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Etre amoureux modifie l'ADN

Publié par wikistrike.com sur 4 Juin 2013, 06:30am

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

Etre amoureux modifie l'ADN

 

 

 

il_fullxfull.346458609.jpgAu cours de l'attachement amoureux, l'ADN se modifierait pour nous rendre plus réceptif à l'autre.

 L’amour laisse des traces, on le sait. Les ruptures amoureuses sont douloureuses, et avoir quelqu’un dans la peau n’est pas un vain mot. Mais qu’est-ce qui nous lie tant à l’autre ?

Même si la relation humaine ne se résume pas à des réactions chimiques, la biochimie a toutefois un rôle à jouer dans la relation amoureuse. Certaines hormones, comme la vasopressine ou l’ocytocine, semblent ainsi participer à l’attachement amoureux et au partage de l’intimité.

Etonnamment, c’est sur un rongeur, le mulot, que le rôle de la vasopressine et de l’ocytocine a été observé pour la première fois. Une simple mutation sur un récepteur de ces hormones dans le cerveau change en effet un mulot polygame et volage en un mulot fidèle et monogame. Ultérieurement, le rôle de l’ocytocine et de la vasopressine a été confirmé chez l’homme.

Or, voici que des travaux réalisés chez notre mulot révèlent que l’attachement entre le mulot et la mulotte s’accompagne d’une modification de l’ADN. C’est une réaction d’acétylation, à savoir la fixation d’un groupement chimique sur certaines portions de l’ADN, qui change la façon dont les récepteurs de l’ocytocine et de la vasopressine, fondements biolchimiques de la fidélité murine, sont synthétisés dans le cerveau. Au cours de leur lune de miel, les mulots reconfigurent leur ADN, et tout leur système de communication neuronale, tant et si bien qu’ils deviennent indissociablement liés l’un à l’autre.

Le nom de ces transformations revient de plus souvent dans les travaux des chercheurs et même dans l’esprit du grand public : épigénétique. Les transformations épigénétiques signifient que ce n’est pas la séquence fondamentale des lettres A, T, G et C qui est modifiée au cours de cette relation, mais que des ajouts de groupements chimiques autour de la double hélice d’ADN modulent la conversion en protéines actives dans le cerveau. Et ces modifications sont durables : pour un amour qui dure toute la vie, peut-être faut-il franchir le cap consistant à modifier son ADN au contact de l’autre…

 

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