Partager l'article ! Etats-Unis : les cyber-attaques plus inquiétantes que le terrorisme: Etats-Unis : les cyber-attaques plus inquiétantes que le terrorisme ...
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Les attaques informatiques et le cyber-espionnage arrivent en tête du rapport annuel au Congrès sur les menaces à la
sécurité. Mais le danger à court terme est limité.
Apple, Facebook, Twitter, le New York Times, le Wall Street Journal, Microsoft... Ces dernières semaines, de nombreuses entreprises américaines ont reconnu avoir été des victimes récentes de cyber-attaques. Un danger non létal, mais qui n'a rien d'anodin : il vient d'ailleurs de passer en tête de la liste des menaces les plus importantes contre les Etats-Unis, selon un rapport annuel publié mardi par le renseignement américain. Avec le cyber-espionnage, les cyber-attaques supplantent donc désormais le terrorisme, qui occupait la première place du classement en 2012 et 2011.
En cause ? La vitesse à laquelle évoluent les technologies, qui complique la tâche des experts en sécurité informatique. « Dans certains cas, le monde utilise des technologies numériques tellement rapidement que nous n'avons pas le temps d'en comprendre les implications en termes de sécurité ni d'en limiter les risques potentiels », explique James Clapper, auteur du rapport annuel au Congrès sur les menaces à la sécurité.
Tournées contre les nombreuses infrastructures du pays, les cyber-attaques s'avéreraient redoutables. Même rudimentaires, elles pourraient, imagine le chef du renseignement américain, réussir à pénétrer des réseaux informatiques faiblement protégés, comme ceux chargés de l'alimentation électrique du pays par exemple, et provoquer des pannes importantes.
Pas question cependant de paniquer, poursuit-il, car les agences américaines qualifient de « faible » la probabilité de voir se dérouler une « cyber-attaque majeure contre des infrastructures essentielles aux Etats-Unis » au cours des « deux prochaines années ». Des attaques moins sophistiquées, comme le classique déni de service contre des sites bancaires, par exemples, sont bien plus probables.
Dans son rapport de 34 pages, James Clapper évalue toutes les sources de danger potentiel, de la Corée du nord à la prolifération des armes nucléaire dans le monde, en passant par les déséquilibres régionaux liés au Printemps Arabe. Il évoque aussi la situation en Iran et en Syrie, la question du terrorisme ainsi qu'une possible transition à Cuba ou la quasi hégémonie de la Chine sur les terres rares.
Source: Les échos