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France: 11 000 suicides par an sur 200 000 tentatives

Publié par wikistrike.com sur 5 Février 2013, 09:58am

Catégories : #Social - Société

Suicides : quand l'ombre de la crise se fait humaine

 

pendaison-L-1.jpegLe 20 novembre 2012, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, reconnaissait que "les suicides (sur les voies ferrées) sont en très forte augmentation, de l'ordre de 30% en 2012 par rapport à ce qu'on connaissait en moyenne les trois ou quatre années précédentes" : 400 suicides présumés, 1603 trains touchés, près de 1000 heures de retard, sans compter le stress des conducteurs, le malaise des salariés retenus dans les trains et ces milliers d'heures de travail perdues pour l'économie : un coût humain et financier insupportable...

 

Deux mois plus tard, le 24 janvier 2013, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, se félicitait de la baisse historique du nombre de morts sur la route. Avec 3 648 morts en 2012, la France atteint ainsi le plus bas niveau de tués par accident depuis 1948. Une économie en vies humaines inestimable et de moindres dépenses publiques de l'ordre de 20 milliards d'euros depuis 1993.

Paradoxalement, ces deux événements se répondent et nous livrent une leçon : face à un problème de santé publique de grande ampleur, la volonté politique n'est jamais impuissante. Or, avec plus de 11 000 morts par an pour plus de 200 000 tentatives, le suicide est désormais en France un problème majeur de santé publique, sans qu'une volonté politique claire ne se manifeste ni n'indique qu'il est possible de prévenir et de sauver des vies. Pourtant, depuis 2008, la crise ne fait que renforcer ce phénomène. Car c'est bien de cela dont il s'agit : l'ombre de la crise s'est fait humaine...

 

UNE FRANCE QUI BROIE DU NOIR


La crise financière, mêlant endettement abyssal et risque monétaire, s'accompagne d'une crise économique, conjuguant croissance atone et multiplication des plans sociaux, et se complique d'une crise sociale marquée par l'explosion du chômage et de la précarité ; de sorte qu'une crise humaine et sanitaire s'installe jour après jour. C'est le sens des chiffres révélés par la SNCF. Avec un effet retard bien connu des spécialistes du suicide, la société française commence seulement à prendre conscience du coût humain de la crise. Dans la froideur d'une courbe de croissance se niche toujours silencieusement un taux de chômage, un volume d'endettement, un niveau de solitude et le véritable état du lien social que révèle ce nombre élevé de suicides.

Cinq cent quarante-huit tentatives de suicide, en moyenne, par jour, une vingtaine toutes les heures... ce n'est pas seulement la manifestation d'une France qui broie du noir, c'est l'indicateur avancé d'une " crise humaine globale " qu'il revient de traiter sur le même plan et avec la même énergie qu'on met à s'attaquer aux crises financières, économiques ou sociales ; les unes ne s'opposant pas aux autres. Il n'est pas question de regarder tomber les morts en expliquant à chaque fois qu'il s'agit d'un drame à portée personnelle au lieu dedire que c'est aussi un tribut humain payé aux fractures françaises.

 

Election après élection, sondage après sondage, tout indique que les clivages économiques, sociaux et désormais identitaires creusent le pessimisme français, l'angoisse devant l'avenir et le sentiment de fatalité ou d'impuissance. Le phénomène suicidaire de grande ampleur que connaît la France contribue à ce fatalisme, s'enracine dans ce contexte et le renforce tout autant : chaque drame contribue à pétrifier les volontés, chaque mort fait refluer l'envie et l'énergie. Le suicide d'un proche, d'un collègue ou d'un ami indique trop bien la difficulté de s'en sortir et de se prendre en main. Au nombre de ceux qui meurent ou tentent de se suicider, il faut également rajouter l'onde de choc provoquée par le geste suicidaire qui concerne chaque année des millions de français.

Pathologie d'un lendemain sans espoir, le suicide mine aussi la confiance de ceux qui demeurent. Au delà de l'aboutissement individuel, l'acte suicidaire se révèle aussi comme un tueur social, incitant à d'autres passages à l'acte. De fait, la crise humaine prend appui, autant qu'elle la renforce, sur la crise économique et sociale : le désespoir entraîne le désespoir et les suicides liés à la crise aggravent cette même crise. C'est une réalité qu'il est nécessaire de penser et d'affronter collectivement.

 

 AFFIRMER UNE DYNAMIQUE COLLECTIVE ET SOCIALE DE PRÉVENTION


Aujourd'hui, la France manque cruellement d'une telle culture de prévention. Or, tous les acteurs, professionnels, experts, syndicalistes, associatifs ou familiaux, souscrivent largement à l'idée d'une mobilisation commune ; voilà pourquoi, au pacte de compétitivité, à la sécurisation de l'emploi, au contrat de génération et à toutes les mesures décidées dernièrement pour relever notre pays, il est désormais urgent d'ajouter un volet proprement humain.

 

C'est le sens de notre appel, lancé voici deux ans avec 44 personnalités, pour la création d'un observatoire des suicides, lieu permanent d'études, d'échanges et d'implication de l'ensemble des acteurs pour la prévention et la lutte pour sauverdes vies humaines. En abordant le suicide de front, il n'est pas question, pour nous, de renforcer la morosité des Français, mais bien d'affirmer, par une dynamique collective et sociale, que personne n'abandonnera les citoyens les plus fragiles.

 

A cet appel, soutenu aujourd'hui par l'ensemble des organisations syndicales, la mutualité française, des milliers de citoyens et des élus, ne manque plus maintenant qu'une volonté politique ; celle qui a prévalu tout au long de ces années de lutte pour réduire le nombre de morts sur la route. La réussite de la lutte pour la prévention du suicide passera d'abord par ce réel engagement. Nous ne le répéterons jamais assez : face à la crise, le suicide n'est pas une fatalité !

 

Source: Le Monde

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Damstounet 15/02/2013 23:03


vo mieu laissé partir seu ki veule partir, ski srè humain, se serè de leur permettre de le fair dignement, san soufrance. se srè surement plus humain en ts ka ke de les retenir ds une société ki
est incapable de leur offrir une vi décente et épanouissante. survivre, se nè pa vivre.

zara 08/02/2013 13:02


Je tiens à préciser pour les savanturiers de la souris :


La culture du suicide est un "art Japonnais" cultuellement accepté et reconnu.


En France, fille de l’Église catholique, le suicide n'est pas perçu comme un acte héroïque,


d’où l’intérêt de se pencher sur le film suicide club japonais qui révèle un mode de fonctionnement qui va se répandre rapidement dans une société, laïc, sans repère et compassion.


quand au rapport population/suicide ok mais si tu veux jouer aux cons passe à la règle de trois = population/suicide*an


Mais c'est pas grave, tu as raison, amenons cela à un concours de chiffre style nouvelle stars; c le niveau des pseudos matheux à deux balles (dans la tête).


Attention de pas te retrouver dans les statistiques de l’année prochaine avec ceux qui seront morts de honte.


Bon seppuku Senseï

kenran 07/02/2013 14:13


Et dire que pour les incultes c'est le Japon qui a plus de suicides ! Ils doivent être à 30 000 par an ce qui est moins que nous par rapport à leur population

zara 07/02/2013 12:16


Terrible, 31 suicides par jour.


plus de 5/jours par trains !


Pour ceux qui ne connaissent pas le phénomène suicide club (film japonais que je recommande vivement), les moins de 30ans. (j'ai plus de 40).


symbole d'une société qui écrase tout sur son passage.Pourtant on n’arrête pas les trains ni ne limite la vitesse.


vous êtes sur le bas cotés ou sur les rails si vous n’êtes pas dans le train !.


après la génération sacrifier X


la génération suicidé Y


il y aura la génération Z : guerres, crime d’état.


sacrifice du fils et pas des pairs. tout un symbole pour les fans d'eschatologie.


je conseille http://www.college-de-france.fr/site/thomas-romer/


Si l'Europe ne veux plus de ses jeunes... il est normal que ceux ci ne veillent plus de cette Europe.


Un arbre sans racine devient une souche qui moisi en attendant que quelques glands trouve une terre propice pour renaître. Mais adieux la forêts.

Hercobulus 05/02/2013 18:42


Il faut arracher le pouvoir aux financiers et réserver le mariage homo aux


utopistes de gauche pour qu'ils disparaissent et les suicides reculeront.

aj 05/02/2013 13:18


LES ELITES ONT COMPRIS comment diminuer la poppulation,meme pas besoin de guerre, ils s'eliminent tous seul.

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