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DSK : Ophélia

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 18 Mai 2011, 04:32am

Catégories : #Politique internationale

DSK : Ophélia

miss-black.jpgPublié le16 mai 2011 parAllain Jules

 


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Black ? What else ?
 Comme si black
était une tare. Comme si DSK était raciste. Mais, cette fille de 32 ans, qui est-elle au juste ? Les langues se délient. Le New York Times a fait une enquête de voisinage qui ne laisse aucun doute sur la moralité de cette dernière. Vivant dans le Bronx, (en anglais: The Bronx), l’un des cinq arrondissements (borough) de la ville de New York aux États-Unis, c’est un quartier populaire qui a vu naître la diva J-Lo aka Jennifer Lopes, entre autres.
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Ophelia c’est donc son prénom, son nom de famille n’étant pas dévoilé pour l’instant. La jeune femme serait âgée de de 32 ans. Afro-américaine et/ou africaine américaine selon l’usage, son enquête de moralité est sans faille. Seul hic au tableau, elle aurait eu une fille à l’âge de…16 ans. C’est donc une mère célibataire.
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Alors que certains émettent la thèse du complot, ce qui ne tient pas, la jeune est accusée par les défenseurs de Dominique Strauss-Khan de n’être pas belle, d’être quelconque, une façon de dire que DSK ne pouvait tiomber sous le charme d’un thon. Or, lorsqu’on a le syndrome de piapre, quelque soit la femme qui est devant vous, vous voulez y aller. 
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Ophelia travaille depuis 3 ans au Sofitel, où elle donne « entière satisfaction », à la fois sur le plan du travail et sur celui de son comportement, selon la direction de l’hôtel. Elle est aussi considérée, selon de nombreux témoins dont ses collègues et ses voisins, comme une femme « sans histoires et très sérieuse ».
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Affabulatrice ? Cette femme est-elle crédible pour autant ? N’est-elle pas une mythomane, se demandent les conseils de DSK ? Ces derniers auraient déjà constitué l’emploi du temps de l’homme qui serait incompatible avec les faits de tentative de viol qui lui sont reprochés…

Ophelia / DSK ... des infos sur LA femme de ménage du Sofitel

"Ophelia / DSK", voilà une des requêtes stars de Google, Yahoo, Bing et les autres depuis quelques heures. Ophelia Famotidina serait la femme de ménage du Sofitel, victime de l'affaire DSK. Purefans News by Adobuzz vous en dit plus.


Crédit : Abaca

Ophelia, retenez bien ce nom, on a pas fini d'en entendre parler !! C'est choquée que la France avait appris ce week-end la nouvelle : DSK agresse une femme de ménage dans un hôtel Sofitel à New York. Si l'affaire avait provoqué la consternation du côté du PS, d'autres plus sceptiques n'y croient toujours pas et pensent à un coup monté.

Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : une femme de ménage a été agressée sexuellement et sequestrée par celui qui était considéré comme l'élu du PS. Concernant cette femme, tout est encore flou ... On la décrivait dimanche comme une portoricaine de 32 ans, prénommée Ophelia puis tout a changé le lundi ... cette femme de ménage de 32 ans se transformait alors enNafissatou Diallo, sénégalaise, ghanéenne ou encore guinéenne, on ne sait toujours pas vraiment.

Certes les français croient en l'affaire DSK, mais ils aimeraient tout de même obtenir plus de détails au sujet de celle qui a lancé l'accusation ... Ainsi, la jeune femme est décrite comme ayant de "gros seins" et de "belles fesses" par un taxi et comme étant "extrêmement belle" selon une de ses voisines. Mais cela ne suffit pas et au niveau psychologique tout à l'air aussi beau pour cette femme de chambre : d'après  Mark Gangadeen, une connaissance (...)

"C’est une personne très renfermée, qui a peur des autres. Il est inconcevable qu’elle puisse mentir" et pour le frère de cette prétendue "Nafissatou Diallo" : "C’est une merveilleuse immigrée d’Afrique de l’ouest qui veut juste travailler dur". 

Si aucun doute n'est à concervoir à propos de la véracité des faits, on espère toujours connaitre la réelle identité de la victime de DSK ... ne donnant actuellement pas de nouvelle d'elle, puisque sous protection policière.

Victime présuméee...et oubliée des médias

Depuis dimanche matin, ce sont vers Dominique Strauss-Kahn que sont braqués tous les projecteurs, provoquant ainsi l'ire des féministes. Quid de la victime ? David Abiker explique comment 48 heures après, une fois l'oeil du cyclone passé, les médias tentent de rectifier le tir.



( capture d'écran Dailymotion - BFMTV - cc )
( capture d'écran Dailymotion - BFMTV - cc )
On ne sait pas grand-chose de la femme de chambre qui a poussé la porte de la suite 2806. On est d’ailleurs troublé de l’anonymat dans lequel reste encore cette victime présumée quand le visage du présumé innocent (il faut présumer, toujours) est à la une de tous les journaux du monde. Elle est la femme invisible de cette affaire et compte bien le rester pour le moment. L’homme que la justice américaine a décidé d’incarcérer concentre toute l’attention et c’est bien ce qui désole la féminosphère. A la présomption d’innocence qui s’applique à DSK, ne devrait-on pas opposer le respect et la compassion pour la victime possible d’une agression sexuelle. Ils sont quelques politiques mâles à y avoir immédiatement songé, par calcul, par réflexe ou par bon sens. Dupont-Aignan l’a exprimé dimanche : « Alors que la plupart des commentaires ont tendance à s’apitoyer sur le sort du Directeur Général du FMI, j’ai tout de suite pensé à la victime. », Jean-Luc Mélenchon l’a également rappelé à sa façon dans un billet curieusement titré « Ouh là, là ! » : « Je suis un peu surpris de voir que personne n’a l’air de se préoccuper de la femme de chambre de l’hôtel. Affabulatrice ? Peut-être ! Mais si c’est une victime, alors qui la plaint ? Nos paroles ne doivent-elles pas inclure le respect qui lui serait dû ? ».

Passée la sidération, c’est tout ce que la blogosphère compte de féministes revendiquées ou pas qui s’interroge ou se désole de cette façon si politique et donc si masculine de présenter ce qui arrive aujourd’hui au directeur général du FMI. Chez Nouvelles News, l’interrogation est lapidaire « une nouvelle fois, de ce côté-ci de l’Atlantique, en cas de viol ou de harcèlement sexuel, le coupable présumé est vite transformé en victime et vice-versa ».  Clémentine Autain développe sur son blog une lecture plus marxiste de l’affaire et de son traitement médiatique «Ce sont deux poids deux mesures qui me laissent stupéfaite. Ce n’est pas une lecture féministe des choses mais une lecture de classe : la femme de chambre qui est invisible et le patron du FMI qui reçoit des messages d’encouragement ».
Chez Crêpes Georgette, on prend les précautions qu’il faut avec la présomption d’innocence avant d’ironiser sur le sort médiatique des victimes présumées de viol lesquelles devraient savoir à quoi s’attendre une fois qu’elles auront porté plainte. « Elles verront le viol comparé à un adultère ou à une partie fine. Elles verront leur physique commenté dans la presse. Certains mettront en doute leur professionnalisme. D’autres encore diront qu’il ne fallait pas être aussi jolie. Enfin certains s’étonneront de la tenue de la victime ». Comme si à chaque fois, on n’apprenait rien d’affaires comparables.

Les poupées en pantalon ne sont pas loin d’exprimer la même colère rentrée : « que DSK soit juridiquement présumé innocent ne justifie en aucun que l’on considère la femme qui l’accuse comme une présumée menteuse ». Bloggueur hébergé par Médiapart, Stéphane Lavignotes, plus politique, allume les « éléments de langage » des socialistes qui semblent, pour beaucoup, avoir oublié les valeurs féministes de la gauche au profit d’une légitime solidarité entre camarades traumatisés « Problème : les socialistes ont évoqué « les grands principes » pour baliser leurs réactions à l’annonce des malheurs de DSK, en l’occurrence la « présomption d’innocence ». Mais le féminisme, le droit à disposer de son corps n’en font pas partie ? La lutte contre le viol n’est-elle pas importante pour les socialistes ? Ont-ils oublié cette longue histoire de lutte de la classe ouvrière contre le droit de cuissage ? ».

Alors oui, négliger le sort de la victime présumée d’un viol dans le concert des commentaires médiatiques, c’est sans doute faire violence à toutes les victimes de viol. Oui c’est oublier les abus de positions dominantes qui caractérisent une société largement dirigée par des hommes. Oui c’est infliger une double peine à toutes celles que leur condition économique et féminine condamne à subir, à se justifier avant de connaître réparation. Trois fois oui. Pourtant, comment ne pas regarder ailleurs que vers DSK dans les premières heures de la révélation ? Comment, dans ce premier temps de sidération, scruter autre chose que l’image du puissant, menotté, au visage défait ? Avant le respect et la compassion dus à la victime présumée, la focalisation des regards et des commentaires ne pouvait que se porter vers le puissant mis au pilori, vers l’anti-héros du drame.
On note donc deux jours après le démarrage de ce que je pense être une tragédie une sorte de correction dans les commentaires, une voix qui en sourdine  nous recommande de ne pas oublier la victime présumée, ce réflexe commandé par la morale est tout aussi légitime que le réflexe initial de s’intéresser, en spectateur consterné, à l’acteur présumé du drame. De part sa personnalité, sa fonction et les enjeux liés à ses ambitions.

PS : pendant la publication de cet article, Oser le féminisme publiait ce communiqué.

Cet article a été reproduit dans son intégralité avec l'autorisation de son auteur. Retrouvez David Abiker sur son blog.
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