Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Deux jeunes moines tibétains s'immolent pour défendre leur liberté

Publié par wikistrike.com sur 28 Mai 2012, 06:35am

Catégories : #Social - Société

Deux jeunes moines tibétains s'immolent pour défendre leur liberté

 

moines-tibetains-meditation_437.jpgDeux jeunes moines tibétains se sont immolés par le feu dimanche 27 mai à Lhassa, au temple du Jokhang - un lieu de pèlerinage séculaire au centre de la vieille ville de l'ancienne capitale tibétaine -, a rapporté l'organisation Radio FreeAsia (RFA) en citant des témoins.

Il s'agit des "premières auto-immolations dans la capitale de la région autonome du Tibet, Lhassa, pour protester contre la tutelle de la Chine", a affirmé RFA sur son site Internet. Les autorités locales, contactées par l'AFP, se sont refusées à tout commentaire.

Les deux moines, juste après s'être transformés en torches humaines, ont été rapidement évacués par les forces de sécurité, selon la radio installée aux Etats-Unis. L'un des deux est mort, selon l'agence officielle Chine nouvelle, tandis que l'autre est vraisemblablement décédé, selon des témoins locaux cités par RFA.

VERROUILLAGE DES COMMUNICATIONS
 

"Lhassa est désormais quadrillée par la police et les forces paramilitaires, et la situation est très tendue", a décrit à RFA un Tibétain en exil ayant des correspondants sur place. Une femme jointe par téléphone dans un hôtel de Lhassa n'a également pas souhaité s'exprimer sur les faits. "Quelque chose s'est effectivement passé ici, mais je ne peux pas en dire davantage", a-t-elle dit.

Une gérante d'hôtel a expliqué à l'AFP que les communications par téléphones cellulaires étaient brouillées dans le quartier du monastère bouddhiste de Jokhang, véritable cœur spirituel de Lhassa et haut-lieu de pèlerinage depuis des siècles. "Il y a beaucoup plus de policiers qu'avant et ils renforcent les contrôles d'identité", a-t-elle relaté.

Les recherches sur Internet contenant le mot "Dazhaosi", le nom chinois du temple, étaient par ailleurs bloquées lundi par le système de censure contrôlé par les autorités chinoises.

RÉPRESSION ACCRUE

Lhassa avait été le théâtre en 2008 de violences meurtrières antichinoises. Ces manifestations avaient débuté le 10 mars, jour anniversaire du soulèvement contre la tutelle de Pékin en mars 1959, avant de s'étendre à d'autres régions de Chine où vivent des minorités tibétaines.

Plusieurs dizaines de Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire depuis début mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises. Le plus haut responsable du Parti communistechinois de Lhassa avait ordonné au début de l'année un renforcement de la surveillance policière des monastères, après des manifestations de Tibétains violemment réprimées dans des régions voisines.

Qi Zhala, chef du Parti communiste de la capitale de la région autonome, avait également demandé une répression accrue contre les activités "séparatistes", selon lui fomentées par la "clique" du dalaï-lama, chef spirituel exilé des Tibétains, honni par Pékin.

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

Source: Le Monde

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents