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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Frank J. Fanner, microbiologiste éminent, voit la fin de l'humanité

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 27 Avril 2011, 21:35pm

Catégories : #Santé - psychologie

southerncross.jpgPour le professeur de microbiologie Frank J. Fanner, La fin de l'humanité est proche

 

L'extinction de l'espèce humaine serait pour bientôt. D'après Frank Fenner, professeur de microbiologie à l'Université nationale australienne, la disparition de l'Humanité pourrait sonner dans les 100 prochaines années. Lors d'une interview accordée au quotidien national The Australian (publiée le 16 juin), le discours du scientifique est fataliste " Notre destin est scellé. Nous allons disparaître. Quoi que nous fassions, il est maintenant trop tard." Pour expliquer ces propos alarmistes Frank Fenner explique, « la race humaine est incapable de survivre à une explosion démographique et à la «consommation débridée» actuelle. Les Hommes sont entrés dans l' Anthropocène - le temps écoulé depuis l'industrialisation- et ont depuis un impact sur la planète qui rivalise avec n'importe quel âge glaciaire ou avec celui d'une énorme comète ! » Les propos font peur et dérangent, d'autant plus qu'ils ne viennent pas de n'importe qui. Les travaux du scientifique sur l'évolution humaine lui ont valu de nombreux et prestigieux prix.

 

 

Frank John Fenner



Frank John Fenner, AC, CMG, MBE, FRS, (Ballarat, 21 décembre 1914, mort le 22 novembre 2010 à Canberra en Australie[1]) est un scientifique australien dont la carrière éminente s'est déroulée dans le domaine de la virologie. Ses deux réalisations les plus marquantes sont généralement considérées comme étant l'éradiction de la variole, et la mise sous contrôle de la myxomatose, qui ravageait la population de lapins en Australie suite à l'introduction de la maladie dans le pays.

 

Après son retour en Australie en 1949, Frank Fenner est nommé comme professeur de microbiologie à la nouvelle John Curtin School of Medical Research, à l'Université nationale australienne, à Canberra. Là, il reprend l'étude des virus, en particulier celui de la myxomatose.

 

climate-change-human-extinction.jpgTout au long des décennies 1940 et 1950, cette maladie avait ravagé la population de lapins en Australie. Le travail de Frank Fenner sur le virus de la myxomatose a montré qu'il entraînait la mort des lapins en 9 à 11 jours, et qu'il était mortel à 99,5%. Du fait de l'énorme sélection naturelle ainsi créée, les quelques lapins survivants développaient une immunité à la maladie, ce qui impliquait que celle-ci n'était jamais complètement éradiquée même après avoir entraîné une très forte baisse de la population touchée. Avant que le virus ne soit utilisé comme moyen biologique pour endiguer la prolifération des lapins en Australie, Frank Fenner, Frank Macfarlane Burnet, et Ian Clunies Ross se rendent célèbres en s'innoculant le virus de la myxomatose, afin de prouver son innocuité pour l'homme.

Frank Fenner est directeur de la John Curtin School de 1967 à 1973. Durant cette période, il est également Président de la Global Commission for the Certification of Smallpox Eradication, la Commission chargée de certifier que la variole était bien éradiquée. Le professeur Fenner annonce l'éradication de la maladie lors de l'assemblée de l'OMS de 1980. Ce succès est considéré comme la plus grande réalisation de l'Organisation Mondiale de la Santé. Avant qu'elle ne soit éradiquée, la variole était en effet l'une des maladies les plus virulentes qui soient au monde, causant des millions de morts, et laissant de nombreux survivants défigurés à vie.

 

Le professeur Fenner témoigne d'un intérêt profond pour l'environnement, et a été le premier directeur du Centre for Resources and Environmental Studies, le Centre pour l'étude des ressources et de l'environnement, appartenant à l'Institut d'études avancées à l'Université nationale australienne (1973), où il travaille jusqu'à son départ à la retraite en 1979, et qui sera rattaché en 2007 à la Fenner School of Environment and Society, a100.jpgl'École Fenner pour l'environnement et la société[2]. Frank Fenner était un ardent partisan d'une politique démographique en Australie qui prenne en compte développement durable et écologie.

Lors d'un interview accordé à The Australian le 16 juin 2010, il a prédit l'extinction de la race humaine, « peut-être dans les 100 années qui viennent »

 

 

Complément d'enquête

Source Greenzer

 

Les « très sceptiques » du climat existent, mais pas au sens « climatosceptique ». A l’inverse de ceux qui nient le réchauffement climatique, existent des chercheurs qui ne croient plus au changement écologique. C’est le cas de Franck Fenner, scientifique australien, qui ne nous donne non pas 100 ans pour réagir, mais 100 ans avant de creuser la tombe de l’humanité…

 

En lisant l’interview que Franck Fenner a accordée au journal « The Australian » le 16 juin dernier, vous vous rendrez vite compte que vous n’êtes ni face à un polémiste fortement engagé pour le climat, ni à un « croyant » dans le changement vers l’ère écologique. Juste un professeur émérite de l’Université Nationale Australienne, touche-à-tout, pensant (sans vouloir le crier !) que l’homme a atteint un point de non retour. Bref, Franck Fenner, brillant chercheur, n'a plus grand-chose à perdre à l’aube de ses 95 ans.

 

earthnoice.jpgUn scientifique touche-à-tout, qui n'y croit plus du tout

 

Certes, Franck Fenner semble bien radical et original dans ses propos, mais pourtant, il est loin d’être un ignorant scientifique. Devenu médecin grâce aux conseils de son père, son truc à lui, c’était plutôt la géologie. Côté professionnel, il a travaillé toute sa vie pour la recherche en virologie, en épidémiologie et plus spécifiquement s’est intéressé à la myxomatose des lapins. Côté temps libre, il a choisi d’analyser des crânes d’hommes préhistoriques…Mais aussi, dès 1970, de réaliser des ouvrages sur la dynamique des populations. Pour lui, l’homme est à considérer au travers des écosystèmes. « Selon l’ONU, le nombre d’homo-sapiens pourrait atteindre les 6,9 milliards cette année. Le vrai problème, c’est l’explosion des populations et la consommation démesurée

"Homo Sapiens va bientôt s’éteindre, peut-être même dans 100 ans"

Illuminé, le papy de 95 ans ? Pas tellement…Au début où il s’est intéressé à l’écologie, l’homme prenait juste conscience que l’industrialisation pouvait avoir un impact sur le climat et ce à l’échelle planétaire. « Les aborigènes ont montré que sans sciences, production de CO2 et réchauffement climatique, ils pourraient survivre encore 40 000 ou 50 000 ans. Mais le monde d’aujourd’hui ne pourra pas. L’espèce humaine est en train de prendre la même direction que les espèces qui ont disparu sous nos yeux ! ». Pas très optimiste…Surtout quand il ajoute « Homo Sapiens va bientôt s’éteindre, peut-être même dans 100 ans et accompagné d’un certain nombre d’animaux. C’est une situation irréversible. Je n'ose pas trop le dire parce que certains essaient de faire des choses. Mais ils ne font que repousser l’inévitable. »

Agir, reculer (un peu), pour mieux sauter dans le vide de l’espèce humaine.

En 2010, la donne est différente, l’Homme veut entrer dans l’ère écologique. Mais Franck Fenner n’y croit plus du tout : la transition était à faire avant. Pire encore, il estime qu’ils sont un certain nombre à partage son avis « C’est une opinion partagée par beaucoup de scientifiques mais noyée par la dispute climatosceptiques contre "croyants de la révolution verte" ». Faudra-t-il s’estimer « heureux » d’être né avant les années 2000, afin de ne pas voir le résultat du match ?

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