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Dette grecque : les créanciers privés perdraient jusqu'à 70 %, les pauvres...

Publié par wikistrike.com sur 23 Janvier 2012, 09:01am

Catégories : #Economie

Dette grecque : les créanciers privés perdraient jusqu'à 70 %, les pauvres...

 

1633053_3_4cb3_charles-dallara-directeur-general-de_7ed4db4.jpgLe représentant des créanciers privés de la Grèce a déclaré, dimanche 22 janvier, que ces derniers avaient atteint les limites des pertes qu'ils étaient prêts à concéder dans le cadre d'un échange de dette "volontaire", ajoutant que la balle était désormais dans le camp des bailleurs de fonds internationaux d'Athènes.

La Grèce négocie depuis des mois avec ses créanciers les modalités de l'effacement d'une partie de sa dette, condition essentielle à la mise en place d'un deuxième plan d'aide de 130 milliards d'euros. Du fait de longues formalités d'application, le pays a besoin d'un accord sur ce plan de participation du secteur privé (PSI) dans les tout prochains jours, sous peine de faire défaut dès la fin du mois de mars.

Pour y parvenir, le gouvernement grec doit trouver un accord avec le secteur privé, mais aussi obtenir le feu vert de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), qui insistent sur le fait que l'endettement grec soit suffisamment réduit pour redevenir viable.

Des sources proches des pourparlers ont rapporté ce week-end qu'Athènes et ses créanciers obligataires se rapprochaient d'un accord, mais que de nombreux détails devaient encore être réglés. Selon elles, les discussions s'orientent vers une perte de 65 à 70 % pour les investisseurs privés.

La Grèce et ses créanciers se sont globalement mis d'accord sur le fait que les nouvelles obligations auraient une maturité de trente ans et un taux d'intérêt progressif atteignant 4 % en moyenne. "Ce sur quoi je suis confiant, c'est que notre proposition, qui a été transmise au premier ministre [Lucas Papadémos], est la proposition maximale par rapport à un PSI volontaire", a déclaré Charles Dallara, directeur général de l'Institut de la finance internationale (IFI), le lobby bancaire qui représente les créanciers privés dans les négociations.

Le caractère "volontaire" de la restructuration de la dette est important car il doitpermettre d'éviter que l'opération soit considérée comme un événement de crédit, ce qui déclencherait le paiement des 'credit default swaps' (CDS), assurances contre le risque d'un défaut grec.

L'attention va désormais se porter sur la réunion des ministres des finances de la zone euro, lundi, le marché se demandant si les Européens et le FMI considéreront que le niveau de décote négocié est suffisant. Le FMI insiste pour qu'un accord permette à la dette grecque d'être réduite à 120 % de son produit intérieur brut (PIB) contre 160 % actuellement, comme décidé lors d'un sommet européen en octobre. Le Fonds a également averti que des efforts supplémentaires devaient être entrepris, soit par les créanciers privés, soit par les Etats, pour compenser la détérioration des perspectives économiques grecques.

Une source bancaire proche des discussions a déclaré que le FMI souhaitait que le coupon des nouveaux titres soit inférieur à la moyenne de 4 % évoquée par Athènes et ses banques.

 

Source: Le Monde

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