ajoute-t-il.

 

La faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 avait entraîné un quasi-gel du marché du crédit et obligé les Etats à engager de très coûteuses opérations de sauvetages bancaires.

 

La restructuration de la dette publique grecque, qui représente une fois et demi le produit intérieur brut (PIB) du pays, est de plus en plus souvent évoquée. Certains s'interrogent sur les conséquences d'une telle restructuration en terme d'image pour la monnaie unique.

 

Dans l'interview, Jürgen Stark critique le débat sur la Grèce, pays qui, souligne-t-il, n'est pas insolvable et devrait être à même de rembourser ses dettes en vertu du plan de sauvetage mis sur pied en mai dernier.

 

"Le débat sur la restructuration dans la zone euro est fondé sur des hypothèses erronées selon lesquelles un Etat ou un autre serait insolvable", dit-il.

 

"Les programmes d'adjustement de l'UE et du FMI étaient basés sur des analyses de la capacité de remboursement de la dette", martèle-t-il. "On n'aurait pas déboursé d'aide si la capacité de rembourser la dette après l'achèvement des programmes de réforme n'avait pu être assurée."

 

 

(Brian Rohan, Danielle Rouquié pour le service français)

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