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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

En France, 23 % des jeunes sont pauvres, et en Europe ?

Publié par wikistrike.com sur 3 Décembre 2012, 15:13pm

Catégories : #Social - Société

En France, 23 % des jeunes sont pauvres


 

1799293_3_1f51_un-atelier-de-recherche-d-emploi-a-la-missio.jpgLe diagnostic est sévère, il place la ministre de la jeunesse, Valérie Fourneyron, qui voit "tous les indicateurs se dégrader", devant "l'impérieuse nécessité d'agirrapidement". Fragilisation accrue, risques d'exclusion, creusement des inégalités entre jeunes sur fond de crise économique : le premier rapport de l'Observatoire de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep) sur la situation de la jeunesse en France, qui sera présenté, mardi 4 décembre, lors de rencontres organisées au Conseil économique, social et environnemental, vient rappeler au président de la République le bien-fondé de sa priorité affichée de campagne et l'urgence d'une politique publique à la hauteur des promesses et de l'enjeu. Un conseil interministériel se prépare sur le sujet, dans tous les ministères ; il devrait se tenir en février 2013. Des mesures fortes seront annoncées, promet Mme Fourneyron.

 

Car les jeunes sont bien les premières victimes de la récession. Tous ne la subissent pas aussi violemment. Plutôt que le portrait d'une génération sacrifiée, ce rapport dessine la ligne de fracture entre deux jeunesses qui s'éloignent l'une de l'autre.

 

 

La première est dotée de diplômes, ils continuent bon gré mal gré de la protéger. La seconde en est dépourvue, elle est guettée par la pauvreté. Ce sont ces 15 % de jeunes qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. Nulle part. Et que la puissance publique aide peu. Le taux de pauvreté des 18-24 ans atteint 22,5 %. Depuis 2004, il a progressé de 5 points. Au total, plus d'un million de jeunes sont désormais confrontés à une situation de grande précarité.


Olivier Galland, sociologue, directeur de recherche au CNRS, préside le conseil scientifique de l'Injep, établissement public (créé en 1953, repensé en 2010), qui a notamment pour mission de dresser tous les deux ans un état des lieux de la situation des jeunes en France. Il évoque les conclusions du rapport auquel il a contribué.

 

Pourquoi avoir choisi le thème des inégalités au sein de la jeunesse ?


 Ces dernières années, l'accent a surtout été mis sur les inégalités intergénérationnelles. Or je ne crois pas à la théorie de la "génération sacrifiée". C'est faire l'hypothèse que la génération des jeunes forme un tout qui s'oppose aux générations aînées. Mais au sein même de la jeunesse, l'hétérogénéité grandit. Dans les enquêtes et sondages, ni les adultes ni encore moins les jeunes ne reconnaissent ce clivage intergénérationnel. Les jeunes ne se sentent pas discriminés en tant que génération. Sans doute parce qu'existent de très fortes solidarités intergénérationnelles informelles à l'intérieur des familles - ce qui renforce les inégalités entre jeunes selon qu'ils peuvent, ou non, être aidés.

 

La famille demeure un soutien de poids ?


Les parents font des efforts extraordinaires pour les jeunes adultes, qui ne sont pas les "Tanguy" que l'on décrit. Depuis quinze ans, l'âge moyen de décohabitation n'a pas évolué significativement, il demeure aux alentours de 20 ans. Contrairement au modèle nordique, où l'on part tôt mais en étant ensuite très soutenu par la puissance publique, et au modèle méditerranéen où l'on reste jusqu'à 30 ans chez les parents pour accumuler des ressources, le modèle français est intermédiaire : on part assez tôt mais en restant à proximité géographique, affective, matérielle de la famille, dans un apprentissage progressif de l'autonomie.


Le rapport montre de grandes inégalités d'insertion dans l'emploi...


 En France, s'exprime une sorte de préférence collective pour les "insiders" déjà en emploi, très protégés par rapport à ceux qui sont aux portes et subissent les à-coups de la conjoncture. A l'instar des jeunes. Dans les pays où l'apprentissage est très développé, ou le marché du travail est plus flexible, il y a partage de la flexibilité entre les générations.

En France, la variable d'ajustement de l'économie, ce sont les jeunes : 22 % de la population active mais 40 % des chômeurs, indiquons-nous dans le rapport. Sur six millions de jeunes actifs, un million est au chômage au sens du BIT. Et l'augmentation du chômage de longue durée est particulièrement préoccupante chez ces jeunes (+ 5,6 % entre 2008 et 2010). Mais toutes les jeunesses ne souffrent pas de la même façon. Le clivage se creuse, dans l'accès à l'emploi, entre diplômés et non-diplômés.

 

Plus que jamais en temps de crise, les diplômes protègent du chômage ?


 Selon les chiffres Insee cités dans le rapport, le taux de chômage (2011) des 15-29 ans est de 9 % pour les diplômés du supérieur, de 22 % pour les titulaires d'un bac, CAP ou BEP. Mais de 46 % pour les non-diplômés. Le taux de pauvreté (disposer de revenus inférieurs à 964 euros mensuels, en 2010) est de 30 % pour les non-diplômés, contre 10 % pour les diplômés du supérieur. Dans l'insertion professionnelle, le diplôme est devenu un avantage relatif plus important qu'il ne l'était il y a vingt ou trente ans. Il reste une protection extraordinaire contre le chômage. Les diplômés continuent, même si c'est plus tardivement, de décrocher le Graal, le CDI. 80 % l'obtiennent entre 25 et 30 ans. Sur dix, vingt ans, le phénomène de dévaluation des diplômes n'est pas si marqué que cela. Et tous les diplômes protègent. Certes, davantage à mesure que leur niveau monte. Mais l'insertion professionnelle d'un titulaire de CAP ou de BEP est plus proche de celle d'un diplômé du supérieur que de celle d'un non-diplômé.

 

Source: Le Monde


Et en Europe ?

En 2011, 119,6 millions de personnes résidant en Union européenne, soit 24,2% de la population se sont retrouvés au niveau du seuil de la pauvreté, connaissant de graves difficultés financières et ne travaillant pas à temps plein, a précisé ce lundi l'Office statistique européen Eurostat. 

En 2010, ces personnes représentaient 23,4% de la population de l’UE, et 2008 – ils étaient 23,5%, selon Eurostat. Parmi les 27 membres de l'UE, le taux de pauvreté le plus élevé est enregistré en Bulgarie (49,1% de la population). Ce pays est suivi par la Roumanie et la Lettonie (40%), la Lituanie (33%), la Grèce et la Hongrie (31%). Les pays où une meilleure situation sociale est enregistrée sont la République tchèque (15%), les Pays-Bas et la Suède (16%), le Luxembourg et l’Autriche (17%).

  http://french.ruvr.ru/2012_12_03/Un-quart-d-Europeens-vivent-au-seuil-de-la-pauvrete/ 

 

Commenter cet article

Pascal 04/12/2012 18:32


Pas de pbme Wikistrike.


Mais de grace,virez le commentaire plus qu'insultant de ''l'autre''.

Pascal 04/12/2012 18:20


Mais tu  crois toi guignol de service,avec tes phrases insultantes....


Oui tu crois quoi,que je ne suis pas au courant de la réalité du moment...la misère je la cotoie tout les jours.


Tu fais pitié avec ton coté frustré de la vie et rentre dedand.


Les jeunes de maintenant n'ont pas la chance d'avoir le minimum de perspective que nous nous avions il y a encore à peine 15/20 piges.


Sincèrement je les plains.C'est pas marrant pour eux loin de là.


Signé Pascal,une grosse M**** qui tourne en intérim depuis 2001 avec des salaires oscillants entre 1000 et 1400 euros net (les bons mois.)

wikistrike.com 04/12/2012 18:27



Nous vous demandons de vous calmer. Merci bien.


 


WS



Aussi Anti-Sioniste 04/12/2012 15:54


Le cinéma, le resto, des concepts tellement loin de nos réalités Pascal.


Aujd'hui c'est bien avec 0 € que l'on tente d'être les rois de la soirée, exercice forcémment très compliqué.

anti-insulte-débile 04/12/2012 10:54


Bonjour,


@anti-sionniste: modère tes propos peut être, je suis pas sur que ce genre de commentaire doit être publié, j'en vois vraiment pas l'intéret.


Et si tu dois me répondre, tiens ta langue (ou plutot tes doigts).


Merci

anti sioniste 03/12/2012 23:35


pascal encore un gros connard qui s'ait pas que aujourd'hui tout coute extremement cher et que tout le monde dépense pas des milles et des cents dans des conneries , encore une grosse merde qui
croit qu'on trouve tu taff de partout qu'il y'a pas 3 millions de chomeur en france et qui bouffe voir qui suce goulument toutes les merdes que son gouvernement de fils de pute lui sort car lui
aussi est sorti d'une grosse pute de merde par son trou du cul et qu'il a de la merde plein la gueule et qu'il aime ça 

Pascal 03/12/2012 18:48


Tu m'étonne Elton!


Les pôvres jeunes il leur faut minimum 100 e pour un ciné et un resto.


Nous à l'époque avec 200 balles en poche (30 e!) on était les rois de la soirée.


Ah ah ah ah staying alive,staying alive ah ah ah ah staying aliiiiiiiiiiiiiiive.....


 

Athos 03/12/2012 16:46


Idem chez les vieux, idem chez les travailleurs....


Il n'y a que chez les politiques que ça va.

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