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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Des gènes de plantes alimentaires restent actifs après la digestion

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 29 Octobre 2011, 16:38pm

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

 

Nous mangeons de l'information !

 

arnDB.gifDans la série "dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es", une équipe de chercheurs chinois vient d'en rajouter une louche : "des micro-ARN de plantes alimentaires [riz, choux, navet, colza...] peuvent réguler l'expression de gènes chez les mammifères", et donc modifier notre physiologie... 

Les micro-ARN (ARNmi) sont des petites séquences génétiques qui se promènent en liberté dans l'organisme (qu'il s'agisse de plantes ou d'animaux), au contraire de l'ADN des chromosomes. 

La trouvaille de nos chercheurs chinois (publiée dans Nature en septembre, et relevée par inf'OGM) est d'une importance capitale. Premièrement, les micro-ARN végétaux ne sont pas forcément dégradés lors de la digestion. Ils peuvent aussi traverser les parois intestinales et se retrouver - comme si de rien n'était - dans notre sang ou nos organes. Deuxièmement, une fois ingérés, ces micro-ARN peuvent se lier aux micro-ARN endogènes des mammifères (souris, êtres humains...) et inhiber des gènes chromosomiques (hépatiques notamment se soldant par une augmentation du taux de cholestérol de l'hôte). 

Conclusion : nous ne faisons pas que manger des nutriments inertes (glucides, protéines, vitamines...), nous becquetons aussi de l'information. Et les conséquences au niveau scientifique sont potentiellement énormes :

- un nouveau mécanisme physiologique vient d'être découvert, qui favorise ou inhibe l'apparition de maladies 

- les interactions plantes-animaux sont bien plus évoluées que nous le pensions, laissant la porte grande ouverte aux théories de "co-évolutions" 

- les micro-ARN font maintenant partie des nutriments essentiels, au même titre que l'eau, les vitamines, les protéines...

Et, et... c'est une nouvelle pierre dans le jardin des biotechnologies, OGM en tête, dont les instigateurs sont - opportunément - restés bloqués sur les théories génétiques simplistes des années 80. Une ARNaque... 

 

Source : LMOUS

 

 

L'ADN et l'ARN

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_d%C3%A9soxyribo-nucl%C3%A9ique 

 

L'ADN (ou acide désoxyribonucléique) est le matériel où est stockée l'information génétique et l'ensemble des caractères héréditaires d'une cellule. Sa structure moléculaire consiste en une sorte d'échelle constituée de quatre sortes de barreaux; elle est représentée par une double chaîne de nucléotides de forme hélicoïdale. Les quatre nucléotides, sous-unités de l'ADN, contiennent les bases azotées adénine (A), guanine (G), cytosine (C) et thymine (T). Les bases s'assemblent selon une complémentarité exclusive: A s'apparie uniquement avec T, et G avec C. 

Le rôle fondamental de l'ADN est de stocker l'information génétique. L'ADN est le matériel ("hardware") dépositaire des caractères héréditaires, la mémoire du code génétique des êtres vivants. Le matériel génétique de l'ADN peut servir à être reproduit tel quel (lors de la réplication) ou traité en vue d'élaborer de nouvelle molécules nécessaires au métabolisme des cellules (durant les opérations de transcription et de traduction).



Structure moléculaire de l'ADN

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/ARN

L'ARN, qui du point de vue de sa structure moléculaire est similaire à l'ADN, se distingue par son rôle essentiel de messager de l'information génétique. L'ARN est un intermédiaire-convoyeur entre l'ADN (dont il copie "en négatif" une séquence d'information) et les structures cellulaires, chargées de lire la séquence d'information copiée de l'ADN en vue de la production des protéines. Il est en quelque sorte le "logiciel" de la cellule. Il existe différents types d'ARN (ARN messager, ARN de transfert, ARN ribosomal) qui tous ont un rôle particulier dans le processus complexe de synthèse des protéines. 



Structure moléculaire de l'ARN

L'ARN messager est utilisé par la cellule pour transmettre l'information à l'extérieur du noyau, puis pour synthétiser des protéines à partir de ces informations

L'ARN (ou acide ribonuléique) est une susbstance chimique existant dans le cytoplasme, et le cas échéant dans le noyau, cellulaires. L'ARN est le messager de l'information génétique codée dans l'ADN, il joue un rôle majeur dans les opérations de transcription et de traduction de l'information codée dans l'ADN. 

Il existe différents types de molécules d'ARN qui assurent chacune une fonction particulière dans la messagerie de l'information génétique. 

L'ARN messager (ARN m), se forme au contact de l'ADN et son rôle consiste à transcrire une séquence d'ADN puis de transporter l'information génétique recueillie du noyau vers le cytoplasme. L'ARN messager va ensuite se placer sur une unité d'assemblage des protéines, le ribosome, où il sera traduit pour élaborer une séquence d'acides aminés nécessaires à la synthèse des protéines. 

L'ARN ribosomal représente 80 % de l'ARN total d'une cellule. Associé à des protéines, il forme le ribosome qui constitue la tête de lecture de l'information génétique transcrite par l'ARN messager. C'est dans le ribosome que sont enchaînées les séquences d'acides aminés qui constituent les molécules de protéine. Une des formes de l'ARN ribosomal est la fameuse séquence 16 S mentionée dans le texte de W. Ford Doolittle.

Les ARN de transfert (ARN t) sont des molécules qui se placent sur les sites du ribosome où va être lu l'ARN messager. Leur rôle fondamental est celui d'adaptateurs car ils permettent de reconnaître les acides aminés dans le cytoplasme pour les amener jusqu'au brin d'ARN messager et les positionner de manière à ce que leurs enchaînement dans la protéine à synthétiser corresponde aux instructions précisées par la séquence des bases du segment d'ADN codant pour cette protéine. 

Ces deux formes d'ARN (ARN ribosomal et ARN t) interviennent dans la phase de traduction, où il s'agit de décrypter ou traduire l'information génétique convoyée par l'ARN messager.

Différents types d'ARN

Dans la cellule ou in vitro, il existe plusieurs types ou catégories d'ARN :

  •  
    ARN messager ou ARNm : il est formé par transcription de l'ADN dont il est la copie. Son rôle consiste à transporter l'information génétique recueillie du noyau vers le cytoplasme où elle sera traduite par les ribosomes du réticulum endoplasmique.
  •  
  •  
    ARN prémessager ou pré-ARN messager ou messager pré-ARN : ARN précurseur des ARNm, clivé selon un mécanisme d'épissage.
  • ARN de transfert ou ARNt : ils servent à " traduire " les codons de l'ARNm en acides aminés. Ce sont des molécules qui se placent sur les sites du ribosome où va être lu l'ARN messager. Un ARNt est un brin court qui a un anti-codon sur sa boucle, et un acide aminé attaché à l'autre extrémité et qui sera transferé à la protéine en formation. Il y en a 61 variétés, une pour chaque codon codeur d'acide aminé (les trois autres sont des codons stops).
  • ARN ribosomal: il représente 80 % de l'ARN total d'une cellule. Associé à des protéines, il forme le ribosome qui constitue la tête de lecture de l'information génétique transcrite par l'ARN messager.
  • ARN antisens : ARN complémentaire d'une portion d'un autre ARN et inhibant sa fonction. Les ARN antisens peuvent être des éléments naturels de régulation (exemple : les ARN MIC). Ils peuvent être également obtenus par génie génétique.
  • ARN MIC : classe particulière d'ARN antisens, complémentaire de l'extrémité 5' d'un ARNm.
  • ARN monocistronique : ARN ne comportant qu'une seule information génétique. Un cistron est une région du génome qui ne porte qu'une seule information génétique transcrite en ARN. Ce terme vient de l'emploi du test cis-trans utilisé, en génétique classique, pour mettre les cistrons en évidence chez les bactéries. Pour un ARNm, un cistron correspond à un seul polypeptide.
  • ARNm polycistronique : ARN messager contenant plusieurs cistrons, et donc codant pour plusieurs chaînes polypeptidiques distinctes.
  • ARN nucléaire de grande taille ou ARN nucléaire hétérogène : ARN nucléaire résultant d'une transcription par la polymérase II. Ces ARN sont hétérogènes en taille et peu stables.
  • ARN précurseur : ARN représentant le produit de transcription primaire d'un gène. Les ARN précurseurs transcrits à partir de la plupart des gènes eucaryotes et de certaines archéobactéries contiennent des introns qui seront éliminés lors de la maturation.
  • ARN recombinant : molécule d'ARN composée de fragments d'origines distinctes réunis in vitro par une ARN ligase.
  • ARN satellite : ARN qui peut accompagner certains virus. L'ARN satellite, encapsidé, est spécifique de chaque virus, et ne peut se répliquer sans lui.
  • ARN double-brin : Double-chaîne d'ARN complémentaire introduite artificiellement dans la cellule ou codée naturellement par des régions de génome traversées par des évènements de transcription contraires. Induit l'inactivation de gènes (Interférence par l'ARN) par un processus de dégradation de l'ARN messager de sequence correspondante.



  • ARN interférent: ARN qui permet aux cellules de lutter contre certains envahisseurs, comme les virus. Ce mécanisme interrompt le travail de l'ARN messager qui transporte le code génétique indispensable à la synthèse d'une protéine

Il est à noter que l'ARN polymérase n'est pas un ARN mais une enzyme catalysant la synthèse d'ARN à partir d'ADN et que l'ADN polymérase est l'enzyme qui catalyse la synthèse d'ADN à partir d'ADN.

 

Source : lesmessagersdutemps

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