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Dupont-Aignan: "Tout va empirer, il y a aura 500 000 chômeurs de plus dans les 6 mois.(...) A un moment ça pétera"

Publié par wikistrike.com sur 30 Septembre 2012, 07:02am

Catégories : #Politique intérieure

Dupont-Aignan : "Les socialistes vont faire pire que Sarkozy"

 

INTERVIEW DE LA SEMAINE - Nicolas Dupont-Aignan a reçu leJDD.fr dans son bureau de député, à l'Assemblée nationale. L'ex-candidat à la présidentielle (1,79% des voix au 1er tour) juge les quatre premiers mois de la gauche au pouvoir, alors que le budget pour l'année 2013 vient d'être présenté. "Les socialistes me font de la peine", lance-t-il, qualifiant ce début de quinquennat de "catastrophique". Le président de Debout la République revient également sur son "appel à tous les patriotes" et se défend de se rapprocher de Marine Le Pen, du moins tant que le FN franchira "la ligne jaune".

 

Nicolas-Dupont-Aignan pics 390

 

Le président de Debout la République estime que la France "va dans le mur". (JDD.fr)

 Un budget de rigueur pour 2013 a été présenté vendredi. L'effort proposé (20 milliards d'impôts, 10 milliards d'économies pour l'Etat) suffira-t-il pour réduire le déficit à 3% du PIB?

L’objectif ne sera pas atteint, tout le monde le sait. Cela aura au contraire l'effet inverse. Avez-vous déjà freiné sur une plaque de verglas? Si vous ne ralentissez pas en douceur, vous partez dans le décor. Ce budget va nous entraîner sur la voie de l'Espagne ou de la Grèce. Nous avons devant nous le malheur social et économique des politiques absurdes menées dans ces pays.

Cet effort budgétaire n'est-il pas indispensable pour sortir de la crise?
Il faut, à terme, bien gérer les finances publiques. Mais vous ne pouvez pas réduire les dépenses en appuyant trop brutalement sur le frein, car cela entraîne un effet mécanique qui réduit les recettes, fait exploser la dette et nourrit le chômage de masse. La hausse d'impôts décidée par le gouvernement va casser ce qui nous reste de croissance. C’est une hérésie. Les socialistes me font de la peine. Ils sont devenus fous, comme les médecins de Molière saignaient leurs malades.

«S'il a un peu d'honneur, Arnaud Montebourg sera obligé de démissionner très vite du gouvernement»Selon vous, que faut-il faire?
La priorité absolue est de redonner de la compétitivité aux entreprises. Il faut d'urgence baisser les charges sociales pour les PME. L'effondrement de la compétitivité de nos entreprises est dû à un euro trop cher ou au libre-échange déloyal vis-à-vis de puissances comme la Chine. Pour contrer cela, il faut s'attaquer aux délocalisations, c'est-à-dire à la fuite des emplois. Il n'y aura aucun effet positif à la rigueur s'il n'y a pas, au même moment, un programme de protectionnisme en Europe et la fin de l'euro, condition sine qua non pour sortir de la crise. L'euro est mort, il faut sortir de ce piège au plus vite.

La barre des trois millions de chômeurs a été dépassée. La courbe peut-elle s'inverser d’ici à un, comme François Hollande l'a promis?
Mais le gouvernement va, au contraire, l'accroître! Les mesures de rigueur, dont certaines sont bien sûr nécessaires, sont marginales par rapport au cancer du chômage. Les socialistes se sont faits élire sur la croissance et vont faire pire que Nicolas Sarkozy. Et cela parce qu'ils sont prisonniers de l’idéologie européiste des marchés financiers et des technocrates de Bruxelles qui ont capturé l'Europe à leur profit. On va dans le mur à vitesse accélérée.

Vous saluiez, avant les élections, les idées d’Arnaud Montebourg. Comment jugez-vous aujourd’hui le ministre du Redressement productif?
Arnaud Montebourg est un pompier sans eau dans son réservoir. Il sait d’où vient le feu mais on ne lui donne pas les moyens de l’éteindre. C'est même pervers : François Hollande fait faire à l'un des seuls socialistes lucides sur les causes de la crise un travail qui ne sert à rien. Aujourd'hui, il est dans un processus de reniement. S'il a un peu d'honneur, Arnaud Montebourg sera obligé de démissionner très vite du gouvernement.

Après quatre mois de présidence, reconnaissez-vous des points positifs à l’action de François Hollande?
Il a su imposer une présidence apaisée, ce qui change de celle de son prédécesseur. Et puis il fallait stopper le non-remplacement des fonctionnaires, afin de remettre des professeurs dans les écoles et des policiers dans les commissariats. Tout le reste, c'est catastrophique. Les socialistes ont déserté.

«Je n'ai pas refusé de m'allier avec Sarkozy pour aller avec Mélenchon ou Le Pen»Le traité européen va arriver au Parlement, alors que vous souhaitez la tenue d’un référendum. Le combat est-il déjà perdu?
A priori perdu, mais qui sait s’il n’y aura pas un mouvement d’opinion? Le Front de gauche, les Verts, le Front national, Debout la République sont contre ce traité. Cela fait beaucoup de voix quand on les additionne, sans compter celles de personnes courageuses au sein du PS ou de l’UMP. Il n'est jamais trop tard pour changer les choses quand on est résistant. Il faut alerter les Français pour leur dire que nos dirigeants sont en train de les déposséder. Condamnée, l’Union européenne veut toujours plus de pouvoir. Ils sont dans une fuite en avant dictatoriale. Et aujourd'hui, en refusant un référendum, le gouvernement socialiste étouffe la démocratie.

François Hollande a ajouté un volet croissance au pacte budgétaire européen. A-t-il trahi ses promesses?
Ce n'est pas un volet, mais une virgule. Et il avait dit qu’il le renégocierait! François Hollande a fait un choix : celui de l'européisme bête et méchant. Oui, il a renié sa promesse de campagne et trahi les Français.

Reste que le traité devrait être adopté. Quelles en seront les conséquences?
Tout va empirer. Il y aura 500.000 chômeurs de plus dans les six prochains mois, des troubles sociaux évident. Et à un moment, ça pètera. Mon boulot est donc de préparer, le moment venu, une alternative patriotique et républicaine.

Dimanche, le Front de gauche appelle à manifester contre ce traité. Auriez-vous souhaité être invité?
J'y serais bien allé, mais je ne veux pas faire un coup médiatique. Plusieurs personnes ont pris mon appel au rassemblement des patriotes (formulé le 8 septembre dernier, Ndlr) comme une manœuvre politicienne, mais pas du tout. Je n'ai pas refusé de m'allier avec Nicolas Sarkozy pour aller avec Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen.

«Je veux bien accepter de tendre la main, mais ne la serrer que si la ligne jaune n'est pas franchie»Pourtant, comme vous, Marine Le Pen a également appelé à ce rassemblement de "tous les patriotes". Pourquoi ne pas le faire dès maintenant?
Nous avons encore beaucoup de choses qui nous séparent. Je veux entamer un dialogue avec toutes les forces patriotiques si elles abandonnent leurs excès et leurs phobies. Mélenchon doit arrêter son sectarisme envers les riches. Le Pen doit, elle, stopper son obsession identitaire. Dépassés ces points-clé, je suis prêt à ouvrir un dialogue avec tout le monde sur une base de salut public.

Ce dialogue existe-t-il déjà avec le Front national?
Non, il faudra voir. Ce qui s’est passé le week-end dernier à l'université d'été du FN n’est pas positif (Marine Le Pen a notamment défendu sa proposition d'interdire de l'espace public les signes religieux, Ndlr). Je trouve cela dommage. Si Marine Le Pen veut rester dans sa boutique, à agiter tous les six mois la peur du musulman, va-t-elle rassembler les Français? Bien sûr que non.

Marine Le Pen ne peut donc pas dépasser son "obsession identitaire", comme vous l'appelez?
Par rapport à son père, elle a fait de vrais pas. Mais il en reste à faire. Elle ne doit faire aucune différence entre les Français. Je ne sais pas si elle y arrivera mais j’ai au moins le mérite de lui demander. Je veux que les six millions d’électeurs du FN soient réintroduits dans la vie politique, c’est la clé du changement. Sans quoi, cela fera toujours les affaires du PS et de l’UMP, qui ont le pouvoir en alternance. C’est la même chose pour les quatre millions d’électeurs du Front de gauche qui ont voté François Hollande. Quatre millions de super-cocus! Je veux donc bien accepter de tendre la main, mais ne la serrer que si la ligne jaune n'est pas franchie. Or, malheureusement, le Front national continue par moments de la franchir.

S’il cesse de la franchir, pourriez-vous rejoindre le "Rassemblement bleu Marine"?
Jamais je ne rejoindrai le Rassemblement bleu Marine. Si c’est ce que Marine Le Pen propose, c’est qu’elle n'a rien compris : je ne suis pas Front national, je suis gaulliste. Je ne lui ai pas demandé de venir à Debout la République, moi. Le rassemblement que je souhaite, ce n’est pas l’absorption par l’un ou par l’autre.

«Je ne suis pas un poulet de batterie. Au sein de l'UMP, j'ai souffert.»Ce rassemblement, aujourd’hui, semble donc difficile à réaliser…
Il faut laisser le temps. Il y a un blocage chez Marine Le Pen, un verrou sur les questions identitaires. S'il ne saute pas, les Français sauront que je propose une alternative capable de rassembler sans rejeter. Aujourd'hui, il y en a trois en France : le Front de gauche, le FN et moi.

De toutes les alternatives, vous restez toutefois la plus faible, en termes de poids électoral…
Et je l'accepte. Mais la politique ne marche pas comme cela. Ce n'est pas le poids politique à l'instant T qui compte, mais la justesse des convictions. Moi, je présente un projet patriotique qui n'existe pas ailleurs. A la présidentielle, on m'a laissé quinze jours pour exprimer mes idées. J'ai eu 2%, 700.000 électeurs, alors qu'on me mettait à 0%. On est petit, mais on est juste.

Pensez-vous, comme Jean-François Copé, qu'il existe un "racisme anti-blanc" dans certains quartiers?
De fait, il existe. Et c'est un tabou pour une partie de la société. Heureusement, il y a une nouvelle génération d'élus qui va balayer toute cette espèce de logorrhée post-soixante-huitarde insupportable. Pour autant, il ne faut pas que ce soit malsain. L'UMP court après les mauvais côtés du FN. D'ailleurs, l'UMP court plus que moi après le FN.

Quel regard portez-vous sur la bataille pour la présidence de l'UMP?
François Fillon et Jean-François Copé sont interchangeables. Ils n'ont pas le même discours mais acceptent tous deux la soumission à Bruxelles. La droite décomplexée prônée par Jean-François Copé n'est que du Sarkozy bis. Il dit des choses justes mais ne se donne pas les moyens de les mettre en oeuvre.

Vous avez quitté l'UMP en 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy. Maintenant que ce parti est dans l'opposition, n'y seriez-vous pas plus à l'aise pour porter vos idées?
Je ne suis pas un poulet de batterie. Au sein de l'UMP, j'ai souffert. J'ai essayé de changer la batterie de l'intérieur. Mais j'ai compris que le poulet ne pouvait pas transformer le poulailler. Donc, je me suis échappé. Reste que j'ai toujours beaucoup d'amis à l'UMP qui partagent ce que je dis. Lionnel Luca, par exemple, a signé ma pétition contre le traité européen.

Voir la vidéo "Dupont-Aignan vu par Nicolas" :

Arnaud Focraud et Gaël Vaillant - leJDD.fr

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Neymj 03/10/2012 11:59


Dupont-aignan, un gaulliste en toc qui a une définition de la france et du peuple français complètement à l'opposé du général. Incohérent quand il critique la doxa anti-raciste et donc
immigrationniste et multiculturaliste associées et qu'il accuse le fn d'être un parti xénophobe. Défendre d'abord ses enfants, sa famille, il n'y a rien de plus naturel.
Bien trouvé, l'expression "chasse-patate" lui va bien :).

max 01/10/2012 01:12


@manquepasdair: L'Alemagne a été financé et devinez par qui ?


@Alex; Quel pantin vous sortira du pétrin ?


Cettte crise orchestré est cent fois pire que les autres et fera 100 fois + de victimes que WW2(6,5 milliards de victimes ?)

manquepasdair 30/09/2012 21:06


l argent toujour l argent  je regardai un reportage sur  la chaine histoire                     l  alemangne était sur sur une
économie catastrophique et ils ont pu monter la plus terrible machine de guerre  ils ont fabriquer de l argent  mais la si nous faisons la méme chose et oui les riches ne seront pas
contants

Alex 30/09/2012 14:46


Fallait bien voter le 6...

aterinfo 30/09/2012 14:44


Ses idées sont pas mal, mais pour paraphraser le sport cycliste , comme Bayrou, c'est un "chasse-patate".


Bréviaire de vocabulaire cycliste


Chasse-patate : se dit d'un coureur intercalé entre une échappée et le peloton, sans espoir de revenir devant (autrement dit, le pauvre gars roule pour rien dans le vent).
Ex. "Il a fait 30 bornes en chasse-patate, il aurait mieux fait d'attendre".

ThonyL 30/09/2012 10:02


il a malheureusement raison, la pire crise que le monde a connu arrive à grands pas, et certainement même le 3e guerre mondiale, d'ailleurs le contexte est similaire à 100% à celui d'avant la
seconde guerre mondiale, je vous cache pas que j'ai peur, on risque, par notre folie, de faire se réaliser la prédiction des Mayas

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