Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Evacuation d'Edith Bouvier : le convoi bombardé en Syrie

Publié par wikistrike.com sur 29 Février 2012, 20:08pm

Catégories : #Politique internationale

Evacuation d'Edith Bouvier : le convoi bombardé en Syrie

convoi.jpeg

La journaliste française blessée le 22 février, Edith Bouvier, semble être toujours bloquée à Homs, avec deux de ses confrères. La ville bastion de la rébellion, assiégée depuis vingt-six jours, doit faire face à un nouvel assaut des forces du régime, alors que la communauté internationale peine toujours à déclencher une opération humanitaire.


Toujours pas de nouvelles d'Edith Bouvier


La journaliste française
 (photo DR) travaillant pour le Figaro, gravement blessée à la jambe il y a une semaine dans un bombardement à Homs, serait toujours bloquée dans la ville rebelle ce mercredi, ainsi que plusieurs de ses confrères, dont le photographe français William Daniels et le journaliste espagnol Javier Espinosa. Les informations sont confuses, mais il paraît maintenant établi que la difficille opération d'exfiltration tentée lundi soir a raté.

Selon le scénario reconstitué par l'AFP et le Monde, un convoi escorté par l'Armée syrienne libre (ASL), et comprenant les journalistes, des Syriens blessés et des militants, a tenté une sortie dans la nuit de lundi à mardi. Bombardé par les forces du régime dès la sortie de Homs, le convoi a dû se scinder en deux. Le groupe dans lequel se trouvaient Edith Bouvier, portée sur un brancard, William Daniels et Javier Espinosa n'a eu d'autre choix que de se replier vers Homs. Celui où se trouvait le photographe britannique Paul Conroy (photo DR) a lui, pu continuer vers le Liban, distant d'une trentaine de kilomètres.

Paul Conroy se trouve aujourd'hui «en sécurité»à l'ambassade de Grande-Bretagne à Beyrouth, a confirmé le Premier ministre, David Cameron. Son exfiltration aurait toutefois entraîné la mort de treize activistes syriens, selon l'organisation Avaaz, proche de la rébellion et qui semble avoir joué un rôle pivot dans le montage de cette opération. Ce lourd tribut n'a pas encore été confirmé.

CNN a pu rencontrer trois militants du groupe de Paul Conroy, hospitalisés à Tripoli, au Liban. «Il y a eu une embuscade, tous mes amis ont été piégés, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus», raconte Ahmed, un jeune Syrien à la barbe longue.

Un autre militant, Abou Maha, 40 ans, affirme qu'il se trouvait avec Paul Conroy quand l'armée syrienne a commencé à tirer. «J'étais déjà dans la voiture quand l'armée est arrivée. Tout d'un coup, on y voyait comme en plein jour. Ils lançaient des fusées éclairantes», dit-il.«Paul Conroy était terrifié et ensuite tout le monde a dit "ça y est, personne ne va sortir".»

Un troisième Syrien, Abou Bakr, militant de 24 ans, assure avoir été sauvé par Javier Espinosa, l'envoyé spécial d'El Mundo«J'étais blessé, je ne pouvais pas marcher. Javier m'a aidé, m'a transporté dans une maison et là, les habitants m'ont aidé à sortir», dit-il.

Selon les autorités françaises, Edith Bouvier se trouverait donc toujours à Homs. Hier, Nicolas Sarkozy avait pourtant confirmé son arrivée au Liban, avant de revenir sur cette annonce et de«s'excuser».

Depuis ce gros cafouillage, silence prudent des autorités françaises, excepté un appel à instaurer un cessez-le-feu à Bab Amro pour permettre une «évacuation sûre et rapide» de la journaliste française, qui a besoin d'être soignée d'urgence. 

 

Source: Libération

D'autre part, les corps de la journaliste américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués le 22 février à Homs, n'ont pas davantage pu être évacués, malgré les annonces de Damas qui assure faire preuve de coopération : «La Syrie ne se dérobera pas à ses obligations humanitaires. Nous avons déjà tenté en vain à trois reprises de faire évacuer les corps», a affirmé un porte-parole à la presse.

Nouvelle offensive sur Homs

Le régime affirme avoir lancé depuis ce mardi soir un assaut terrestre contre le quartier rebelle de Bab Amro. «L'offensive a commencé dans la nuit de mardi à mercredi. Le secteur est sous contrôle. L'armée a déjà procédé à un nettoyage bloc par bloc, maison par maison, et maintenant les soldats fouillent chaque cave et tunnel à la recherche d'armes et de terroristes», selon une source de sécurité à Damas interrogée par l'AFP, précisant qu'il «reste encore quelques poches à réduire».

Selon certains témoignages d'activistes et membres de l'Armée syrienne libre (ASL), sur Facebook entre autres, des combats ont lieu en périphérie de Homs mais les forces du régime n'ont pas pénétré dans Bab Amro. Il s'agirait de la 4e division du 1er corps d'armée, réputée redoutable et dirigée par Maher al-Assad, le frère du Président. La situation fait plus que jamais craindre un massacre, alors que les insurgés manquent d'armes, selon leurs prores dires.

Pilonnée depuis plus de trois semaines, sans vivres, la ville doit aussi maintenant faire face à la chute des températures. «L'électricité est revenue par endroits. Maintenant il neige, les températures sont très basses et il n'y a pas de chauffage», tweete ainsi un activiste depuis Homs.

La journaliste française Edith Bouvier aurait du être évacuée avec son confrère britannique Paul Conroy, arrivé mardi au Liban. Mais le convoi qui la transportait aurait été bombardé et détourné de sa route.

 

Où se trouve Edith Bouvier ? Depuis mardi, des informations totalement confuses circulent à son sujet. La journaliste duFigaro âgée de 31 ans, blessée la semaine dernière à Homs, serait toujours en Syrie selon son employeur. Son évacuation aurait été bloquée à cause de l'attaque de son convoi par l'armée loyaliste selon RFI.

 

Son confrère, le photographe britannique Paul Conroy, blessé lui aussi, a atteint le Liban dans la nuit. Le reporter a été exfiltré par des militants de Homs, bombardée quotidiennement depuis plus de trois semaines.

"Sauve, et en Syrie"

Édith Bouvier participait à la même opération de sauvetage selonRicken Patel, le président d'Avaaz, l'ONG qui a coordonné l'évacuation. "La colonne de journalistes a été pilonnée et ils ont été séparés en deux. Dans cette attaque, trois militants ont été tués. Le groupe de tête a pu continuer et Paul Conroy est sorti de Syrie. Les trois journalistes restants ont dû rebrousser chemin. Édith était parmi eux. Elle était portée sur un brancard et c'était trop dangereux pour elle d'aller plus loin", témoigne-t-il à RFI. Par ailleurs, "sur le chemin du retour, sept militants ont été tués. Au total, 50 volontaires ont participé à l'opération, 20 d'entre eux au moins sont morts".

 

Édith Bouvier serait donc retournée à Homs, sauve. Le président d'Avaaz assure tout mettre en oeuvre pour réitérer ce type d'intervention. En revanche, il ne donne aucune précision sur les deux autres journalistes.

Nicolas Sarkozy avait pourtant annoncé mardi l'arrivée de la jeune femme au Liban, avant de se rétracter quelques heures plus tard. "Le président de la République a réagi à une information donnée par les journalistes qui citaient des dépêches d'agence", a tenté d'expliquer la ministre du Budget Valérie Pécresse.

 

Source: metro

Archives

Articles récents