Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Des milliers d'épargnants espagnols ruinés par des produits toxiques

Publié par wikistrike.com sur 8 Août 2012, 13:15pm

Catégories : #Economie

 

Des milliers d'épargnants espagnols ruinés par des produits toxiques


Les Etats-Unis ont eu les subprimes. L'Espagne découvre les "participations préférentielles", des titres très complexes et très risqués qui ont siphonné l'épargne de 710 000 familles.

bankia74601_file-photo-of-president-of-spanish-bank-bankia-.jpgLes "participations préférentielles, c'est le scandale du siècle en Espagne": Inocencio Merino, ouvrier à la retraite, se dit victime, comme des centaines de milliers d'autres, de "l'escroquerie" de la vente des produits financiers à risques que le gouvernement va réformer.

Depuis l'annonce du sauvetage public de Bankia en avril, qui a précipité une aide européenne au secteur bancaire espagnol de cent milliards d'euros au maximum, les plaintes de petits épargnants s'accumulent, ruinés par des "produits toxiques". Parmi ces actifs aux noms rébarbatifs, vendus à tout va depuis la crise, les "participations préférentielles", titres très complexes et risqués, remportent la palme: 710.000 familles sont concernées sur environ un million de foyers touchés par les produits risqués, selon l'association des usagers des banques Adicae, qui a déjà reçu plus de 30.000 plaintes.

"Au total, 30 milliards de ces produits toxiques ont été vendus depuis 1999, dont quelque 26 milliards sont des participations préférentielles", explique Javier Contreras, un responsable de l'Adicae. Les banques y ont vu l'avantage de faire apparaître un bilan de fonds propres "renforcé". Le client s'est lui retrouvé avec "son épargne totalement immobilisée dans un produit à vie, devenant un actionnaire sans droit de vote". Et sans avoir été informé des risques comme l'exige la norme européenne Mifid, dénonce l'Adicae.

Une épargne volatilisée

Bankia, produit de la fusion d'anciennes caisses d'épargne, concentre, avec la CAM et Novagalicia, la grande majorité des plaintes en cours. Inocencio, ancien ouvrier métallurgiste de 68 ans, a placé ses économies, 12.000 euros, dans des participations préférentielles de CajaMadrid (Bankia) en septembre 2010, faisant confiance à sa banque de "toda la vida", de toujours. "C'est un placement sûr qui rapporte 7% et vous pourrez récupérer votre argent en 2014, m'a dit ma banque", raconte-t-il. "Je ne savais même pas que j'avais acheté des participations préférentielles. Ils m'ont parlé d'actifs financiers", se souvient-il, totalement abattu.

"Mes parents n'ont pas de bagage scolaire. Ma mère voulait un produit sans risque. On leur a dit qu'ils récupèreraient leur argent en 2014 mais c'était uniquement verbal", regrette sa fille, Magdalena, employée au chômage de 43 ans. "Ils ne les ont même pas appelés!" pour les prévenir que le versement des intérêts s'interrompait et qu'ils ne pouvaient pas récupérer leur argent pour l'instant à cause des problèmes de Bankia, s'insurge-t-elle. Comme pour les autres, "la forme de commercialisation a été irrégulière pour manque d'information, abus de confiance", affirme Javier Contreras.

Ce "camouflage est particulièrement flagrant au vu du grand nombre d'épargnants d'âge très avancé (80-90 ans). Au point que l'autorité boursière espagnole a dû publier un note d'information en avril 2009", rappelle l'Adicae. "Il y a des produits de caractéristiques similaires dans d'autres pays européens, mais le problème qui se pose en Espagne c'est la vente massive à des personnes non qualifiées, avec des irrégularités dans la commercialisation", renchérit l'association espagnole des actionnaires minoritaires des entreprises cotées (AEMEC).

Elle dénonce aussi "le manque de supervision de la Banque d'Espagne". Des épargnants ont obtenu leur remboursement total devant la justice tandis que les associations dénoncent les produits d'échange proposés par les banques mais souvent avec de fortes décotes. Face à ce scandale et sous pression de l'Union européenne, le ministre de l'Economie Luis de Guindos a annoncé pour fin août "une nouvelle régulation de la commercialisation des produits complexes, comme les participations préférentielles". Reste qu'Inocencio, comme des milliers d'autres petits épargnants, s'attend au pire: "Ma femme pense qu'on a tout perdu"

 

Source: L'expansion

Commenter cet article

Laurent Franssen 13/08/2012 17:11


Grattons grattons et trouvons, 
oh que vois-je ? C est donc en passant par l Europe que les USA ont etouffes leur crise de 2008 !

 

oupsss 08/08/2012 22:35

c'est pas moi qui vais plaindre cette génération occidental des 68tard qui commence à perdre leurs faux argent.

XAAL 08/08/2012 20:07


on a du lourd içi....

romain le gaulois 08/08/2012 15:24


Soyons prêts comme les belges a expulsé les gens du sud qui profitent de nous et nous volent! On ne peut pas accueillir des losers du sud, je préfère embaucher un polonais qu'un portugay !

Archives

Articles récents