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Fou et dangereux, la France et l’Allemagne vont demander un assouplissement des règles de solvabilité des banques

Publié par wikistrike.com sur 23 Janvier 2012, 12:14pm

Catégories : #Economie

 

Le lobby bancaire pousse encore un peu plus loin le bouchon…

 

bale-3.jpgParis, Berlin vont demander un assouplissement de Bâle III 

 

(Dow Jones)–La France et l’Allemagne vont demander un assouplissement des règles de solvabilité des banques pour éviter un étranglement du crédit à l’économie réelle, et vont ainsi prendre le contre-pied du Royaume-Uni, favorable à des règles strictes, rapporte lundi le Financial Times.`

 

Un document co-signé par le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, et son homologue français, François Baroin, va appeler lundi à édulcorer certains éléments importants des règles de Bâle III afin d’atténuer leur « effet négatif » sur la croissance, rapporte le journal britannique dans son édition en ligne.

 

Selon un projet de document consulté par le Financial Times, Paris et Berlin veulent demander un traitement particulier pour les banques détenant des compagnies d’assurance, et que l’échéance soit repoussée de trois ans pour l’obligation faite aux banques de divulguer leurs ratios de levier, une mesure de leurs emprunts et de leurs risques.

 

Site Internet: http://www.ft.com

(Version française Agnès Adourian)

 

Bâle III ?

 

Les Accords de Bâle III publiés le 16 décembre 2010 sont des propositions de réglementation bancaire1,2. La réforme Bâle III fait partie des initiatives prises pour renforcer le système financier à la suite de la crise financière de 2007 (crise « des subprimes »), sous l'impulsion du FSB (Financial Stability Board) et du G20.

 

Elle part du constat que la sévérité de la crise s'explique en grande partie par la croissance excessive des bilans et hors bilan bancaires (via, par exemple, les produits dérivés), tandis que dans le même temps le niveau et la qualité des fonds propres destinés à couvrir les risques se dégradaient. En outre, de nombreuses institutions ne disposaient pas non plus de réserves suffisantes pour faire face à une crise de liquidité. Dans ce contexte, le système bancaire s'est révélé incapable d'absorber les pertes intervenues d'abord sur les produits structurés de titrisation et d'assumer ensuite la ré-intermédiation d'une partie des expositions de hors-bilan. Au pire de la crise, les incertitudes pesant sur la qualité des bilans, la solvabilité des banques et les risques liés à leur interdépendance (le défaut d'une institution pouvant entraîner celui d'une autre) ont provoqué une crise de défiance et de liquidité généralisée.

 

Compte tenu du rôle du système financier dans le financement de l'économie réelle, du caractère international des institutions financières et du coût final supporté par les États via notamment les plans de soutien public, une intervention coordonnée des régulateurs internationaux est alors apparue légitime.

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