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Dans une semaine, nous serons sept milliards sur Terre, dont 6 milliards de très pauvres

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 25 Octobre 2011, 09:03am

Catégories : #peuples du monde

Dans une semaine, nous serons sept milliards sur Terre



Selon les estimations de l'ONU, la population mondiale va atteindre les 7.000.000.000 d'individus dans une semaine et celle-ci devrait atteindre les 10 milliards d'ici la fin du siècle.

© reuters
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Actuellement, la moitié de la population mondiale vit avec deux dollars par jour et au moins 850 millions de personnes souffrent "d'insécurité alimentaire ou de malnutrition chronique", ce à quoi il faut ajouter les pénuries d'eau qui ne vont faire qu'augmenter. Sans oublier que toutes ces populations comptent de plus en plus de personnes âgées. 

Le baby boom qui a eu lieu après la deuxième Guerre mondiale a lancé le rythme. Alors qu'en 1945, on ne comptait que 2,5 milliards d'individus, la population mondiale a quasiment triplé en 66 ans! 

Difficile de ne pas être pessimiste face à autant de bouches à nourrir alors que les événements climatiques se multiplient provoquant sécheresse par ici, inondations par là, mettant à mal les récoltes et faisant flamber les prix des denrées alimentaires. Autant d'événements qui risquent bien de provoquer conflits et guerres aux quatre coins du monde.

En 2007, déjà, le Conseil consultatif allemand sur le changement climatique et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement soulignaient le lien étroit entre réchauffement et sécurité mondiale.  Dans un rapport, ils démontraient que si le changement climatique n'était pas contrôlé rapidement, il serait susceptible d'aggraver ou de déclencher des tensions.

Le rapport, publié par des chercheurs allemands et suisses, encourageait les gouvernements participant à la Conférence des Nations Unies sur la Convention du Changement Climatique de Bali à adopter des réductions de CO2 profondes et décisives. Ce qui n'a toujours pas été fait quatre ans plus tard...

Le changement climatique, y compris les événements météorologiques extrêmes, aura un impact non négligeable sur les ressources naturelles de la Terre: fonte des glaces, assèchement des terres et des forêts, hausse du nombre de réfugiés climatiques, etc. (7sur7Sydney/ca)

 

PDF comment nourrir 7 milliiards d'habitants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 milliards, et moi, et moi, et moi

 

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‣ Selon une étude de l’Ined, la population mondiale devrait franchir cette année le seuil des sept milliards. ‣ Ce chiffre a été multiplié par sept au cours des deux derniers siècles


 

«  En douze ans, la population mondiale a gagné un milliard d’humains  », constate Gilles Pison, chercheur à l’Institut national d’études démographiques (Ined). Auteur de l’étude « Tous les pays du monde » pour la revue « Populations et Société », le démographe dresse un tableau précis de la population mondiale.

Selon les projections des Nations unies, le cap des sept milliards d’humains sera atteint en octobre prochain, celui des huit milliards en 2025, avant une stabilisation autour de neuf à dix milliards à l’horizon 2 100. «  C’est beaucoup, parce que ça pose évidemment la question des ressources. Comment faire en sorte que neuf milliards d’habitants vivent aussi bien, voire mieux que nous, alors que la planète atteint ses limites ?  », interroge le démographe. «  D’un autre côté, l’augmentation d’un tiers prévue d’ici à la fin de ce siècle est relativement modeste par rapport à la croissance rapide qu’on connaît depuis 1 800  ».

Certes, tous les continents ne sont pas logés à la même enseigne. À la stabilisation de la population d’Europe et d’Amérique du Nord s’oppose l’explosion démographique que devrait connaître l’Afrique. «  Le nombre d’habitants va quadrupler en un siècle pour s’établir à 3,6 milliards d’humains  », explique Gilles Pison. En 2100, un habitant sur trois vivra sur ce continent, contre un sur sept aujourd’hui. Une poussée qui se développera en dépit du sida, un fléau qui touche le quart des 15-49 ans dans des pays comme le Swaziland, le Botswana ou le Lesotho.

Comment assurer à tous de bonnes conditions de vie sur un continent marqué par l’instabilité politique et les difficultés économiques ? Pour le chercheur, cette forte croissance n’est pas forcément rassurante. En dépit des réserves morales que pose cette question, « o n peut effectivement souhaiter la diminution de la taille des familles  », estime-t-il. En Afrique subsaharienne, l’indice de fécondité dépasse cinq enfants par femme. Avec une partie de la péninsule arabique, et les régions allant de l’Afghanistan jusqu’au Nord de l’Inde, ces territoires constitueront à l’avenir les principaux foyers de population. «  On constate déjà que la fécondité diminue dans les grandes villes africaines et les milieux instruits. Encourager ce mouvement à se poursuivre passe donc par l’éducation et le développement économique, mais également par le biais de politiques de populations  », analyse Gilles Pison.

L’autre enjeu pour la population africaine sera celui du vieillissement, alors que l’espérance de vie s’établit aujourd’hui à seulement 56 ans pour les hommes, 59 pour les femmes. «  Les gouvernements devront prévoir de vrais systèmes de solidarités intergénérationnels . »

Quant à l’Europe, même si certains pays, dont la France, font un peu plus d’enfants que les autres, le renouvellement des générations n’est plus garanti. Pour l’heure, le nombre de naissances est légèrement supérieur au nombre de décès. Mais, si l’indice de fécondité se maintient à 1,6 enfant par femme, après les générations nées durant le baby-boom (entre 1945 et 1975), «  la population ne pourra se maintenir que grâce aux flux migratoires  », conclut Gilles Pison.

En 2100, un habitant sur trois vivra sur le continent africain, contre un sur sept aujourd’hui.

7 milliards 2

Blog.cfdd

 

7 milliards d'habitants sur la planète aujourd'hui, 9 milliards demain : quels défis faut-il relever pour nourrir le monde en 2050?


Comment nourrir près de 9 milliards d’individus à l’horizon 2050 dans le cadre d’un développement durable ? C’est à la présentation et la discussion des travaux de prospective menés dans cette perspective à l’Inra et au Cirad qu‘est consacré l’ouvrage « Agrimonde ». Marion Guillou, présidente de l’Inra, et Patrick Caron, directeur général délégué à la Recherche et à la Stratégie du Cirad, ont présenté le 12 janvier à Paris, en présence des principaux auteurs, les résultats de ce travail sur les enjeux alimentaires et agricoles mondiaux à l’horizon 2050.

Dès 2006, l’Inra et le Cirad ont pris l’initiative d’une étude prospective, « Agrimonde », pour explorer les futurs possibles du système agricole et alimentaire mondial à l’horizon 2050. L’enjeu tient en une phrase : comment nourrir près de 9 milliards d’individus dans le cadre d’un développement durable ?

Cette question se révèle complexe car il s’agit non seulement de couvrir les besoins nutritionnels quantitatifs de la population mondiale, mais aussi de permettre à chacun un accès à une nourriture saine et équilibrée, produite par des systèmes respectueux de l’environnement, tenant compte de la raréfaction des énergies fossiles, et intégrant les dimensions sociales. Produire mieux tout autant que produire plus constitue le véritable défi pour les agricultures du monde.

Des experts, d’origines et de disciplines multiples, se sont mobilisés dans cette démarche prospective. Ils ont défini deux scénarios, l’un tendanciel (Agrimonde GO), l’autre de rupture (Agrimonde 1). Ceux-ci sont décrits dans l’ouvrage publié aujourd’hui (cf annexe).

Nourrir la planète dans le cadre d’un développement durable est possible

Dans les deux scénarios considérés, nourrir la planète en 2050 apparaît possible. Alors que le scénario tendanciel, Agrimonde GO, le permet au prix d’une dégradation environnementale, le scénario de rupture, Agrimonde 1, montre que cela peut se faire dans le cadre d’un développement durable, sous trois conditions principales :

  • Ne pas généraliser le modèle alimentaire des pays industrialisés

Il s’agit par exemple de réduire des consommations alimentaires excessives, et les pertes et gaspillages aux stades de la distribution et de la consommation finale (environ 25% dans la zone OCDE).

  • Faire le choix d’une agriculture productive et écologique

Il s’agit de développer une agriculture plus productive, et simultanément plus économe en énergies fossiles et plus respectueuse de l’environnement. Une telle agriculture valorise au mieux les processus écologiques. Elle stimule et exploite les synergies entre espèces végétales et animales. Elle tire profit des avancées scientifiques, mais aussi des savoirs et savoir-faire traditionnels.

  • Mettre en place une sécurisation des échanges internationaux des produits agricoles et agroalimentaires

L’augmentation nécessaire et prévisible des échanges agricoles en provenance des pays de l’OCDE, de l’ex-URSS et de l’Amérique latine vers l’Afrique, l’Asie et le Proche et Moyen-Orient, nécessite stabilisation et régulations.

© reuters
Source : CIRAD

Croissance démographique et production

Les ressources alimentaires de la planète sont-elles suffisantes pour nourrir 7 milliards d'hommes aujourd'hui ? Comment expliquer que la planète y soit parvenue ? Comment expliquer la persistance de la faim dans le monde ?
I. Les mutations de la demande alimentaire
• Se nourrir constitue le besoin de base de l'Humanité. Depuis la révolution néolithique du viiiemillénaire av. J.-C., ce besoin est satisfait par l'agriculture. La demande alimentaire est donc un problème majeur posé à l'économie mondiale, et plus spécialement à ses systèmes agricoles. Or, la croissance démographique dans le monde a fortement accéléré depuis deux siècles, et plus particulièrement depuis 1945. La planète est passé d'un milliard d'habitants en 1800 à 2 vers 1930, 4 en 1975, 6 en 2000, 7 vers 2012. 9 milliards sont attendus pour 2050. Pour faire face,la production agricole actuelle devra, à cet horizon, avoir augmenté de 70 % !
• Or, la demande alimentaire de la population mondiale n'évolue pas seulement en quantité. Elle évolue également en qualité. Le développement économique et l'urbanisation qui l'accompagne entraînent une amélioration et une diversification des régimes alimentaires. Le paysan pauvre a une alimentation peu variée et peu énergétique ; le citadin aisé mange de tout et en grandes quantités. Céréales peu transformées d'un côté, viande et produits laitiers de l'autre : le défi alimentaire est également qualitatif.
• Il faut donc produire plus et produire autre chose. Dans un premier temps, un plus grand apport en calories, d'origine végétale, souvent des céréales, fait reculer la sous-nutrition, c'est-à-dire le déficit quantitatif de nourriture. Dans un deuxième temps, l'augmentation de la part des protéines animales dans la ration alimentaire permet de réduire la malnutrition, c'est-à-dire ledéficit qualitatif de nourriture. Or, pour produire 1 kg de viande de bœuf, il faut 7 kgs d'alimentation végétale… Les systèmes agricoles pourront-ils tenir ?
II. La réponse des systèmes agricoles
• Au niveau mondial, la réponse est pour le moment sans équivoque : alors qu'une ration de 2500 kilocalories par jour est jugée nécessaire et suffisante en moyenne, les agricultures mondiales en produisaient 2300 par habitant en 1960, mais 2800 par habitant aujourd'hui. Dans les trente dernières années, la production agricole a augmenté de 2 % par an, contre 1,6 % par an pour la croissance démographique. Au plan global, la mission est donc remplie : la planète Terre parvient à nourrir l'Humanité.
• L'augmentation de la production agricole n'est pas fondamentalement due à l'augmentation des surfaces cultivées. Dans les trente dernières années, alors que la population mondiale augmentait de 45 %, les surfaces cultivées ne progressaient que de 4,5 % ! Il faut dire que les gains de nouvelles terres sont largement compensés par les pertes de terres agricoles existantes (érosion, salinisation ou extension des zones urbaines). La croissance de la production agricole est donc due pour l'essentiel à la croissance des rendements (quantités produites par hectare). La mise en place d'une agriculture productiviste (2e révolution agricole) dans les pays du Nord après la 2e Guerre mondiale, puis la Révolution verte des années 1960 dans les pays du Sud ont entraîné l'intensification des cultures. La mécanisation, la chimisation (engrais, pesticides, insecticides), l'irrigation et la sélection des semences ont permis une croissance de la production agricole.
• Le commerce international – ou l'aide alimentaire – a alors permis une redistribution des produits alimentaires dans les régions du monde qui en avaient besoin. Depuis 1960, les échanges de produits agricoles, souvent gérés par les transnationales de l'agroalimentaire (ou les États eux-mêmes dans le cadre de l'aide alimentaire) ont été multipliés par 20 ! Ce commerce mondial a permis d'offrir aux habitants des pays riches des produits exotiques ou de compenser les manques dans les pays pauvres.
III. La persistance des problèmes alimentaires de tous ordres
• Pourtant, les problèmes alimentaires demeurent. En 2009, un milliard d'êtres humains souffrent de la faim (sous-nutrition) : 642 millions en Asie-Pacifique, 265 millions en Afrique subsaharienne, qui représentent à eux seuls presque 90 % de la sous-nutrition mondiale. Le problème n'est donc pas tant celui de la production que celui de la répartition des produits alimentaires.
• Les famines ont certes disparu, du moins les famines dues aux conditions météorologiques. En fait, crises alimentaires et famines persistent à travers le monde, pour des raisons économiques ou politiques. La hausse des prix agricoles de 2007 et 2008 a fait brutalement augmenter la sous-nutrition dans le monde et déclenché de nombreuses émeutes de la faim. Quant aux famines, qui touchent notamment l'Afrique subsaharienne, elles sont souventmises en scène et entretenues par les pouvoirs en place, notamment afin d'attirer une aide humanitaire dont le détournement amène de juteux bénéfices.
• Enfin, les problèmes alimentaires concernent également les pays riches – et de plus en plus de pays émergents, telle la Chine. Un milliard de personnes dans le monde souffriraient de surpoidsdû à un excès calorique. En France, 40 % de la population est en surpoids et 10 % souffrent d'obésité : on trouve des chiffres encore beaucoup plus graves dans les pays anglo-saxons (65 % et 30 % aux États-Unis !). La Chine elle-même, où l'enfant unique est devenu l'enfant-roi, compte 300 millions de personnes en surpoids.
Source : assistancescolaire.com
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