Découverte des fragments de papyrus manquants d’un “Livre des morts” égyptien

ou le Livre des morts dévoilé !

 

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Depuis un siècle, les archéologues recherchaient les morceaux de papyrus absents d’un “Livre des morts” égyptien datant de l’an 1420 avant Jésus-Christ. L’égyptologue John Taylor repéra par hasard 100 fragments complétant le manuscrit, dans le Musée de Queensland, là où ils furent admirablement bien conservés durant une centaine d’années. Il qualifie cette découverte de bouleversante et revêtant une importance capitale sur le plan historique.

Ce papyrus aurait appartenu à Amenhotep, le constructeur en charge du temple d’Amon. Différentes sections de cet ancien manuscrit se retrouvèrent durant une centaine d’années en des emplacements distincts dans le monde dont certains fragments en lieu sûr dans des musées célèbres.

En Égypte, jadis, lors du décès d’une personne, les membres de leur famille faisaient rédiger un livre des morts dans lequel s’inscrivaient les recommandations ainsi que des sorts magiques visant à guider le défunt dans l’au-delà. Le papyrus pouvait atteindre une longueur de 20 mètres.

Le manuscrit d’Amenhotep se particularise par des étoiles à 5 branches ainsi que des disques soleil au haut et au bas du document. Une inscription linéaire figure à l’endos de ce papyrus signifiant le rang, la fortune ainsi que l’importance de la personne décédée. Seuls 4 ou 5 autres manuscrits ainsi identifiés furent retrouvés à ce jour.

L’égyptologue qui mit la main sur ces pièces manquantes rares et d’une grande fragilité se réjouit du fait que la réunification des nouveaux et anciens fragments de papyrus contribuera au dévoilement de mystères que recèlent ce livre des morts enfin connu dans sa totalité.

 

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Le Livre des morts ?

 

Le Livre des morts des Anciens Égyptiensa pour véritable titre, à l'époque de l'Égypte antiqueLivre pour Sortir au Jour. Le « jour » en question est celui des vivants, mais aussi de tout principe lumineux s'opposant aux ténèbres, à l'oubli, à l'anéantissement et à la mort. Dans cette perspective, le défunt Égyptien cherche à voyager dans la barque du dieu soleil  et à traverser le royaume d'Osiris (version nocturne du soleil diurne en cours de régénération).

Il s'agit de rouleaux de papyrus, recouverts de formules funéraires, placés à proximité de la momie ou contre celle-ci, dans les bandelettes. Ces différents exemplaires duLivre des Morts ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire choisit les formules qui lui conviennent, probablement en fonction de ce qu'il peut s'offrir car ces manuscrits représentent un investissement non négligeable. Certains peuvent donc être courts, alors que d'autres reproduisent l'ensemble, ou presque, du corpus.

En 1842, l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius appela Todtenbuch (Livre des morts) un papyrus conservé au musée égyptologique de Turin et dont il a effectué une première traduction. Ce nom est ensuite resté bien que dans la littérature égyptologique moderne on rencontre souvent la juxtaposition des deux titres, à savoir « Livre des Morts-Sortir au Jour ». 

 

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Tag(s) : #Les anciennes écritures
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