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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Des profs de français invités à surnoter les candidats au bac

Publié par wikistrike.com sur 19 Juin 2013, 06:24am

Catégories : #Social - Société

Dans l’académie d’Orléans-Tours, un barème leur recommande de noter l’épreuve de français sur 24 points et non sur 20

 

 

7e3c160c-d83e-11e2-9de8-8e489909b106-493x328En raison des piètres résultats de leurs élèves au bac 2012, les professeurs de lettres de l’académie d’Orléans-Tours sont appelés à surnoter l’édition 2013… Quitte à trafiquer le barème en notant l’épreuve orale de français sur vingt-quatre points au lieu de vingt.

Des enseignants ne décolèrent pas à ce sujet, leur agacement se ravivant à l’approche de l’épreuve de français de première programmée mercredi. Dûment chapitrés dans leurs lycées par leurs inspecteurs pédagogiques régionaux entre octobre et novembre, ils se voient reprocher leurs notes de l’année précédente jugées «trop mauvaises»: «Vous allez devoir faire preuve de davantage d’indulgence pour le bac 2013» et votre «attitude de notation est négative» leur lance-t-on.

Pour les inspecteurs, c’est un problème de correcteurs qui expliquerait - au moins en partie - les «piètres» résultats au bac de l’académie d’Orléans-Tours. En 2012, avec 83,3 % de réussite à l’examen, elle se classe 22e académie de France, juste avant Nancy-Metz, Amiens et Créteil, un point et demi en dessous de la moyenne nationale.

Lors d’une deuxième réunion, au rectorat cette fois, quelques enseignants «coordonnateurs» du bac se voient distribuer des tableaux démontrant que certains professeurs notent en dessous de la moyenne nationale, voire académique: «La différence peut être de deux points, cinq points.» Ces exemples sont pointés comme ceux qu’il ne faut pas suivre et qui pourraient faire l’objet d’une inspection s’ils persistaient dans leurs «notations négatives», affirme un participant qui, comme tous ceux contactés parLe Figaro ,a réclamé l’anonymat. «Nous franchissons une limite idéologique inacceptable: il ne nous est plus seulement demandé de faire preuve de bienveillance, mais de gonfler les notes de façon officielle afin de faire remonter les “scores” de l’académie», confirme le syndicat Sud d’Indre-et-Loire.

 

Distribuée aux correcteurs, une grille d’évaluation régionale que Le Figaro a pu consulter explique noir sur blanc concernant l’oral de français, que ce dernier doit être noté sur vingt-quatre points, découpés en «compétences»: il faut compter deux points pour la «lecture» et la «compréhension» du texte, quatre points pour la «capacité à mettre les éléments en relation et à réagir avec pertinence», quatre autres points pour «le niveau de langue orale» et les «qualités de conviction», etc. Les examinateurs doivent remplir deux fiches de barème: l’une, officielle et nationale, sur 20, traduction de la deuxième, officieuse, émanant de l’inspection régionale, sur 24. «C’est éthiquement inacceptable. Les moins bons élèves y gagneront quand les meilleurs y perdront. Il y a rupture de l’égalité entre les candidats d’Orléans-Tours et avec ceux du reste de la France», s’agace un correcteur. Entre un élève noté dix-huit sur vingt et un autre noté vingt sur vingt, pourront se cacher jusqu’à six points de différence! «Pourquoi ne pas admettre que nos élèves ont simplement fait une contre-performance par rapport au reste de la France, l’an dernier? Pouvons-nous honnêtement envoyer de futurs bacheliers à l’université avec des notes que nous ne leur aurions pas attribuées sans ces consignes ?», dénonce une enseignante quand une autre dénonce la «mascarade» du bac: «Personne ne se demande si les programmes scolaires ne sont pas trop lourds ou inadaptés à nos élèves.» Aux questions des enseignants, les inspecteurs ont répondu qu’il ne s’agissait pas d’«un barème à proprement parler», juste un moyen pour les enseignants de «penser positif» sur la notation… Interrogé par Le Figaro au sujet de cette obsession du classement académique, un haut fonctionnaire du ministère répond avec simplicité «qu’il faut bien gérer les flux». Dans une académie, un point d’échec supplémentaire au bac peut se traduire par 2 000 élèves à faire redoubler au lycée l’année suivante. Un coût considérable par ces temps de disette budgétaire.

 

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Wamdue 02/07/2013 16:40


Entre les projets de réforme de l'orthographe, le niveau de débilité générale et ça, ce n'est guère étonnant de constater encore une fois le nivellement par le bas.

Hercobulus 20/06/2013 22:45


Rien d'étonnant : prof d'histoire-géo et correcteur au brevet des collèges


il y a 15 ans, on nous demandait déjà de remonter la moyenne des copies.


Pourquoi pas au bac. C'est toute l'Education dite nationale qui triche et


fabrique ainsi l'échec scolaire.

Athos 19/06/2013 19:04


Donc, nos politiciens sont à la masse ?

Ouvrier 19/06/2013 13:44


Mdr ! Avoir le bac n'est pas une preuve d'intelligence. N'importe quelle crétin peut retenir une masse d'information...  Nos politiciens par exemple...

aj 19/06/2013 13:21


Comme ca les jeunes  crétins auront l impression d etre intelligent.

fouchtre 19/06/2013 12:15


"Un coût considérable par ces temps de disette budgétaire."




C'est sur qu'une fois au chômage, ces jeunes nous couteront moins cher...

Athos 19/06/2013 10:53


Wesh, ça c'est pour nous, whesh..

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