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Energie nucléaire : 6 000 salariés inquiets dans la région

Publié par wikistrike.com sur 12 Décembre 2011, 12:28pm

Catégories : #Politique intérieure

 

Energie nucléaire : 6 000 salariés inquiets dans la région

 

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Manœuvres sur les risques chimiques à la Comurhex de Narbonne. (FRANÇOISE TALLIEU)

 

Un discours très attendu. Luc Oursel, le PDG d’Areva, le géant français du nucléaire, doit détailler aujourd’hui le nouveau plan stratégique de son groupe.

Les syndicats s’attendent à des mesures drastiques. Depuis la catastrophe de Fukushima, rien ne va plus comme avant dans la filière. Les commandes baissent, l’activité aussi. "L’État, qui est actionnaire à 87 %, a demandé à Areva de faire des économies", glisse Pierre-Emmanuel Joly, le secrétaire général de la CGT Areva NC, sur le site de Marcoule, près deBagnols-sur-Cèze dans le Gard.

 

6 000 salariés dans la région

En Languedoc-Roussillon, plus de 6 000 personnes travaillent dans le nucléaire, la plupart étant basées sur le site gardois, d’autres sur le site de la Comurhex àNarbonne dans l'Aude, où on convertit du minerai d’uranium naturel, destiné à devenir du combustible. D’autres encore vivent dans le Gard, mais travaillent sur le site de Tricastin, voisin du Languedoc-Roussillon, à cheval sur la Drôme et le Vaucluse.

 

A Narbonne

L’heure n’est plus aux plans massifs d’embauches. Mais à la défense des postes. "Nous attendons des engagements du groupe pour préserver l’outil de production et des emplois", confirme ainsi Francis Garaud, un représentant de la CGT à la Comurhex à Narbonne, où travaillent plus de 250 salariés.

Cette année, le site audois aura stoppé sa production presque trois mois. "Nous redoutons qu’en 2012, nous soyons dans l’obligation d’arrêter pendant quatre mois. Les deux prochaines années seront très difficiles. Il faudra trouver les meilleures solutions pour occuper le personnel", ajoute Francis Garaud. Il abordera ce sujet vendredi, lors du conseil d’administration de la Comurhex.

 

A Marcoule

C’est que les signes inquiétants s’accumulent, auxquels s’ajoute l’accord entre les Verts et le PS sur l’avenir qu’ils réservent au nucléaire en cas de victoire à la présidentielle.

Ainsi, sur le site de Marcoule, Melox, une unité de fabrication de Mox, un combustible nucléaire issu d’uranium recyclé et de plutonium, a-t-elle ramené de 100 M€ à 50 M€ l’enveloppe d’investissements complémentaires, programmés d’ici 2013.

Malgré cela, Pascal Aubret, le patron de Melox, tient à rassurer : "Nous avons produit 145 tonnes de Mox cette année, contre 130 en 2010 et nous avons quatre à cinq ans de commandes devant nous", dit-il.

Pas de quoi, toutefois, remonter le moral des syndicats. "On sait officiellement que le gouvernement a pressé Areva de ne pas supprimer des emplois en France avant la présidentielle. Mais que se passera-t-il après ?", interroge Pierre-Emmanuel Joly.

 

PIERRE BRUYNOOGHE pour le Midi libre

 

Source : midilibre.fr


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