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Espagne : une révolution pour une évolution

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 22 Mai 2011, 21:31pm

Catégories : #Social - Société

Espagne : une révolution pour une évolution

" DEMOCRACIA REAL YA ! "  (une vraie démocratie, maintenant ! ) 
Mes compatriotes Espagnols sont appelés aux urnes pour des élections locales sur fond de grogne sociale et de manifestations. 
Ils se plaignent, tous en coeur, également que les médias ne se préoccupent pas de leur révolution.
Alors je dis, rien de plus normal, quant on voit le résultat en Tunisie et en Egypte. On se dit donc, '' et après ?, ils fairont et changeront quoi ? " .

La jeunesse imite le printemps arabe ou du moins les jeunes Tunisiens, afin de se faire entendre et d'obtenir de vraies réponses, car des solutions, en l'état actuelle des choses, je n'en vois encore aucune.
Mais, bon, ils changeront de têtes, c'est déjà ça !  changer de parti , par contre, ne changera pas grand chose.

Une revendication :

Quoi qu'il en soit, l'Espagne vote aujourd'hui, pour des élections locales qui s'annoncent comme une débâcle pour les socialistes au pouvoir, au plus bas dans les sondages en raison d'un chômage record et bousculés depuis une semaine, par la jeunesse en mal de vivre, qui agite l'ensemble du pays.

Après une journée de manifs qui a réuni 60.000 personnes ce week-end, dans les rues des villes d'Espagne, en majorité des jeunes, ils sont restés mobilisés samedi en particulier dans le campement installé en plein coeur de Madrid, sur la place de la Puerta del Sol.

Le mouvement, hétéroclite et spontané, a surgi depuis le 15 Mai via Facebook et Twitter,  avant de s'exprimer dans la rue, pour très rapidement, s'amplifier, gagner tout le pays et se structurer.
C'est aussi,  pour cela que l'on compare le "printemps espagnol" au "printemps arabe" et que l'on trouve à la place de La Puerta del Sol à Madrid, des airs de place Tahrir au Caire. Quoi de plus normal,Comme je l'avais dit au mois de Mars, après l'Orient, vient l'Occident.
Espérons, que cela, ne soit pas , une fois de plus, le bordel !
  
Le mouvement n'a pas d'idéologie en particulier ( il n'a pas d'idée précise : c'est plutôt con ! ),  il n'est lié à aucun parti politique, ni aucune organisation quelconque.
C'est d'ailleurs pour cela qu'on lui connaît différents noms : 15-M, Democracia Real Ya, Spanish Revolution, ...
Si les revendications sont des plus diverses, le chômage, avec un taux record Européen de 21,19% revient sur toutes les lèvres. 
Plus de cinq millions de chômeurs, majoritairement composé de jeunes diplômés commence à faire du bruit.
Pas de travail, pas de fric = faim + désoeuvrement = colère.
Leurs revendications touchent à de grands principes aujourd'hui, de plus en plus, absents de la société.
Ils dénoncent le bipartisme : deux partis, ce n'est pas assez et quant on voit ce que donnent, 10 partis pour la France et 50 pour la Tunisie, nous aurons davantage de cacophonie. Quant à la corruption des politiciens, il faudrait de ce côté sévir sérieusement, car ce n'est plus des gouvernants, ce sont des gangs d'état. Ils réclament , également, plus de justice sociale. Ils devraient vérifier si la police est toute blanche. Car tout généralement, va de paire.
Les Espagnols, comme beaucoup de peuples européens, ne sont pas optimistes, quant à leur avenir aujourd'hui, très obscur . Ils veulent que le système électoral change, que le peuple ait plus de voix, et que chacun  cesse d'être  individualiste, en tirant la couverture à soi, sans cesse, pour pour pouvoir travailler ensemble à une amélioration et même un changement radical de la société.
Pour que le peuple est plus de voix, ce n'est pas en multipliant les partis, mais en instituant des référendums obligatoires pour chaque décisions importantes. car, les partis ne parlent jamais, pour le peuple mais avant tout, pour eux-mêmes. Et tous les humains n'aiment pas adhérer à des clans mais ils ont des mots à dire.
 
Les Espagnols,  se méfient de plus en plus, deux grands partis politiques, le PSOE (gauche socialiste) et son adversaire le Parti Populaire, (droite conservatrice), jugés tous deux, incapables de répondre aux conséquences sociales de la crise économique : Deux clans, qui font la pluie et le beau temps.


LES PARTIS OU LES DEUX CLANS IMPOPULAIRES
Les jeunes estiment que le gouvernement est socialiste mais ses mesures ne le sont pas,ils ont compris que ceux qui gouvernent réellement ne sont pas les partis, mais les marchés. 
Ils ne se sentent pas  représentés ni par le parti populaire, ni par le parti socialiste,  puisqu'ils sont au service du capital et non du peuple. Voilà pourquoi , ils demandent qu'il y est enfin, une vraie démocratie.
Un défi pour le gouvernement socialiste, déjà malmené dans les sondages, puisque les rassemblements se poursuivaient samedi en dépit de la trêve qui, selon la loi, interdit toute activité politique à la veille d'une journée électorale.
LES OPPOSANTS FONT LA SOURDE OREILLE
La commission électorale Espagnole avait décréter, l' interdiction des manifestations dans les rues, pour ce week-end à l'occasion des élections municipales et régionales, afin d'éviter toute propagande électorale et faire surtout des émules.
Mais les manifestants ont fait la sourde oreille, refusant de s'en tenir là. C'est de bonne guerre : " tu ne m'écoute pas, je ne t'entends pas ! " . Les gouvernants doivent comprendre qu'ils n'ont pas l'exclusivité des lois. C'est le peuple qui les place où, ils sont et doivent donc obéir quant ils deviennent insupportables !
Quant on en a ras le bol, on écoute plus son prochain, d'autant plus, lorsqu'il est payé grassement et que le peuple payeur crève de faim. C'est le monde à l'envers !
   
Alors, sous la pression de la rue, face à des foules de manifestants réunissant des citoyens de tous horizons sociaux, le gouvernement a fait profil bas et a opté, pour la souplesse et d'admettre qu'aucun ordre d'évacuation n'avait été donné aux forces de police, sauf en cas d'incidents. C'est encore, heureux , et j'espère qu'il en sera toujours, ainsi, sinon, couic à l'échafaud !

Dans ce contexte troublé, à 10 mois des élections législatives de Mars 2012, toutes les communes d'Espagne élisent leurs conseils municipaux et 13 des 17 régions autonomes leurs Parlements, Catalogne, Pays Basque, Galice et Andalousie votant à d'autres dates.

34,6 millions d'électeurs sont appelés à élire 8.116 maires, plus de 68.400 conseillers municipaux et 824 députés régionaux.

L'annonce le 2 avril par le Président José-Luis Rodriguez Zapatero, qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat en 2012 semble être restée sans effet sur la chute de popularité des socialistes.

Après le 22 Mai, ils pourraient ne plus contrôler qu'une seule des 17 régions Espagnoles, l'Andalousie, et perdre des fiefs historiques comme la région de Castille-la Manche ou l'Estrémadure.

LE PRINTEMPS ORIENTAL
DEVIENT  OCCIDENTAL
Les Espagnols savent que leurs revendications ne leurs sont pas propres, ils savent que d'autres sociétés européennes traversent une crise de confiance similaire.
C'est pourquoi, ils tentent d'exporter leur révolution, convaincu que tous les Européens doivent s'unir et travailler vraiment ensemble . C'est une belle utopie, qui peut faire rêver devant le petit écran, parce que l'Europe ne présage rien de bon !
Mais, par ailleurs, ils n'ont pas tort, c'est la seule solution, si les peuples veulent vraiment changer la face du monde, à condition d'abattre le capitalisme une bonne fois pour toute.
Car c'est bien joli, de voter pour les mêmes andouilles ou changer un parti, pour en coller un autre .  mais qu'en ressortira t' il de plus, qu'aujourd'hui ? - RIEN, on change de gueule, mais pas de système.
C'est quoi les programmes des partis actuels,  à la sauce moutarde ? - RIEN , aucun dirigeant n'a d'idée.
Leur seule motivation, le marché, le business et leur gueule.
L'Europe s'étouffe, elle a voulu aller trop vite, et c'est le fiasco. Ils l'ont pas vu les quatre  grands express débouler sur le marché : Chine, Inde, Turquie et Russie.
Et en ce moment, il ne reste plus que l'Afrique, pour redresser la barre. Mais en attendant, les peuples crèveront de faim. Car l'Afrique, c'est bien joli, mais ce n'est pas pour demain.Et quant on y réfléchit à deux fois, il ne reste plus grand chose.

Alors, il faut abattre le capitalisme et retourner à la case départ, sans se précipiter. Sans mettre les boeufs avant la charrue. Tant que le capitalisme existera, il n'y aura JAMAIS d'égalité, ni de fraternité ! Quant tout le monde se sera fourré ce mot dans le crâne, la société retrouvera son identité et sa raison d'exister.

ILS VA FALLOIR FAIRE MIEUX
ET  DURER PLUS LONGTEMPS
Mais, attention : les Espagnols et ceux qui suivront , tout comme les Tunisiens, ne doivent pas foncer dans le tas, sans réfléchir à la suite des programmes et des événements qui découleront de ces révolutions. 

Car ils serait bien de s'entourer d'économistes afin, de prévoir un plan de contre attaque pour résoudre le chômage ? Il vous faut vous armer de bonnes idées car, plus personne n'en a ! 
Et vous devrez tous, faire mieux, beaucoup mieux et pour longtemps, très longtemps.
Par ailleurs, trop de partis, tuent la vérité, trop de sons de cloches deviennent  à la longue : INSUPPORTABLES

Au faite, le roi et tout le faste qui va avec, à quoi il sert ?
N'y aurait il pas des économies à faire de ce côté ?
En cherchant bien, il doit y avoir, plus, qu'un peu de corruption !!

 COURAGE, L'ESPOIR EST NOTRE SEULE RICHESSE



Espagne Lo llaman democracia

Stéphane Hessel et son Indignez-vous ne sont pas étrangers à l'allumage de ce mouvement : "C'est un best-seller qui a ému les citoyens. Ceux qui manifestent aujourd'hui dans les rues se font appeler 'les indignés'."
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