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En Chine, pour 500 retweets t’es en taule…

Publié par wikistrike.com sur 11 Septembre 2013, 09:15am

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

En Chine, pour 500 retweets t’es en taule…

Sous couvert de lutter contre la rumeur sur Internet, les deux plus hautes instances judiciaires de Chine ont pris un ensemble de directives qui visent à mieux contrôler les échanges sur les réseaux sociaux, condamnant par exemple les fausses informations retweeté plus de 500 fois. Le dispositif entre en vigueur aujourd'hui.


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C’est une loi d’apparence assez  anodine en régime communiste qu’ont adopté les deux instances judiciaires les plus importantes de Chine. Une loi contre les sociétés malfaisantes qui vise en fait à encadrer les publications sur les réseaux sociaux.  


Pas très à l’aise avec le marché de la rumeur, mais aussi de la critique, tel qu’il se développe dans ces cours de récré en ligne pas bien surveillées, le Parti a décidé de sonner la fin de la partie.  


Désormais toute publication diffamatoire ou calomnieuse sera considérée comme une sévère infraction à la loi si elle attire plus de 5.000 clics ou si elle est repartagée plus de 500 fois.  


Comme l’explique l’agence de presse chinoise Xinhua, «les personnes reconnues coupables de diffamation encourent jusqu’à trois ans de prison ou une privation de leurs droits politiques». La directive prend effet dès aujourd’hui et prévoit des circonstances aggravantes : la diffusion de « fausse nouvelle » sera qualifiée de « cas grave », lorsqu’elle nuit à la santé mentale d’une personne visée par la rumeur, débouche sur des manifestations,  des émeutes ethniques ou religieuses, ou qu'elle a un « mauvais effet à l'étranger ». Un éventail d’options assez flou et large pour inquiéter nombre d’internautes jugés « déviants ».  


Une initiative qui intervient alors que Xi Jinping, le numéro 1 chinois, a lancé un appel à« constituer une armée pour saisir le terrain des nouveaux médias ». La consigne n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. C’est désormais l’arsenal répressif contre l’internet chinois qui se trouve renforcé.  


Disciplinés, les plus grandes plateformes de réseaux sociaux avaient anticipé les directives du parti en lançant un site de « démystification des rumeurs » chargé de mettre  en évidence et corriger les rumeurs qui envahissent les réseaux.  


Et le Big Brother chinois laissait déjà traîner son œil inquisiteur sur les réseaux. De nombreux journaux de Hong-Kong ont ainsi rapporté le cas d’un homme de la province du Anhui condamné à 5 jours de prison pour avoir écrit après avoir assisté à un accident de la route : « Seize personnes sont mortes, y compris les bébés » avant d’ajouter « le chef du Parti communiste local ne nous permet pas de prendre des photos de la scène ». 


La police a déclaré que l’accident avait tué « seulement » une dizaine de personnes et que le tweet était donc faux.  


En Chine, pour 500 retweets t’es en taule…

Difficile de dire si l’emprisonnement du témoin était dû à son erreur ou à sa mise en cause d’un cadre local. Face aux protestations suscitées par cette condamnation, les autorités chinoises ont admis que la sanction était trop sévère.  


Mais la police du net veille au grain, un rapport de la presse chinoise rapporte que la police de Shanghaï a ainsi enquêté sur 380 cas de rumeurs en ligne depuis le début de l’année.  


Des blogueurs, certains très populaires avec des millions d'abonnés à leur compte de microblogging, ont ainsi été interpellés ces dernières semaines, pour avoir « inventé et colporté des rumeurs ». 


Le plus célèbre est l’entrepreneur milliardaire, Charles Xue, l’un des plus importants investisseurs de Chine, fils d’un haut cadre du Parti dans les années 50. Suivi par près de 12 millions de personnes sur le réseau Weibo, certains lui proposaient des projets en ligne ou lui envoyaient des candidatures pour embauche.  
  

Ses commentaires souvent très critiques sur les questions sociales et envers la police lui avaient apporté un grand nombre de followers. 


Il a été  interpellé fin août, officiellement accusé d'avoir fréquenté des prostituées. Une arrestation interprétée comme un avertissement aux  « leaders d’opinion en ligne ».  


La sanction n’a pas calmé les insolents de la Toile comme le rapporte le quotidien de Hong-Kong South China Morning Post. Certains internautes ont déjà moqué la nouvelle loi: « En fait, à partir de maintenant, si vous voulez mettre une personne en prison, le plus simple est de reposter son message plus de 500 fois ». L’avertissement vaudrait-il pour les cadres du Parti égarés sur la Toile ? 

 

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Franck 12/09/2013 01:51


Et en France, un simple tweet qui ne plait pas au pouvoir socialofasciste vallsien, et c'est la taule a vie... Rien qu'a voir le tweet en forme de banniere sur le batiment du PS... Aucun humour
ni aucun esprit de contradictions ces gauchistes de chiottes...


 


+1 avec ses mails VPN, le guisham serait deja au trou pour ses 10 generations suivantes....

Laurent Franssen 11/09/2013 12:53


Il est normal que les personnes d'importance aillent une vie publique irréprochable.

Laurent Franssen 11/09/2013 12:49


Critiquer la rumeur c'est bien !

Jean Yves 11/09/2013 12:31


Va te faire baiser yop toi et ta putain de grand mère

yop 11/09/2013 11:59


@wikiNazi:



WikiNazi 11/09/2013 11:33


Heureusement que t'es pas en Chine Ghislain, y a belle lurette que tu serai déjà en taule ^^

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