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Des probables Cité-Etat mise au jour dans la vallée du Jourdain

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 14 Septembre 2011, 19:08pm

Catégories : #archéologie - Histoire - Préhistoire - Patrimoine

 

Des probables Cité-Etat mise au jour dans la vallée du Jourdain

Les archéologues ont mis au jour les vestiges d'une cité-état qui pourrait élargir considérablement notre connaissance de la civilisation antique en Jordanie, dans les riches terres agricoles de la vallée du sud du Jourdain.

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C'est à 14 km au nord-est de la mer Morte, dans la vallée méridionale du Jourdain, que se trouve cet immense tertre.

Les études et fouilles récentes ont révélé qu'il renfermait une longue histoire d'occupation humaine datant de l'époque islamique jusqu'à, au moins, la période chalcolithique (4500 - 3600 avant notre ère).

Parfois appelée la "Reine de la vallée du sud de la Jordanie", cette zone est la plus importante parmi un groupe de sites antiques qui, collectivement, parsèment cette vallée agricole et fertile.

L'ensemble est situé à cheval sur les anciennes routes commerciales et les sources d'eau, avec une vue imprenable sur la zone identifiée par un certain nombre de savants comme étant la plaine du Jourdain.

il n'est donc pas étonnant que l'on y retrouve les traces d'une grande ville antique.

 

Des murs de six mètres d'épaisseur...

 

Des fouilles archéologiques ont ainsi révélé que le site était ceinturé par un mur de 6 mètres d'épaisseur datant de l'Age du Bronze ancien (3600-2350 avant J.-C.), avec des remparts en argile et terre battue.

Au sommet du tertre ont été trouvées des ruines monumentales de l'Âge du Fer; elles sont aussi entourées de murs de trois mètres d'épaisseur.

Depuis 2005, le Dr Steven Collins et une équipe d'archéologues, d'étudiants et de bénévoles de l'Université Trinity Southwest, en collaboration avec le Département des Antiquités du Royaume hachémite de Jordanie, ont mené des fouilles à grande échelle sur le site de Tall el-Hammam.

Des fouilles ont révélé, en plus des caractéristiques monumentales déjà mentionné, des fortifications rénovées datant de la période intermédiaire du bronze (2350 - 2000 avant notre ère).

Au Bronze Moyen (2000 - 1550 avant notre ère), ce sont des fortifications massives avec des murs jusqu'à 50 mètres d'épaisseur qui ont été mis à jour.

A l'âge du fer (1300 - 600 avant notre ère) ont été trouvées des ruines avec une passerelle cloisonnée et des tours, ainsi que des structures hellénistiques, romaines et byzantines incluant une somptueuse résidence, un aqueduc, un système d'eau ou de complexes de bain, et ce qui pourrait être les restes de garnisons militaires.

Le site (voir la butte immense ci-dessous), avec son emplacement stratégique et les anciennes villes des environs positionnées autour amène les archéologues à penser qu'il s'agit là de l'épicentre d'une grande cité-état complexe qui a prospéré au cours de l'âge du Bronze. Cette Cité-Etat devait avoir une influence décisive sur le commerce et peut-être aussi sur une large bande de la plaine du sud de la Jordanie.

 

cite etat jordanie

Des fouilles révélant une mine d'informations

 

Les recherches ont apporté un trésor de nouvelles informations qui devraient faire la lumière sur cette zone qui a laissé aux archéologues des questions sans réponses pendant des années. Les fouilles de Tall el-Hammam apportent des éléments significatifs dans les carences en connaissances à la fois pour l'âge du bronze et aussi pour l'âge du fer dans le croissant fertile en Jordanie.

Ce qui distingue le plus ce site des autres du même genre, cependant, sont les remarquables points de concordance entre la ville antique et les changements climatiques survenus au cours de l'Age du Bronze; des modifications qui ont affecté de nombreuses civilisations florissantes ou villes de cette période.

En outre, et peut-être plus étonnant, est la soudaine destruction et disparition de cette cité-Etat à la fin de l'Age du Bronze Moyen, suivie par un écart de 500 à 700 l'année où le site et les villes satellites sont restées inoccupées alors que les villes de l'ouest, du nord et de l'est poursuivaient leur évolution dans l'Age du Bronze.

 

Pourquoi les "plaines bien arrosées du Jourdain" n'ont pas été réoccupées pendant tant de siècles demeure encore un mystère. Que les terres agricoles les plus productives dans la région, qui avaient soutenu des civilisations florissantes depuis au moins 3000 ans, puis qui ont soudainement été abandonnées sur une si longue période de temps, demande à ce que l'on fasse des recherches avancées sur ce site.

 

Source:

Popular Archaeology: "Archaeologists Unearthing Major City-State in Western Jordan"

Archaeologists Unearthing Major City-State in Western Jordan

Archaeologists are uncovering the remains of a human settlement that may vastly expand our knowledge of ancient civilization in Jordan's rich agricultural land of the southern Jordan River Valley.

Archaeologists Unearthing Major City-State in Western Jordan

Approximately 14 kilometers northeast of the Dead Sea, in the southern Jordan River Valley, lies a very large, imposing tall (mound). Surveys and recent excavations have revealed that the tall consists of a long history of human occupation dating back from Islamic times to at least the Chalcolithic period (4500 - 3600 B.C.E.). Sometimes referred to as the "Queen of the Southern Jordan Valley", it is the largest of a group of ancient sites that collectively dot this fertile, agriculturally developed valley.

Located astride ancient trade routes and water sources, along with a commanding view of the area identified by a number of scholars as the Jordan Plain, it is no wonder that the site evidences remains of a major ancient city. Archaeological investigations have revealed that the site is ringed by a 6-meter thick wall dating to the Early Bronze Age (3600 - 2350 B.C.E.), with mudbrick and packed-earth ramparts, including, on the top of the tall, monumental ruins of the Iron Age II and III periods that are also surrounded by 3-meter-thick city walls.

Since 2005, Dr. Steven Collins and a team of archaeologists, students, and volunteers from Trinity Southwest University, in conjunction with the Department of Antiquities of the Hashemite Kingdom of Jordan, have conducted full-scale excavations at the site of Tall el-Hammam. These excavations have revealed, in addition to the monumental features already mentioned, refurbished fortifications dated to the Intermediate Bronze period (2350 - 2000 B.C.E.), massive Middle Bronze (2000 - 1550 B.C.E.) fortifications up to 50 meters thick with a city wall and mudbrick and packed earthen ramparts, Iron Age (1300 - 600 B.C.E.) ruins with a chambered gateway and flanking towers, and Hellenistic, Roman and Byzantine structures that include a palatial residence, aquaduct, water system or bath complex, and what may be the remains of military garrisons. The site (see its immense mound, right), with its strategic location and surrounding "satellite" ancient towns, is revealing what archaeologists are now interpreting as the epicenter of a large city-state complex that flourished during the Early, Intermediate, and Middle Bronze Age Levant, commanding commerce and possibly wielding influence over a broad swath of the southern Jordan Plain, or "Jordan Disk" area, as it is called. The research is opening up a treasure trove of new information that will shed fresh light on an area that has left archaeologists with unanswered questions for years.  "Neither the Early Bronze Age nor the Middle Bronze Age is well-documented in the southern Jordan Valley on the east side of the river," states a project writer, "The excavation of Tall el-Hammam is filling in significant elements in our knowledge gap for both the Bronze Age and Iron Age in the Jordan Disk."   

What most distinguishes the site from others of its kind, however, is the evidence that points to a remarkable resilience of the ancient city to the climate changes that occurred during the Levantine Early Bronze Age, changes that adversely effected many flourishing civilizations or cities in the Levant at the time. In addition, and perhaps most mystifying of all, is the city-state's sudden destruction and demise at the end of the Middle Bronze Age, followed by a 500-700 year gap when the site and its satellite towns remained unoccupied while cities to the west, north and east continued into the Late Bronze Age. States a key researcher: "Why the "well-watered plain of the Jordan" repelled reoccupation for so many centuries remains a mystery. That the most productive agricultural land in the region, which had supported flourishing civilizations continuously for at least 3,000 years, should suddenly relinquish, then resist, human habitation for such a long period of time begs investigation."  

An intriguing possibility highlights the fascination surrounding the excavations of this site: One may recall the Old Testament story that comes to mind about Lot and the infamous cities of Sodom and Gomorrah. Their actual locations on the archaeological landscape have long been the subject of scholarly debate. Many scholars are suggesting that the textual and archaeological evidence may indeed support the hypothesis that the remains of Tall el Hammam represent the remnants of the ancient city of Sodom. This suggestion is further documented in the Tall el-Hammam Excavation Project's Season Report for 2010.

Time and further research and excavation may shed more light. Whether the emerging evidence points for or against, however, is an aside to the valuable information that will be collected from this site about the role and influence of this major ancient city on the surrounding socio-economic and cultural environment, and the lifeways of the people who inhabited this location for thousands of years.

Archaeologists plan to return to the site to continue excavations in January of 2012. 

More detailed information about the Tall el-Hammam excavations and discoveries can be found at the Tall el-Hammam Excavations Project (TeHEP) website.

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