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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

En cinq ans, le chômage augmenté de 30% !

Publié par wikistrike.com sur 27 Mars 2012, 15:42pm

Catégories : #Social - Société

Moi Pôle emploi, je prends ton destin 

 

papaul.jpgA moins de 30 jours du premier tour, les mauvais chiffres du chômage oblige Nicolas Sarkozy a assumer son quinquennat. Un terrain plus glissant pour le candidat président.

 

Pourtant avec un peu moins de 2,9 millions de personne inscrites dans cette catégorie, il n'y a pas de quoi se réjouir. Officiellement donc, le chômage culmine à 10% de la population active contre 8,1 % au début du quinquennat. Mais si l’on ajoute les autres personnes maintenues hors de l’emploi à plein temps le chiffre frole les 5 millions : 1,41 millions de salariés sont bien en activité mais dans un temps partiel subi, et 0,61 million d’autres sont dispensées de recherche d’emploi.  Et ce, rien qu’en Métropole. Si l’on y ajoute les ultra-marins, le cap des 5 millions est clairement enfoncé.  Ainsi comptabilisé, le taux de chômage culmine à 17 %, contre 15,8 % cinq ans auparavant. Sur le quinquennat ce sont donc 1,250 million de personnes qui n’ont pas d’emploi, soit un tiers de plus. Et pour cause : en cinq ans le nombre d’emplois salariés s’est resté stable, quand la population active elle s’est au contraire étoffée : ce surplus de main d’œuvre est donc venu gonfler les statistiques du chômage.

(Baromètre Marianne du chômage - Catégories A, B, C, D, E - Source Dares)
(Baromètre Marianne du chômage - Catégories A, B, C, D, E - Source Dares)
Pour la gauche, la thématique est porteuse. Et le porte-parole du PS, Benoît Hamon de pilonner : « le chômage est le naufrage du quinquennat avec un million de chômeurs en plus qu'en 2007. » Le candidat victorieux de 2007 aurait sans doute lui aussi porté ce jugement sévère. A la veille du premier tour de la dernière présidentielle, Nicolas Sarkozy demandait à être jugé sur ses actes, et plus précisément sur le taux de chômage affirmant en ce domaine son « obligation de résultats ». « Si on s'engage sur 5 % de chômeurs et qu'à l'arrivée il y en a 10, c'est qu'il y a un problème », proclamait-il alors. Evidemment, cette faillite, le chef de l’Etat s’en explique en désignant un responsable : la crise, « l'une des plus violentes que le monde ait jamais connue depuis un siècle ». La preuve, explique le Président, se trouve de l’autre coté des Pyrénées. Chez nos voisins espagnols, le taux de chômage a plus que doublé, répète inlassablement le candidat président lors de ses interviews. Oubliant que si la France se situe encore dans la moyenne de la zone euro, c'est essentiellement grace aux stabilisateurs automatiques hérités du modèle social tant décrié par le candidat de 2007.... Ce même modèle qu'il a voulu détricoté au début du quinquennat avec la fameuse loi Tepa, quand le Président citait déjà l'Espagne non comme repoussoir, mais comme un modèle à suivre.
Source: Marianne2

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