Partager l'article ! Des scénarios extrêmes à l'étude dans l'UE sur la Grèce: Des scénarios extrêmes à l'étude dans l'UE sur la Grèce ...
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Des responsables financiers européens ont débattu d'un scénario extrême qui conduirait, au moins en Grèce, à imposer des contrôles
aux frontières, à plafonner les retraits aux distributeurs de billets et à instaurer des contrôles sur les mouvements de capitaux si Athènes décidait d'abandonner l'euro.
Des responsables de l'Union européenne ont dit à Reuters que ces hypothèses avaient été étudiées parmi un grand nombre d'autres et
que ces discussions visaient uniquement à préparer une telle éventualité même si elle n'est pas considérée comme devant se produire.
Aucun des interlocuteurs de Reuters ne s'attend à ce qu'Athènes renonce à la monnaie unique mais l'incertitude politique en Grèce
avant les élections législatives de dimanche rend nécessaire l'étude de plans d'urgence, ont expliqué les sources de l'UE.
Ces discussions ont eu lieu lors de téléconférences au cours des six dernières semaines mais n'ont abouti à aucune décision, ont
précisé les sources.
Les participants à ces débats ont aussi discuté de l'éventualité d'une suspension des accords de Schengen organisant la libre
circulation et les contrôles aux frontières dans la majorité des 27 pays de l'UE.
"La préparation de plans d'urgence est en cours en vue d'un scénario dans lequel la Grèce sortirait", a dit l'une des sources
ayant a participé aux téléconférences.
"La limitation des retraits d'argent liquide aux distributeurs et la limitation des mouvements de capitaux ont été envisagées et
analysées."
Une autre source a confirmé la tenue des discussions et le fait que celles-ci avaient inclus la suspension des accords de
Schengen.
"Il ne s'agit pas de discussions politiques, il s'agit de discussions entre experts financiers qui doivent se préparer à toute
éventualité", a dit la deuxième source.
Un porte-parole de la banque centrale grecque a déclaré à Reuters que celle-ci n'était pas informée de l'existence de tels plans
d'urgence.
Source: les échos
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