Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

DSK : Faiblesse ou manipulation

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 15 Mai 2011, 09:33am

Catégories : #Politique internationale

40498.jpgDSK : Faiblesse ou manipulation  ?

 

C'est un véritable coup de théâtre. Alors qu'il s'appretait à se rendre en France, le patron du FMI a été interpellé samedi à  16 h 45, heure locale, à l'aéroport JFK de New York. près de 10 minutes avant la départ de l'avion, trois policiers en civil sont intervenus dans l'avion et ont prié DSK de les suivre.


Ce dernier a été placé en garde à vue pour "acte sexuel criminel, de séquestration et de tentative de viol", affirme un responsable de la police de New York devant le commissariat de Harlem

Dominique Strauss-Kahn va être inculpé dans la nuit de samedi à dimanche. L'enquête a été confiée à l'unité des victimes spéciales de la police de New York (NYPD), indique El Pais.

Les faits incriminés remontent à samedi, vers 13 heures, heure locale, alors que la directeur de FMI se trouvait dans sa chambre d'hôtel, nu, il aurait tenté d'agresser sexuellement la femme de chambre qui venait d'arriver dans la pièce, révèle le New York Post. Cette dernière serait parvenue à s'enfuir avant d'appeler la police depuis la réception de l'hôtel. La plaignante âgée de 32 ans a ensuite été conduite à l'hôpital Roosevelt, rapporte Rue 89.

Lorsque la police est arrivée sur les lieux, Dominique Strauss-Kahn ne s'y trouvait plus. Tout laisse penser que DSK est parti avec précipitation : il a laissé ses affaires personnelles, comme son téléphone portable, dans la chambre d'hôtel.

C'est donc dans l'avion en partance pour Paris que le patron du FMI a été interpellé. Il pourrait être présenté devant une cours de justice d'ici ce soir, précise BFM.

Pour l'heure, Dominique Strauss-Kahn est entendu par les enquêteurs du NYPD (le New York Police Department). Il n'a pas pu s'entretenir avec ses avocats William Taylor et Benjamin Brafman, précise le New York Time.

Les précision du correspondant de France 24 en direct de New York (04h30)

 

Dominique Strauss-kahn est donc dans une situation délicate depuis la révélation par le Wall Street Journal de sa relation avec Piroska Nagy.
A-t-il favorisé la jeune femme en lui versant des indemnités de départ généreuses quand elle a quitté le FMI ou au contraire cherché à se venger en l'écartant une fois leur relation terminée?
40498.jpgL'enquête du FMI jugera les faits mais il est certain que la moindre prime versée (même si celle-ci aurait pu paraître légitime dans un autre contexte) jettera la suspicion sur lui  Ainsi le directeur du FMI pourrait se voir contraint à la démission pour une histoire d'adultère. Le premier à avoir indiqué que le comportement de DSK avec les femmes pourrait lui causer quelques problèmes avec les anglo-saxons est Jean Quatremer. Le journaliste de Libération écrivait ceci sur son blog en juillet 2007 : 
 "Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. AprèsJacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale."
En pleine tourmente financière, DSK pourrait apparaître comme le sauveur de l'économie mondiale et revenir en France avec une aura décuplée disons... vers 2011, 2012.
Dans le cas inverse, un retour prématuré en Hexagone avec une réputation accrue de gros chaudard serait sympathique mais probablement moins généreux en capital électoral.
(Photo : Dominique Strauss-Kahn et son épouse Anne Sinclair , SIPA droits réservés)

 

Source : Le Post

 


Pour Jacques Attali, DSK, c'est cuit.
 
, ancien conseiller de , a affirmé dimanche que Dominique Strauss-Kahn ne pourrait "pas être candidat à la primaire" PS, ni rester à la tête du FMI, après son inculpation pour agression sexuelle et tentative de viol.
"Je ne pense pas qu'il soit candidat à la présidentielle. On va avoir une candidature de  contre François Hollande" à la primaire socialiste, a déclaré sur Europe 1 cet ancien conseiller de François Mitterrand, et président de Planet finances.
"La présidentielle est loin, loin, loin d'être jouée. On a beaucoup de surprises (...) le président actuel est loin d'être vaincu", a-t-il ajouté.
Il a estimé que le directeur général du Fonds monétaire international allait "laisser la place à un directeur général intérimaire".
"Il plaide non coupable et il peut parfaitement l'être" (...) "Mais, il ne pourra pas être candidat à la primaire, ni même au FMI qui va lever son immunité", a poursuivi M. Attali.
Il a évoqué la possibilité d'une "manipulation" dont aurait été victime Dominique Strauss-Kahn, en soulignant que le patron du FMI était descendu dans un hôtel de la chaîne française Sofitel.

La lettre qui accuse DSK d'avoir un  problème avec les femmes

Dominique Strauss-Kahn a-t-il un "un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d'une Fmidskinstitution où des femmes travaillent sous ses ordres"?C'est du moins l'avis de l'une de ses subordonnées, Piroska Nagy, une économiste hongroise mariée avec laquelle il a entretenu un liaison en décembre 2007 et janvier 2008, liaison manifestement consentie sans enthousiasme. On se souvient que DSK a réussi à sauver son poste de patron du FMI à la suite de la révélation de la relation sexuelle qu'il a eu, en décembre 2007 et janvier 2008, avec Nagy qui travaille depuis septembre dernier à la BERD à Londres. L'affaire, révélée par le Wall Street Journal du 18 octobre 2008, s'est conclue par un "rapport" rédigé par un cabinet d'avocats mandaté par le conseil d'administration du FMI, qui a estimé que DSK n'avait commis « ni harcèlement, ni favoritisme, ou tout autre abus d’autorité » . Mais le Conseil d'administration a souligné dans le même temps qu'il avait commis des actes « regrettables et reflétant une sérieuse erreur de jugement ». 

Pourtant, on peut se demander si le cabinet d'avocats n'a pas exonéré un peu rapidement DSK de toute responsabilité dans cette "relation inappropriée"avec une personne sur laquelle il exerce son autorité. En effet, Piroska Nagy, dans une lettre datée du 20 octobre 2008, deux jours après les révélations du Wall Street Journal, et envoyée à l'avocat Robert J. Smith, du cabinet Morgan, Lewis & Bockius affirme clairement que DSK a abusé de son autoritéUne grave accusation que l'on ne retrouve pas dans le rapport rédigé par le cabinet d'avocats qui ne l'a manifestement pas crue.

 

L'existence de cette lettre a été révélée le 17 février par le site de l'Expressqui en cite quelques extraits. Coïncidence: le matin même, l'humoristeStéphane Guillon épinglait méchamment sur France Inter "l'obsédé sexuel" DSK, suscitant la colère de l'intéressé.  L'information de l'Express a été reprise par Libération le 19 février et le 20 février: Robert Smith, interrogé par notre correspondant à Washington, affirme que  «nous avons reçu et considéré cette lettre en écrivant notre rapport. Nous n’avons trouvé aucune preuve qui laisse à penser que le directeur aurait abusé de son pouvoir.» J'ai échangé de mon côté des mails avec Piroska Nagy (c'est la première fois qu'elle accepte de répondre à un journaliste) qui m'a confirmé l'authenticité de cette missive - que j'ai aussi obtenue - et qui, écrite de façon très prudente, révèle le désarroi profond d'une femme qui s'est laissée entraînée dans une relation avec son supérieur hiérarchique. La voici dans son intégralité, sauf un passage qui pourrait mettre dans l'embarras mes collègues américains. A vous de juger (l'original est en anglais, la traduction a été réalisée par mes soins).

 

 

 

Cher M. Smith,

Je crois que je dois vous écrire après l'ébruitement désastreux dans la presse de certains éléments de votre enquête sur un possible abus de pouvoir de la part du Directeur Général du Fonds Monétaire International. Comme vous le savez bien, ma préoccupation constante, à la suite des tristes évènements de décembre 2007 et janvier 2008, a été d'éviter à tout prix une publicité qui blesserait ma famille, mes amis, mes proches, ou dans ce cas M. Strauss-Kahn. C'est pour cette raison, et parce que je ne faisais pas entièrement confiance aux processus internes au Fonds, que j'ai refusé de coopérer à la première enquête de ce dernier.

Lorsque le Fonds vous a engagé comme enquêteur indépendant, j'ai surmonté ma profonde aversion pour toute discussion sur ce sujet avec des personnes extérieures, mes inquiétudes concernant les fuites ; à contrecœur, j'ai décidé de coopérer à votre enquête. Mais vous voudrez bien vous souvenir à quel point j'étais inquiète que des fuites puissent se produire ; que nous nous étions entendus sur certaines règles pour minimiser leur éventualité, telle le fait de ne faire référence à moi dans son rapport que comme d'« un membre féminin du personnel ». Au cours d'un entretien de six heures avec vous et votre équipe, il m'a été demandé de raconter les prémices de cette relation, et l'on m'a posé des questions très détaillées sur les circonstances de mon départ du Fonds. J'ai répondu à ces questions de la manière la plus précise possible pour moi. L'on ne m'a jamais demandé mon avis sur la conduite de M. Strauss-Kahn, ce qui, je suppose, était l'approche pertinente puisque vous m'aviez dit que l'objet de votre enquête n'était que de déterminer les faits relatifs à ce cas.

Cependant, la fuite dans la presse ayant mené à l'article du 18 octobre du Wall Street Journal a confirmé mes craintes vis-à-vis de tout le processus (...) Il est à mon avis de votre responsabilité de demander une enquête spécifique sur ces fuites graves, afin d'assurer l'intégrité de la gouvernance dans ce cas.

De plus, je suis préoccupée par le caractère incomplet et imprécis de la version que donne à lire la presse. Il a été largement rapporté qu'il se serait agi d'une relation « consensuelle », et que seules les circonstances de mon départ faisaient l'objet d'une enquête. D'une façon particulièrement regrettable et inexplicable, un blog tenu par l'épouse de M. Strauss-Kahn a parlé de « cette aventure d'un soir ». Mais personne, y compris le Fonds, n'a éclairci la nature de cette relation, ni précisé que l'enquête visait également à établir si M. Strauss-Kahn avait abusé de son pouvoir à l'occasion. Plus récemment, des allégations à propos d'un « coup monté » sont parues dans des médias français. Tout ceci renvoie l'impression fausse que le seul objet de l'enquête serait les circonstances de mon départ.

Les circonstances de mon départ et le montant de mon indemnité de licenciement sont un non-sujet, comme vous le savez certainement grâce à vos recherches. Par respect pour votre démarche, je me suis abstenue de tout commentaire dans la presse sur la véritable question qui nous occupe ici : la conduite de M. Strauss-Kahn. Afin que l'on ne puisse se tromper sur mon opinion à ce sujet, je veux vous l'exposer ici par écrit.

Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu'à moi. Je vous ai expliqué en détail comment il m'a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées. Malgré ma longue vie professionnelle, je n'étais pas préparée à des avances du Directeur Général du FMI. Je ne savais que faire ; ainsi que je vous l'ai dit, je me sentais « maudite si je le faisais et maudite si je ne le faisais pas ». Après un temps je fis la grave erreur de me laisser entraîner dans une très brève aventure. Mais il est incontestable, à mon avis, que M. Strauss-Kahn ait usé de sa position pour avoir accès à moi.

Après que cette relation se soit terminée, je n'ai en aucune façon été poussée à partir par M. Strauss-Kahn, bien que nos deux avocats respectifs aient discuté de la possibilité de mon indemnité de licenciement. Cette conversation me fut rapportée et n'était guère plaisante à entendre, mais signifiait qu'aussi bien lui que moi (ou mon époux) nous sentirions mieux en ne travaillant pas dans la même institution. J'avais également des propositions professionnelles intéressantes à Londres et j'ai été très heureuse d'accepter celle de mon entreprise actuelle, où j'avais déjà travaillé quelques années auparavant. Les indemnités financières constituaient également une incitation au départ, comme l'indique la vaste sur-souscription aux indemnités de licenciement du Fonds, mais comme vous le savez je n'ai bénéficié d'aucun avantage particulier.

Pour conclure, je veux vous faire part de ma profonde tristesse personnelle, de mon désarroi, de mon chagrin pour tout ce qui s'est passé. Pour finir, mon approche consistant à éviter toute publicité de cette affaire a échoué. Tous ceux qui ont été directement impliqués sont perdants. Mon époux et moi-même devons payer le prix de l'humiliation publique, et la réputation de M. Strauss-Kahn aussi a souffert. Pour ce que cela peut valoir, je pense que M. Strauss-Kahn est un leader brillant, qui a une vision pour affronter la crise financière mondiale en cours. C'est également un homme agressif, bien qu'il soit charmant. Il vient d'un pays, la France, que j'adore et où j'ai de nombreux bons amis. Mais je crains que cet homme ait un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d'une institution où des femmes travaillent sous ses ordres.

J'espère pouvoir prendre bientôt connaissance des conclusions de votre enquête.
Cordialement,

Piroska M. Nagy

ViolDSK au FMI, ça pose problème.

Dominique Strauss-Khan au FMI, ça pourrait poser problème. Pas du point de vue compétences. Non, le soucis c'est «son rapport au femmes», avertit sur son blog Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, dans un post vantant par ailleurs les talents de diplomate de DSK.

«Trop pressant (et non pressent, j'ai vérifié), il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)», note le journaliste. Sur le blog, aucun internaute ne commente ce paragraphe.

«Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c'est la curée médiatique.»

Une remarque qui provoque de vives réactions. Dans un deuxième billet, Jean Quatremer justifie donc la divulgation du secret: «Si dans six mois, il y a un scandale (selon les normes US), les médias français vont-ils encore écrire: on le redoutait, mais on ne vous a rien dit? Notre crédibilité n’en sortirait pas renforcée. […] Une fois à la tête du FMI, il faudra que DSK ravale son côté "French Lover" lourdingue. L’entourage de l'ancien ministre ne s’est d’ailleurs pas offusqué de mon post qui n’est pas une "accusation"». 

En France, Mitterrand n'a jamais été inquiété, politiquement, par l'ébruitement de ses conquêtes. Mais rappelez-vous Bill Clinton aux Etats-Unis, David Blunkett au Royaume-Uni… Ou, plus récemment, Paul Wolfowitz obligé de démissionner de la direction de la Banque mondiale à cause d'une affaire de mœurs.
Manipulation ou inconscience ?
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Dominique Strauss-Kahn est inculpé de viol sur la personne d’une femme de chambre d'un hôtel de New-York. La nouvelle est grave mais il faut se méfier cependant des premières révélations et des premières accusations.
                Si la nouvelle est vraie alors, il s’agit d’une faute inconsidérée d’un personnage qui aspire au sommet de l’Etat. Ne pas être capable de dominer ses pulsions sexuelles démontre la faiblesse de la nature humaine au moment où il était devenu évident pour tous les observateurs que DSK serait candidat à la présidentielle et qu’il serait élu.
                Cependant la gravité de l’acte incite à la prudence car il est difficile de croire à l’inconscience d’un haut personnage se sachant sous les sunlights des médias. On ne peut écarter une manipulation de la part d’une officine secrète de barbouzes , capable de payer une employée d’un hôtel français de Manhattan dans le but de séduire un homme  dont on connait la faiblesse pour les femmes. La ficelle est un peu grosse car , comme par hasard, une femme de chambre choisit le moment où DSK est en salle de bains pour décider de faire sa chambre. D'expérience, le ménage est toujours fait en l'absence de tout occupant. Mais si manipulation il y a alors, la conduite de DSK aurait dû être exemplaire pour repousser la tentation facile devant laquelle on l’a placé. Chacun de ses gestes est épié, chacun de ses actes est jaugé et chacune de ses paroles est décortiquée. L’ignorer c’est fauter. Un piège lui a certainement été tendu et comme un bleu, il s'est engouffré dedans.
Quelque soit l’issue de cet incident, DSK est « brûlé » pour la présidentielle. Les israéliens auraient été fiers d’avoir un homme comme lui aux commandes de la France mais ils savaient d’avance qu’ils n’en tireraient aucun profit car chacun de ses actes aurait été mesuré au degré d’amitié perçu dans ses décisions vis-à-vis d’Israël. Ils n’avaient rien à gagner à le voir briguer le sommet de l’Etat car les exemples ne manquent pas de hauts dignitaires français explosés en plein vol en raison de leur identité juive.  Les israéliens craignaient une inertie justifiée par une volonté de ne pas être taxé de favoritisme vis-à-vis des juifs. Alors, ils sont rassurés. DSK ne sera pas président de la France.

 

 

 

 

Manipulation médiatique : Qui est vraiment DSK ?

L’actualité abonde de sujets. Les acteurs politiques et les évènements défilent. Un clou chasse l’autre, comme dit le proverbe. On oublie vite. Et les médias en tous genres en font chaque jour l’illustration. Or, depuis quelques temps, ces médias nous abreuvent d’articles et de sondages de nature à nous convaincre queDominique Strauss-Kahn, s’il est candidat aux présidentielles, a toutes les chances de battre Sarkozy. Sans jamais nous rappeler ce qu’il a fait quand il était ministre de Jospin et ce qu’il fait à la tête du FMI. Bien entendu.







Qui sont ces médias ? Pour l’essentiel, les grands hebdomadaires de droite (L’Express, Le Point, Paris-Match, le Journal du Dimanche) et de la gauche libérale (Le Nouvel Observateur) et des quotidiens de droite comme Le Figaro ou La Tribune. Les sondages qui nous désignent déjà le prochain président sont commandés par des journaux de droite.

Il semble que les patrons de ces organes de presse (Lagardère, Dassault, ’), déçus par l’actuel occupant de l’Elysée, préfèrent quelqu’un qui leur épargnera, espèrent-ils, grèves et manifestations. D’où la nécessité de nous présenter un candidat de la gauche dite moderne, dite réaliste, dite responsable.

Il me semble donc important de rappeler qui est celui qu’on invite avec tant d’insistance à soutenir, avant même que le PS ait choisi son candidat. Sans doute pour que ce choix soit celui du patronat. Pour ce faire, cinq sources utiles : le numéro du 24 avril 2010 de l’hebdomadaire Marianne avec un dossier intitulé « DSK mis à nu », l’article de Jean-Jacques Chavigné consacré au FMI de DSK dans le numéro 176 de juin-juillet-août du mensuel Démocratie et Socialisme, l’organe du courant du même nom au sein du PS, le livre de Vincent Giret et Véronique Le Billon, Les Vices cachés de DSK (Seuil, 2000), quelques chroniques que j’ai publiées en son temps dans un hebdomadaire belge ou sur ce blogue et, enfin et surtout, l’excellent dossier de François Ruffin paru dans le numéro 47 (automne 2010) de Fakir (encore en vente actuellement ’ contact@fakirpresse.info).

Les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Jospin

Il me paraît indispensable de rappeler les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn quand il était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Jospin :

    * la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d’Epargne. Après le passage de Strauss-Kahn, il n’y a plus de secteur financier public. les autres privatisations. Sous l’impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia, Air France,
    * la libéralisation du secteur de l’énergie : Strauss-Kahn, qui défend les négociations de l’OMC, soutient l’adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la droite de privatiser EDF-GDF.
    * c’est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts-dirigeants d’entreprises
    * c’est lui qui lance l’idée de fonds de pension « à la française »
    * c’est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le passage à l’euro.

C’est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir, ensuite, directeur général de l’OMC).

En 2003, Strauss-Kahn déclare à Tribune Juive qu’il se lève chaque matin « en se demandant comment il pourra être utile à Israël. » En 1991, il avait déclaré : ’Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël.’ (Passage)

En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au TCE.

Le directeur général du FMI est fidèle à l’ancien ministre de Jospin. Sous son impulsion, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud.

Sous la pression du monde des affaires et de la finance, les gouvernements ont décidé de ne plus permettre aux pouvoirs publics d’emprunter auprès d’organes publics de crédit, à des taux nettement avantageux. En Europe, c’est devenu la règle depuis le traité de Maastricht. Les Etats sont tenus d’emprunter auprès des banques privées. C’est la principale cause de leur endettement, vu les taux pratiqués.

Ses relations intimes aux banques

La seconde cause d’endettement, c’est le renflouement des banquiers et des spéculaterurs suite à la crise de 2008.

Pour combattre la dette, on ne pose pas de questions sur les causes de celle-ci. On affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites « structurelles ». Le FMI de Strauss-Kahn poursuit ainsi 4 objectifs :

diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l’éducation, la culture vendre les services publics aux firmes transnationales flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d’impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.

Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn impose aux pays du Sud. Avec la complicité de la Commission européenne, il fait de même avec les Etats de l’Union européenne.

Nul ne s’étonnera dès lors qu’il ait très officiellement exprimé son soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.

« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans , » déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.

Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ? Celle qu’on peut trouver entre un Sarkobrun et un Sarkorose. C’est toujours du Sarko.

Il me semble urgent que, dès à présent, les partis à la gauche du PS fassent savoir qu’en tout état de cause, il leur sera impossible de soutenir Strauss-Kahn en 2012. Il ne suffit pas de changer une personne. Il faut changer de politique. Cela va sans dire, me dira-t-on. Mais cela va encore mieux en le disant.

 

 

Mais qui es-tu, poète ?


Dominique Strauss-Kahn (dit « DSK »), de son nom complet Dominique Gaston André Strauss-Kahn, est un homme politiquefrançais né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine.

Professeur d'économie à l'Institut d'études politiques de Paris, il est élu député socialiste de Haute-Savoie en 1986 puis élu dans la 8ecirconscription du Val-d'Oise et préside lacommission des finances de l'Assemblée nationale de 1988 à 1991. Dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy, il est ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur.

Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après un non-lieu.

Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal. Soutenu par Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn devient directeur général duFonds monétaire international (FMI) le1er novembre 2007.

 

 

Il est le fils de Gilbert Strauss-Kahn2, conseiller juridique et fiscal et membre duGrand Orient de France3, et de Jacqueline Fellus4, journaliste, d'origine russe ettunisienne5,6. Issu d'une famille juive qui s'installe au Maroc en 19517, il grandit àAgadir. Il quitte définitivement le Maroc à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960, pourMonaco où il effectue une partie de ses études secondaires, puis Paris, où il entre au lycée Carnot.

Il étudie ensuite à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), dont il est diplômé en 1971, à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), dont il est diplômé en 1972 (section service public), et à l'Institut de statistique de l'université Paris-VI. Il obtient également en 1972 une licence en droit public et en 1975 un doctorat ès sciences économiques à l'université Paris X. Sa thèse de doctorat, publiée en 1977, est intitulée Économie de la famille et accumulation patrimoniale8.

Assistant puis maître-assistant à l'université Paris-X, après son échec au concours d'entrée de l'École nationale d'administration, il est reçu au concours d'agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques en 1977 et est nommé maître de conférences, puis professeur des universités, à l'université Nancy-II avant sa mutation à l'Université Paris X en 1981. En 1982, il rejoint les services du Commissariat au Plan comme chef de service du financement puis comme commissaire général adjoint jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale en 1986. Il cesse ses enseignements durant cette période. Il cesse également ses enseignements en 1991 lors de sa nomination comme ministre. Après sa défaite aux élections législatives de 1993 il crée le cabinet DSK Consultants et devient avocat d'affaires. Après sa démission du gouvernement Jospin il reprend ses fonctions universitaires et est muté en 2000 à l'Institut d'études politiques de Paris où il enseigne lamicroéconomie et la macroéconomie jusqu'à sa nomination au FMI.

Il a également enseigné à l'École nationale d'administration, à HEC et à l'université Stanford aux États-Unis où il a été professeur invité9.

Il a travaillé au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lia d’amitié notamment avec André Masson(actuellement directeur de recherche au CNRS à l'École d'économie de Paris) et Denis Kessler (futur vice-président du MEDEF). Ce dernier devient son assistant à Nanterre puis le remplace en 1982 à la direction de son laboratoire de recherche, alors qu'ils écrivent et publient ensemble L’Épargne et la retraite.

 

 

A suivre... 

Commenter cet article

fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 05/09/2011 12:05



DSK: LE POUVOIR DE L'ARGENT($) SUR LA JUSTICE ET SUR LA SCIENCE (ADN) !(fermaton.over-blog.com).



fabius 16/05/2011 03:09


c pas moi qui lai piègé,c peut etre jean marie pour faire passer sa fille Lol


Alain DENIS 15/05/2011 12:50



... quelques infos ont fuité du F.B.I. (Investigation)...
 à son arrestation dans l avion air_rance, dsk avait un suçon au cou.
suçon qui faisait apparaitre la lettre....
la lettre...
j
comme jUDAS DRAKOSY.

La CIA (Intelligence), quant à elle, a découvert en investiguant la salle de bain, une femme étranglée baignant dans son sang;
..un passeport flottait encore, il s'agirait de Mme BEN LADEN.

quelle époque!!! ça ressemble à celle de cALIGULA le dément.
Il arrive!!!
y en aura pour tout l monde!
surtout pour lUI au final!!!!



Archives

Articles récents