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Derrière les murs du Complexe de Sapelo (USA)

Publié par wikistrike.com sur 9 Février 2012, 19:39pm

Catégories : #archéologie - Histoire - Préhistoire - Patrimoine

Derrière les murs du Complexe de Sapelo


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Au large des côtes de Géorgie, il y a quelques semaines, de grandes pyramides auraient été découvertes. Aujourd’hui, WikiStrike vous propose le plus ancien mur construit en Amérique du Nord, justement dans l’Etat de Géorgie !

 Au sud-est d'Atlanta en Géorgie, au large des côtes, surl'île de Sapelo, les archéologues ont mis au jour les vestiges d'une ancienne ville fortifiée qui est antérieure à la construction d'un grand nombre de pyramides d'Égypte.

Connu sous le nom de "complexe de Sapelo", cette ancienne ville a été construite autour de 2300 avant JC et fut composée de trois quartiers, chacun entouré par des murs circulaires de vingt pieds de hauteur construit à partir de tonnes de coquillages. Une partie des plus anciennes poteries d’Amérique du Nord a également été retrouvée enterré dans les ruines de cette cité perdue.

Sapelo_map.gif 

Le site est énigmatique, parce qu'à l'époque de sa construction, les Amérindiens qui vivaient dans la région étaient de simples chasseurs-cueilleurs et n'avaient pas encore inventés l'agriculture. De nombreux chercheurs croient que l'agriculture est une condition sine qua non pour la civilisation. Alors comment est-ce possible ? Comment ont-ils pu bâtir de pareilles enceintes ? Et pourquoi cette poterie sans le bénéfice de l'agriculture ?

Une réponse à ce paradoxe semble d’intérêt: un peuple déjà civilisé serait arrivé sur les côtes de Géorgie. Mais dans ce cas, qu'est-il donc devenu ?

 

Alexander Doyle pour WikiStrike

 

Source: examiner.com

 

Les pyramides de coquillages de Sapelo Island

Les archéologues ont montré que les premiers habitants du Nouveau-Monde ont construit d'impressionnants complexes architecturaux (cf: Poverty Point: richesse préhistorique des Amérindiens) composés de buttes de terre ou d'argile. Les monticules ou les anneaux de fortifications étaient parfois constitués d'un amas de coquilles (d'huîtres, de conques, de palourdes et de moules).

Ce type de structures s'est développé dès 3500 avant J.C. sur les rives de l'océan Atlantique et sur les côtes du Golfe du Mexique. On en trouve également au Pérou, en Colombie, ainsi que dans les îles Caraïbes et au Japon. 
Aux États-Unis, la plus ancienne ceinture de coquillages connue est celle de Tick Island, près de Jacksonville en Floride. Il en existait sans doute d'autres, peut-être plus vieilles, mais elles ont disparu. Les îles de la côte Atlantique Sud sont en effet soumises à une forte érosion, liée aux violentes tempêtes et raz de marée. L'une des plus impressionnantes structures est celle de Sapelo Island en Géorgie. La construction de ce complexe semble avoir débuté vers 2500 avant notre ère. L'île a révélé plus de 200 buttes circulaires en coquillages dont les dimensions varient entre 2 et 100 mètres de diamètres. Les plus larges ont été édifiées vers -1200 mais les Indiens ont continué d'en construire de plus petites jusqu'au 17ème siècle. Les premiers explorateurs français ont notamment rapporté que les Indiens Timucua de Floride vivaient en communauté dans des sortes de forteresses circulaires. Jacques Le Moyne de Morgues (1533 – 1588), membre de la seconde expédition de Jean Ribault dans le Nouveau Monde, en a fait plusieurs dessins.

 


Deux grandes théories ont été avancées au sujet de ces pyramides de coquillages. D'aucuns pensent qu'elles sont le résultat d'un usage pratique: les structures auraient été édifiées par une accumulation de déchets. Certaines sont consolidées par des arrêtes de poissons ou des os de mammifères comme le cerf ou le raton laveur. Néanmoins, de nombreux archéologues sont persuadés que l'édification des monticules est liée à un rituel cérémoniel. Selon eux, la forme circulaire des édifices ne peut être qu'intentionnelle. Par ailleurs, les chercheurs ont découvert des vestiges de foyers qui tendent à prouver qu'ils étaient situés au sommet des buttes ou au centre des anneaux. On sait également que beaucoup de peuples côtiers ont construits des maisons sur des buttes de terre, ou de coquilles plus petites, afin de les protéger des inondations.

Des analyses récentes, basées sur les résidus alimentaires trouvés sur les sites des îles de St. Simons et de Sapolo, ont permis de déterminer qu'un groupe d'individus occupaient régulièrement les lieux, si ce n'est toute l'année. Il est difficile d'évaluer la population mais les chercheurs ont établis une fourchette d'une vingtaine à plusieurs centaines d'individus. A Sapolo, les archéologues ont exhumé les débris des plus anciennes poteries d'Amérique du Nord et émettent l'hypothèse qu'il pourrait s'agir de la première colonie permanente. Les habitants de Sapolo seraient peut-être les ancêtres des Indiens Timucua qui contrôlaient une vaste zone, depuis le sud de la Géorgie jusqu'au nord de la Floride, lorsque les Européens ont débarqué dans la région. Les études linguistiques ont montré que ce peuple était originaire d'Amérique du sud et qu'il aurait sans doute migré depuis le Venezuela jusqu'aux côtes de Floride et de Géorgie. 




Sources: Examiner.com et The New Georgia Encyclopedia

 

 

Source: http://historizo.cafeduweb.com/lire/11705-les-pyramides-coquillages-sapelo-island.html

 


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